4 janvier [1762]
Vous m'avez écrit des vers charmants mon cher confrère en Apollon.
Je ne compte pas sur la gloire dont vous me bercez mais bien sur les plaisirs puisque j'ay tous ceux qui conviennent à mon âge. Je bénis la vieillesse et la retraitte, elles m'ont rendu heureux.
Cette gloire que vainement,
Dans ses écrits on se propose,
On sait très bien que c'est du vent,
Mais les plaisirs sont quelque chose.
C'en est un très grand surtout d'être un peu aimé de vous et de la sœur du pot. Pourquoy ne m'avez vous rien dit de l'honneur que nous avons d'être castillans, napolitains, parmesans? Il me semble que ce traitté fait un honneur infini à m. le Duc de Choiseuil. Vous savez combien je suis attaché à tout ce qui porte cet illustre nom.
Permettez vous que je glisse icy une lettre pr me de Fontaine ma nièce?