à Ferney 21 janvier 1765
La personne que monsieur Collenot a consultée, sent très bien qu'elle ne mérite pas de l'être.
Elle croit qu'il ne faut consulter sur l'éducation de ses enfants que leurs talents et leurs goûts. Le travail et la bonne compagnie, sont les deux meilleurs précepteurs que l'on puisse avoir. L'éducation des collèges et des couvents a toujours été mauvaise, en ce qu'on y enseigne la même chose à cent enfants qui ont tous des talents différents. La meilleure éducation est sans doute celle que peut donner un père, qui a autant de mérite que mr Collenot. Voilà tout ce qu'un vieux malade peut avoir l'honneur de lui répondre.