1749-10-17, de Voltaire [François Marie Arouet] à Anne Louise Bénédicte de Bourbon-Condé, duchesse Du Maine.

Madame,

Madame de Stall m'aprend avec quelle bonté votre altesse sérénissime daigne compatir à ma juste douleur.
Je me flatte que je seray bientôt en état de venir me jetter à vos pieds, et de vous faire mes très humbles remercimens. Je n'auray dans ma malheureuse vie d'autre consolation que celle de vous entendre, et d'obéir à vos ordres.

Je suis avec le plus profond respect,

Madame,

de votre altesse sérénissime,

le très humble, très obéissant et très obligé serviteur

Voltaire