1745-03-07, de Voltaire [François Marie Arouet] à Pierre Robert Le Cornier de Cideville.

Je compte mon cher amy vous aporter ces sottises de commande, dès que je seray à Paris.
Je me ferois à présent une grosse affaire avec vingt messieurs en charge, si je donnois le moindre ordre AU SR BALLARD, IMPRIMEUR DES BALLETS DU ROY TRÈS CRÉTIEN. Chacun a icy son droit; il n'y a que les arts et les talens qui n'en ont point, mais j'ay des droits qui valent mieux que tous ceux des premières charges de la couronne, ce sont ceux que j'ay sur votre cœur. Vous ne sauriez croire L'impatience que j'ay de vous embrasser.

V.