1760-05-19, de Voltaire [François Marie Arouet] à Nicolas Claude Thieriot.

Je prie mon ancien ami de me faire avoir les si, et les mais, et les pourquoy.
Cela poura faire un petit receuil à faire pouffer de rire; on m'a envoyé les qui et les quoy. J'ignore quelle est la bonne âme qui a vangé ainsi les pauvres philosophes. Je leur conseille à tous de prendre de ma recette, de se moquer de leurs ennemis. Ce monde est une guerre, celuy qui rit aux dépends des autres, est le victorieux.

Venez passer un été et un automne, dans le pays de la liberté. Il faut voir ses amis avant de mourir, car, après, il n'y a pas moyen.