1751-12-29, de Voltaire [François Marie Arouet] à Claude Étienne Darget.

Je ne savais pas cette mort funeste.
J'ai écrit au roi ce matin à six heures, sur cette sotte affaire d'Henning, et j'ai écrit à neuf, pour témoigner au roi ma douleur, et pour lui demander pardon de lui avoir parlé d'affaire.

Je ne ferai certainement point de procès dans ce pays-ci. J'aime beaucoup mieux tout perdre. Cela est bien plus aisé; et l'expérience doit servir. Rien ne serait d'ailleurs plus impertinent qu'un procès contre un voleur inconnu. Je me soucie même fort peu que le roi se mêle de cette bagatelle, et je vous prie de lui dire que je ne suis occupé que de sa douleur et de la mienne.