Faites partire sur le champ vos trois filles pour m'en apporter l'assurance; Joignez y le petit écrit sur les bleds.
le 8 7bre 1773 http://www.e-enlightenment.com/item/voltfrVF1240113b_1key001cor/txt/001 J’attendois, mr, l’Evénément du procès de Mr. de Morangiéshttp://www.e-enlightenment.com/item/voltfrVF1240113b_1key001cor/nts/001, pour joindre aux remerciemens que je vous dois de vôtre petite brochure, mon Compliment sur le gain d’un procès où vous avez beaucoup Contribué; vous devriés bien employer vôtre éloquence à faire abolir des usages qui confondent le vray avec le faux, et qui rendent les signatures inutiles; je voudrois aussi que vous fissiés des factum pour ce pauvre Roy de Pologne; il y à tant d’injustice, de supercherie et de Violence dans ce monde, qu’il faut quand on n’a pas vos talents pour les combatres, et s’i opposer, plier les épaules et se taire; il n’y a qu’une voix comme la Vôtre qui ayt le droit de se faire entendre.
Ce Dimanche 16e Juillet [1769] J'ay reçue deux de vos présent Monsieur, par la Grand Mamanhttp://www.e-enlightenment.com/item/voltfrVF1190087_1key001cor/nts/001; elle a joint au dernier la Copie de la lettre de Mr. […] C'est ce que je dirois de tous les auteurs qui sautent à pied Joint sur le bon sens, pour nous faire des raisonnemens fatiguans, ennuyeux et faux; je metterois à leurs têtes Monsieur J.
Je Bény le Ciel de mon incapacité; elle me dispense de m’occupper de tout ce qui ce passe; Je suis sourde et mûette, ce qui Joint à l’aveuglement, me rend comme vous pouvez juger d’une agréable société.
Joignez à tout celà l’acclamation de la voix publique, son lot me parait un des meilleurs de ce monde.
A ce sentiment il s'en Joignit mille autres; tout me sembla perdu pour notre nation, tout me parût rentrer dans le cahos, et Je vis avec Edification que cette nouvelle fit la même impression sur tout le monde: Je ne sçay pas si vous avez des Ennemis, des Envieux &c. mais Je sçay bien qu'à la nouvelle de votre mort vous n'aviez plus que des admirateurs, chacun parla dans ce moment suivant sa conscience.
Que dois-je penser de vos protestations d’amitié quand vous vous en tenez aux simples assurances sans y Joindre aucuns Effets.
Si vous y vouliez joindre tout les petits ouvrages que vous faites journellement, ce seroit un procédé charmant.
Ne craignez point de faire la disserteuse http://www.e-enlightenment.com/item/voltfrVF0870395_1key001cor/nts/004, ne rougissez point de joindre aux grâces de votre personne la force de votre esprit.
Ce Dimanche 24e Juin 1770 Si je ne vous ay pas Ecrit plûtôt, c'est que J'attendois toujours que la grand maman, me dicta quelques choses pour vous; Je l'en ay pressée, mais elle est dans une paresse d'esprit, dont on ne peut la tirer; elle s'en rapporte à moy pour vous dire, tout ce qu'elle pense pour vous; Je seray donc son indigne interprette mais J'auray le mérite de vous dire la vérité, en vous assurant que ses sentimens ne se bornent point à l'admiration et à l'estime, qu'elle y joint une très véritable amitié; elle voudroit vous satisfaire sur toutes les choses que vous désiré, et nommément sur votre affaire de st Claude; elle trouve la cause que vous deffandé très juste; mais elle ne peut vous secondez que par ses représentations et ses sollicitations; elle est aussy reconnoissante et aussy contante que moy, des Cahiers que vous nous envoyé, et nous vous prions de continuer; Je seray encore du tems sans revoir cette grand maman; elle ne reviendra que le dixsept ou le dixhuit de Juillet; et peu de jours après, elle partira pour Compiegne; La vie se passe en abscence, on est toujours, entre le souvenir et l'espérance; on ne jouïs Jamais; si du moins on pouvois dormir, ce ne seroit que demy mal; dormez vous, mon cher Voltaire?
Cependant, Madame, malgré l'envie extrème de leur jouer le tour de vivre, j'ai été trèsmalade: joignez à cela de maudites annales de l'Empire qui sont l'éteignoir de l'imagination, et qui ont emporté tout mon temps, voilà la raison de ma paresse.
J'y joins un autre ouvrage qu'on appelle le dictionaire philosophique.