Une tendresse extrême Rend la fille le pere, & le pere elle-même. […] Oui, par la sympathie qu’il y a entre le pere & la fille. […] Granger pere, interrompant. […] Granger pere, interrompant. […] Granger le pere, interrompant.
Il se jetta aux pieds de son pere avec la soumission la plus respectueuse. — Quoi ! […] Mon pere va bientôt combler notre disgrace. […] mon pere... […] Ou laissez-moi périr, ou rendez-moi mon pere. […] Qu’oses-tu proposer à ton pere !
A votre pere ? […] ô misérable pere ! […] Mon oncle te l’a dit, & le tient de mon pere ? […] Tu viens, Sylvestre, d’apprendre au port que mon pere revient ? […] Mais voilà mon oncle avec mon pere.
Le voilà en proie à de cruelles réflexions ; donnez-lui une plume & de l’encre, il va faire un beau livre sur l’ingratitude des enfants en faveur de qui un pere s’est dépouillé. […] Le résultat fut qu’ils ne pouvoient trop témoigner de tendresse & de respect à un pere si riche qui avoit du moins cent mille vertus en ducats bien comptés. […] mon pere, lui dit sa fille aînée, approchez-vous du feu ; vous vous serez refroidi, c’est pour en mourir. […] Les trois fils, loin de s’empresser à relever la petite fortune de leur pere, se disputent à qui ne le fera pas, & achevent par-là d’indigner tout le monde contre eux. […] Il leur dit que leur pere, loin d’être ruiné, est plus riche qu’il ne l’a jamais été ; que des vaisseaux lui ont rapporté des sommes considérables.
Valere veut la suivre, elle lui ordonne de ne lui parler qu’après avoir obtenu le consentement de son pere. […] Il faut bien par force que je laisse la chose comme elle est : mais vous me paierez les trois cents écus de votre pere. […] Mon pere, il est temps de l’avouer, il n’a rien fait que par mon ordre. […] Frontin répond que la chose étoit nécessaire pour conserver l’héritage du pere. […] Il a connu que je suis son pere.
Ce n’est pas même assez des défenses d’un pere, Si je ne la seconde en duegne sévere. […] Cléante demande à la Fleche s’il a trouvé l’argent qu’il est forcé d’emprunter par l’avarice de son pere. […] Le pere & le fils se reconnoissent pour l’emprunteur & le prêteur ; ils s’accablent de reproches. […] Il avoue ensuite l’amour qu’il a pour cette belle : son pere lui ordonne alors de ne plus songer à elle, & de la lui céder. […] Maître Jacques feint de vouloir raccommoder le pere & le fils.
Le Docteur, beau-pere prétendu de Gélio, demande des nouvelles de son gendre & de son pere Pantalon. […] Pantalon connoît Cassendre son pere, & répond de sa probité à Arlequin, qui lui livre Turqueta. […] Je suis armé d’un couteau bien pointu, & tel qu’il le faut pour éventrer la bourse de votre pere. […] Par-là tu as redonné à mon pere l’espérance de pouvoir s’en défaire. […] Philippe d’Estampes demeura à Chartres, faisant la profession de son pere, qui étoit orfevre.
C’est dommage que le pere n’arrive qu’à l’instant où il faut dénouer la piece. […] Après cela, mon pere, que reste-t-il ? […] L’agréable pere ! […] Pourquoi, mon pere ? […] mon pere, cela n’est pas bien fait.
C’est Dom Félix, qui, ayant vu sortir le pere de Laura avec sa sœur, profite de ce moment pour parler à Laura. Elle tâche de le renvoyer, en disant que son pere va revenir, & en lui promettant de le faire appeller lorsque le vieillard sera couché. […] Laura craint que son pere ne soit instruit de ses amours. […] Laura revient, annonce que son pere vouloit lui apprendre seulement qu’il seroit obligé d’aller en campagne le lendemain. […] Le pere de Laura est tombé de dessus sa mule, n’a pu continuer son voyage, & rentre sans vouloir qu’on éveille sa fille.
Argante, son pere. […] & sur-tout comment faire Pour lui signifier les ordres de mon pere ? […] Allons, mon secrétaire, Il faut bien vîte écrire à Monsieur votre pere. […] Qu’on rende ce poulet à Monsieur votre pere. […] Il jure de l’abandonner à son malheureux sort, court vers Nicobule son pere, lui avoue la fripponnerie de Chrisale, & lui rend les douze cents philippes.
Diafoirus pere, & sur-tout à M. […] Mais un pere à ses vœux vous veut assujettir. […] Et que dit le pere à tout cela ? […] Voilà un sot pere que ce pere-là, de souffrir toutes ces sottises-là sans rien dire. […] Je crains mon pere ; il est ici présent.
Le Chevalier profite de son absence pour cajoler Catho : Manon les surprend, est jalouse, appelle son pere. Le Chevalier la fléchit ; & quand le pere vient, elle lui demande la clef de la cave pour tirer du vin. […] Elle est toute résignée, quand l’arrivée de son pere l’oblige à fuir. […] Le Chevalier & le Marquis sont chassés ; Cauclet & Pindare ne veulent plus de Catho & de Manon : le pere jure de punir ses filles. […] Il répara si bien le temps perdu, qu’il se dégoûta de sa femme, vola à son pere quelques sacs de bled, & partit pour voyager.
Don Juan feint de s’être converti : son pere en est enchanté. […] Le pere est furieux. […] A-t-elle pere & mere ? […] Son pere croit que la pudeur en est la cause. […] Le pere accourt l’épée à la main ; Don Juan le tue, & prend la fuite.
Pendant ce temps-là Dupuis envoie chercher l’autre amant avec son pere, & prend des engagements formels. […] Richard part pour se rendre chez son pere. […] Richard embrasse sa mere, sa sœur, demande des nouvelles de son pere. […] La Cour, mon pere. […] Oui, mon pere.
Dans ce temps-là Périphane, pere de Stratippocle, apprend qu’Acropélistide, sa fille naturelle, & qu’il n’a jamais vue, est prisonniere. […] Le pere engage Olimpion, son métayer, à demander Cassine en mariage, lui promettant de l’affranchir si la premiere nuit de ses noces il veut lui céder son poste. D’un autre côté, le fils ayant découvert la ruse du pere, fait la même proposition à Chalin, son écuyer, conclut le même marché avec lui, & découvre à sa mere la manœuvre du vieillard. […] Il fait confidence de ses amours & de ses malheurs à son pere. […] Le héros de la piece a le front de laisser son maître à ses pieds, & d’exiger qu’il lui permette une vengeance sanglante contre son pere, auquel il a l’audace de donner une volée de coups de bâton.
On amene à leur Roi, Emmanuel, pere de Samson : il est conduit en prison, & confié à la garde d’Arlequin. […] Samson, après avoir étanché sa soif, court à la prison de son pere ; il demande les clefs : Arlequin les refuse. Le héros lui secoue si fort le bras, qu’il les cede bien vîte ; mais il enferme Samson à triple tour : celui-ci force les portes, & les met sur ses épaules avec son pere. […] Le mari de cette pauvre femme étoit pour lors à la guerre, si bien que revenant au bout d’un an, il prit aisément cet enfant pour le sien, & l’éleva comme s’il en eût été le pere. […] Mais pour, en quelque sorte, obéir à vos loix, Seigneur, pour mes parents je nomme mes exploits ; Ma valeur est ma race, & mon bras est mon pere.
Hégion, vieillard Athénien, est le pere de Philopoleme & de Pegnie. […] Quand mon pere saura, Tindare, que tu as marqué tant d’affection pour son fils & pour lui-même, il ne sera pas assez peu reconnoissant pour ne te pas affranchir gratuitement. […] Tu es à présent mon maître, mon patron, tu es mon pere ; je te recommande mes espérances, mon bonheur & ma vie...... […] Mais dites-moi, je vous prie, est-il bien vrai que vous soyez mon pere ? […] Oui, mon cher fils, c’est moi qui suis ton pere.
Au bout de quelque temps le vieillard meurt ; l’ennui, l’inquiétude, le desir de revoir un pere, tout rend à Belton sa retraite importune. […] Le pere de Belton est à Boston : il pourra le voir dans moins de trois jours. […] En un mot son pere n’avoit rien oublié pour lui inspirer de bonne heure l’amour du gain, & l’attacher à ses intérêts d’une maniere capable de prévenir l’ardeur naturelle de ses autres passions. […] Il avoit été pris dans un voyage qu’il faisoit vers quelque isle, pour aller rendre les derniers devoirs à son pere expirant ; & ses Maîtres l’avoient vendu à un Marchand de Ligourne. […] La niece du correspondant de son pere, chez lequel il étoit logé, le toucha si sensiblement, qu’il forma le dessein de l’épouser.
Tous les acteurs sont sur la scene : Léandre s’attend à voir Julie rejetter Damon, malgré l’aveu de son pere ; mais elle le détrompe bientôt. […] Le pere, un peu surpris, mais se rendant justice, approuva ce que ses enfants avoient fait, & on but une santé générale à ces trois mariages ». […] Nérine conseille à sa maîtresse de jetter les yeux sur quelque honnête homme, & de se marier sans l’aveu de son pere. […] Oronte paroît, on se persuade que Javotte a tout découvert ; au contraire elle a fait tout son possible pour empêcher son pere d’entrer. […] Oronte ordonne à son fils d’épouser la Comtesse : celui-ci déclare son mariage avec Julie : le pere se laisse fléchir.
On a écrit au pere que ce Colonel pourroit bien faire assassiner son fils. Sir Charles ne sait pas son pere à Londres ; le Capitaine promet de l’amener le lendemain. […] Sir Charles est alarmé : son pere paroît ; il lui met la pointe de son épée sur le cœur, & le menace de le tuer s’il fait un pas. […] Est-il naturel que des domestiques, affectés du malheur de leur maîtresse, & qu’un pere craignant pour les jours de sa fille, observent exactement les loix de la pantomime ? […] Je frémis de la résolution du pere : je tremble pour le fils : je bénis l’Ange qui vient arrêter le glaive fatal.
Albert, en faisant élever, sous l’habit de garçon, Ascagne, qu’il croit un enfant supposé, frustre d’un bien considérable Polidore, pere de Valere. […] Si Monsieur votre pere étoit homme farouche, Passe : mais il permet que la raison le touche ; Et lui-même m’a dit qu’une confession Vous va tout obtenir de son affection. […] Comment se peut-il que rien n’ait dévoilé le véritable sexe d’Ascagne aux yeux de sa sœur, de son précepteur, de son pere ? […] Je me flatte d’avoir suffisamment prouvé, par le Dépit Amoureux, que si le pere du Tartufe n’a pu faire qu’une mauvaise piece d’un mauvais sujet, les jeunes Auteurs ne doivent pas avoir la vaine présomption de se croire plus adroits. […] Il est surnommé, avec raison, le pere de la comédie.
« Harpagon, pere d’Elise, & amoureux de Marianne, embrasse les deux intrigues, l’une de Valere, amant de sa fille, & l’autre de son fils Cléante, amoureux de Marianne. […] Une piece dans laquelle un pere auroit dix filles qu’il voudroit marier ou ne pas marier, selon ses caprices, pourroit donc avoir dix intrigues ; & ces dix intrigues n’en feroient qu’une, parceque le caractere du pere les embrasseroit toutes ? […] Par exemple, dans l’Avare il y a deux intrigues, sans compter celle de l’Intendant : celle du fils, qui est épris de Marianne ; & celle du pere, qui aime la même personne. Si le fils réussit, le pere doit nécessairement échouer : si le pere vient à bout de son dessein, le fils est perdu. […] Il suivit la profession de son pere, & remplit toujours avec succès l’emploi de premier amoureux.
Julie, par la mort de son pere, est passée sous la domination de trois tuteurs. […] Rosalie lui parle de son amour, lui représente que son pere, avant que de mourir, avoit projetté de l’unir à Damis. […] Le pere de Rosalie vouloit avant sa mort marier sa fille avec Damis : Chrisale, vivant, veut unir sa fille avec Clitandre. […] Cidalise peint ainsi son époux : Votre pere ! […] Mais, au ton que tu prends, je t’en croirois le pere.
Diane a déja vingt ans quand son pere s’avise d’avoir des remords : c’est là que l’action commence. […] On découvre Diane, qui regarde son pere en lui faisant signe de déclarer le mystere. […] Diane, fille de Pantalon, aime Flaminio ; mais son pere la destine à Silvio, frere de son amant, & la presse de conclure. […] Pantalon, pere de Diane, est, d’un autre côté, épris de Béatrix ; il la demande au Docteur son pere, & l’obtient. […] Dans ce temps-là le véritable arrive : il se présente à son pere, qui le croit un fourbe.
Horace apprend que son pere arrive pour le marier : il prie Arnolphe de parler en sa faveur, afin qu’on ne le force pas à faire un hymen qui lui déplaît, & qu’on lui permette d’épouser Agnès. […] Dans le Dépit Amoureux de Moliere, Mascarille, valet de Valere, déclare à Polidore, pere de son maître, le mariage secret qu’a fait son fils. […] Mascarille, mon pere, Que je viens de trouver, sait toute notre affaire. […] Voilà votre pere & votre mere, accompagnés de votre mari. […] Si mon pere savoit cela, il vous apprendroit bien à tenter de ces entreprises : mais une honnête femme n’aime point les éclats ; je n’ai garde de lui en rien dire ; (Après avoir fait signe à Claudine d’apporter un bâton.
Son pere qui étoit valet de chambre tapissier du roi, & marchand fripier, lui donna une éducation conforme à son état, & n’eut point d’autre vue que celle de le voir de sa profession. Le jeune Moliere apprit un peu à lire & à écrire, & du reste il ne connut jusqu’à quatorze ans que la boutique de son pere, & l’état qu’il exerçoit. On eut soin même de lui faire obtenir la survivance de la charge de valet de chambre tapissier chez le roi ; mais son aversion pour sa profession, & son penchant pour l’étude l’engagerent à solliciter son grand-pere qui le menoit quelquefois à la comédie à l’hôtel de Bourgogne, de porter son pere à le faire étudier. […] Cependant son pere étant devenu infirme, il fut obligé d’exercer les fonctions de son emploi auprés du roi Louis XIII, qu’il suivit dans son voyage de Narbonne en 1641.
mon pere, êtes-vous assez insensé pour croire ces bourrus atrabilaires ? […] Mon pere a perdu l’esprit. […] Et que puis-je dire de mon pere ? […] Et votre pere, n’étoit-il pas marchand, aussi-bien que le mien ? […] Si votre pere étoit marchand, tant pis pour lui ; mais pour le mien, ce sont des mal avisés qui disent cela.
Le pere qui apprehendoit que ce plaisir ne dissipât son fils, & ne lui ôtât toute l’attention qu’il devoit à son métier, demanda un jour à ce bon homme, pourquoi il menoit si souvent son petit-fils au Spectacle ? […] Cette prévention s’imprima tellement dans son esprit, qu’il ne restoit dans la boutique qu’avec chagrin : de maniere que revenant un jour de la Comédie, son pere lui demanda pourquoi il étoit si mélancholique depuis quelque tems ? Le jeune Pocquelin ne put tenir contre l’envie qu’il avoit de declarer ses sentimens à son pere : il lui avoua franchement qu’il ne pouvoit s’accommoder de sa profession ; mais qu’il lui feroit un plaisir sensible de le faire étudier. Le grand-pere qui étoit present à cet éclaircissement, appuya par de bonnes raisons l’inclination de son petit-fils : le pere s’y rendit, & se détermina à l’envoyer au College des Jesuites. […] Quand le jeune Pocquelin eut achevé ses études, il fut obligé, à cause de l’âge avancé & du peu de santé de son pere, d’exercer sa Charge de Tapissier Valet-de-Chambre pendant quelque tems, & même il fit le voyage de Narbonne à la suite de Louis XIII.
Avez-vous vu, Madame, un diamant plus vif que celui que vous voyez que mon pere a au doigt ? […] Cléante, ôtant le diamant du doigt de son pere & le donnant à Marianne. […] C’est un présent que mon pere vous fait. […] N’est-il pas vrai, mon pere, que vous voulez que Madame le garde pour l’amour de vous ? […] Vous êtes cause, Madame, que mon pere me querelle.
Qui doit être enfin le plus honteux, Mon pere, & qui paroît le plus sot de nous deux ? […] Cléante fait remarquer à Mariane un très beau diamant que son pere porte au doigt. […] J’en suis fâché, répond le pere. […] Il imagine, pour lui parler commodément, de se présenter à titre de commis chez Magnifico, pere de la belle, riche négociant de Venise. […] Quand le Docteur la reconnoît pour sa fille, il faut qu’Arlequin rassure ce pere sur la conduite de sa fille, & que le pere croie de bonne foi un répondant si suspect.
Un Marquis François est en Angleterre ; son valet va le chercher de la part de son pere pour le ramener en Provence, où l’on veut le marier. […] Votre pere, n’ayant que vous seul d’héritier, Vous rappelle. […] J’entends : Monsieur a fait le choix d’une compagne, Sans l’aveu de son pere ? […] Sans l’aveu de son pere ?
Par exemple, dans le Cocu imaginaire, Célie sait bien que Gorgibus, son pere, veut la marier à un homme qu’elle n’aime pas ; cependant le public l’ignore, & il faut l’en instruire. […] il feint que Célie résiste aux ordres de son pere ; elle s’écrie en paroissant : Ah ! […] vous prétendez donc, mon pere, que j’oublie La constante amitié que je dois à Lélie ? […] Oui, je vois A quel indigne excès veut se porter mon pere. […] Mon pere est ici.
les choses s’accommoderont, je vois bien cela : l’acquisition demeurera à mon pere, & ma sœur servira de pot-de-vin. […] Allez-vous-en lui faire faire un petit tour de jardin, afin de préparer les humeurs, tandis que j’entretiendrai ici son pere : mais sur-tout, ne perdez point de temps. […] Si les propos du Chevalier ne sont pas décents, comment regardera-t-on ceux que Cléante tient à son pere dans l’Avare ? […] Cléante, à son pere. […] Boniface, pere de Lise, veut mettre auprès de sa fille un surveillant capable d’en répondre.
Les rivaux de Don Carlos arrivent en faisant part de leur passion au Comte de Barcelone, pere de Diana. […] Le pere sort, en espérant que les Princes trouveront des secrets plus efficaces, & brûle de se voir des successeurs. […] Son pere ne veut pas la contraindre à prendre un époux ; il la prie seulement de voir les fêtes préparées par les Princes. […] Son pere est enchanté de l’amour de Carlos pour Cintia ; il va les unir. […] Pardonnez-moi, Madame, je suis assez téméraire pour cela, & je prends à témoin le Prince votre pere, si ce n’est pas vous que j’ai demandée.
Elle promet à son pere d’épouser Valere ; mais elle revoit Lélie. […] Magnifico pere d’Eléonora paroît sur la scene avec elle, lui dit qu’il veut la marier au Docteur : elle feint d’y consentir ; mais quand elle est seule, elle soupire de l’absence de Célio, prend le portrait de cet amant, s’attendrit si fort qu’elle s’évanouit, & laisse tomber le portrait. […] Gorgibus veut que sa fille Célie donne la main à Valere, pour qui elle n’a nulle inclination ; elle l’avoue à son pere : elle y est autorisée par l’approbation qu’il a déja donnée à la recherche de Lélie qu’elle aime. Cette contradiction entre le pere & la fille donne à la Scene Françoise une action, une vie que l’Italienne n’a pas. […] Lélie, seul, est rassuré par l’amour que Célie lui a témoigné avant son départ, & par la parole du pere.
Son premier empressement est pour son ami : il l’emmene chez sa future, & le prie de lui prêter Mogicon jusqu’au retour de son valet, qu’il a député vers son pere. […] c’est inutilement, son pere va disposer de sa main. […] Il reçoit une lettre par laquelle il apprend que son pere se meurt. […] Il prouve qu’il est obligé de partir pour se rendre auprès de son pere. […] Mais je vous conjure de faire souvenir Monsieur votre pere de la commission qu’il m’a promise pour mon gendre.
Il amuse le pere pendant ce temps là ; mais Lucas avertit son maître que sa fille s’enfuit avec Léandre déguisé en apothicaire, & que le Médecin a conduit toute l’intrigue. […] Fernand, pere de Lucrece, envoie chercher un Médecin. […] Dans la derniere scene de la piece de Moliere, Léandre, après avoir enlevé Lucinde, la ramene à son pere. […] mon pere, ne vous emportez pas contre Mélante après la perte qu’il vient de faire, &, s’il est encore dans la résolution de m’épouser, consentez plutôt à mon mariage.
Il dit poliment à M. son pere : Je crois que vous rêvez... Sérieusement parlant, mon pere, vous n’êtes point d’âge à radoter... […] Quand mon pere seroit mon pere cent fois plus qu’il ne l’est, je ne souffrirai point que l’amour lui fasse tourner la cervelle jusqu’à ce point... Ces douces paroles ne gagnent point le pere : il a grand tort en vérité ! […] Le moyen qu’un pere ne cede pas à des personnes qui s’y prennent si décemment ?
Nos Romanciers remplissent ordinairement un premier volume de la vie du pere & de la mere de leurs héros : les Dramatiques Chinois ont le même défaut ; ils mettent en action, dans un prologue, l’histoire du pere & de la mere de leur premier personnage : tel est celui qui précede Tchao-chi cou ell, ou le petit Orphelin de la Maison de Tchao, piece que M. de Voltaire a rendu fameuse en y puisant le sujet de son Orphelin de la Chine. […] Il m’importe peu, quand je lis un roman, de m’intéresser pour le pere, pour le fils, la grand-mere, trente personnes si l’on veut ; tout m’est égal, pourvu que je m’amuse : c’est un défaut, à la vérité, mais il ne tire pas à conséquence comme dans un drame. Nous demandons que tout l’intérêt s’y réunisse sur une seule personne, & que le personnage intéressant, le soit par lui-même ; sans quoi je suis souvent tenté de l’oublier, pour m’occuper de son pere qui m’a trop vivement frappé. […] Lionetto devint amoureux de Claudia, fille d’un certain Albert, qui dans ce temps-là étoit dans sa ville ; mais l’ayant vu partir peu de jours après, avec la belle Claudia, pour Genes, il brise la cassette de son pere, emporte l’argent, les bijoux, & s’embarque pour suivre ce qu’il aime. […] Le pere & les fils se reconnoissent, font grand tapage ; mais tout s’appaise.
Quand mon pere mourut, il nous laissa pour vivre Ses dettes à payer, & sa maniere à suivre : C’est, comme vous voyez, peu de bien que cela. […] Et n’avez-vous jamais eu que ce pere-là ? […] A ce que je vois, Philolache va sur les traces de son pere : tout jeune qu’il est, il entre déja dans le commerce. […] Pendant ce temps la femme de Menechme perdu va faire part de ses malheurs à son pere : le bonhomme tâche de l’appaiser, & vient avec elle pour entendre les raisons de son mari. […] On écrit, on envoie chercher des témoins ; l’un d’eux reconnoît les testateurs, & dit tout bonnement au mari, qu’avant que de dicter son testament, il devroit engager son pere à faire le sien.
Voyez-vous, mon ami, j’ai toujours aimé l’égalité, & je ne saurois souffrir toutes ces suffisances : on m’a donné le nom de Thérese au baptême, sans y ajouter Madame ni Mademoiselle : mon pere s’appelle Cascayo, & moi je m’appelle Thérese Pança, parceque je suis votre femme ; car je devrois m’appeller Thérese Cascayo ; mais là où sont les Rois, là sont les loix : tant y a que je suis bien contente de mon nom, & je ne veux point qu’on le grossisse davantage, de peur qu’il ne pese trop, ni non plus donner à parler aux gens, en m’habillant à la Baronne ou à la Gouverneuse. […] Mais, après tout, je ne sais pas où votre Maître a pris le Don, car son pere ni son grand-pere ne l’ont jamais porté. […] Et votre pere n’étoit-il pas marchand aussi bien que le mien ? […] Si votre pere a été marchand, tant pis pour lui ; mais, pour le mien, ce sont des mal-avisés qui disent cela.
Mon frere, mon cher frere, Notre oncle, qui nous sert de tuteur & de pere, Sous les loix de l’hymen vouloit m’assujettir. […] Chrémès, qui ne vouloit pas lui donner sa fille, y consent maintenant ; son pere le presse de conclure ce mariage. […] Pamphile ne peut comprendre à quel propos son pere le presseroit d’épouser Philumene, s’il étoit vrai que Chrémès la lui refusât. […] Pamphile dit à son pere qu’il peut disposer de sa main. […] A peine, dit-il, mon pere a-t-il dépensé dix drachmes pour le souper : diroit-on qu’il marie son fils ?
Un malheureux procès vous brouille avec mon pere : Mais vous fûtes amis : il m’aime tendrement ; Le procès finiroit par son désistement. […] J’ai véritablement écrit à votre pere, Dorante ; mais je crois avoir fait ce qu’il faut. […] ô mon pere !...
Dandin est fou ; il peut fort bien braver le qu’en dira-t-on, & vouloir juger au milieu de la rue : mais est-il raisonnable que Léandre, son fils, consente à rendre publique la folie de son pere, qu’il l’expose au mépris de la plus vile populace, & qu’il se couvre lui-même du plus grand ridicule ? […] On trouveroit ridicule à Paris qu’un pere ordonnât d’apporter des chaises devant sa porte pour consulter au frais un Docteur sur la maladie de sa fille, & pour faire prendre l’air à la malade ; cela se fait journellement à la campagne : & on le voit, avec plaisir, dans le Médecin malgré lui de Moliere. […] Le dernier, plus riche, plus sage que les autres, avoit l’approbation du pere & de la mere, & soupoit tous les soirs chez eux. […] « Le pere & la mere de mon héroïne, suivant l’usage de la province, soupoient de fort bonne heure en été, & descendoient ensuite devant leur porte pour y prendre le frais. […] « Là, Sophie faisoit à la hâte les protestations les plus tendres à Damon, lui promettoit de n’aimer que lui, l’exhortoit à juger de la violence de son amour par la démarche hardie qu’elle faisoit, le quittoit, de crainte, disoit-elle, que ses parents ne s’alarmassent de sa trop longue absence ; revenoit effectivement vers son pere & sa mere, disoit en passant un mot flatteur au pauvre Sainval, qui avoit la complaisance de parler raison avec les barbons.
« Le caractere de Cléante, disent les gens superficiels, contraste avec celui de son pere, puisque l’un emprunte de l’argent à gros intérêt, & que l’autre prête à usure ». […] Enfin j’ai voulu vous parler pour m’aider à sonder mon pere sur les sentiments où je suis ; &, si je l’y trouve contraire, j’ai résolu d’aller en d’autres lieux avec cette aimable personne, jouir de la fortune que le Ciel voudra nous offrir. Je fais chercher par-tout, pour ce dessein, de l’argent à emprunter ; &, si vos affaires, ma sœur, sont semblables aux miennes, & qu’il faille que notre pere s’oppose à nos desirs, nous le quitterons là tous deux, & nous nous affranchirons de cette tyrannie où nous tient, depuis si long-temps, son avarice insupportable. […] Loin que Cléante emprunte par esprit de prodigalité, il ne cherche à faire des dettes que pour fournir au nécessaire que son pere lui refuse, & pour s’affranchir de la tyrannie.
Cléante se retire en effet sans nous dire qu’il sort, parceque son pere le chasse : nous le savons bien. […] C’est lorsque le fils & le pere se reconnoissent réciproquement pour le prêteur & l’emprunteur. […] Comment, mon pere ! […] son pere ! […] Nicolas Boileau, surnommé Despréaux, né en 1736 à Crone, petit village proche de Paris, où son pere, Greffier au Parlement, avoit une maison de campagne.
Elle arrive ; on fait croire au pere que c’est la maîtresse de son fils, qui veut s’introduire dans sa maison sous le titre de sa fille. […] Nous apprenons que Julie & Eraste s’aiment ; que le pere de Julie est contraire à leur amour, puisqu’il l’a promise à M. de Pourceaugnac, Avocat de Limoges, qu’il n’a jamais vu. […] Julie feint de se prendre subitement de belle passion pour M. de Pourceaugnac, & de vouloir l’épouser malgré son pere ; ce qui acheve de persuader au futur que sa future est une égrillarde. […] Le pere veut faire courir la Justice après le ravisseur.
Tomi, fils de Béverley, dit un mot à l’oreille de sa tante qui le suit après que sa mere l’a embrassé, & lui a recommandé de bien caresser son pere à son arrivée. […] Jarvis arrange l’enfant, le félicite de dormir sans avoir peur d’être éveillé par le remords, tandis que son pere a le cœur déchiré. Madame Béverley veut profiter du temps où son époux repose pour aller en ville solliciter en sa faveur : elle recommande à Jarvis de ne pas le laisser seul, & sort en le priant d’avoir soin & du pere & du fils. […] Il voit son fils, se peint les malheurs auxquels il le laisse exposé, s’assied auprès de lui, se leve, veut le délivrer de la vie, prend un couteau dans sa poche : le fils s’éveille, lui tend les bras : le fer tombe des mains du pere. Madame Béverley paroît avec Henriette ; Tomi se sauve dans leurs bras : elles frémissent du danger qu’il a couru, & des projets du pere.
Mais Damis, fils d’Orgon, a tout entendu : il veut absolument saisir cette occasion pour détromper son pere. […] Son pere veut la distraire de cet amour, & lui persuade que son amant est parti avec une autre maîtresse. […] Il est certain Que mon pere s’est mis en tête ce dessein. […] Votre pere, Madame ?... […] Votre pere, Madame ?...
Le pere d’Isabelle & de Léonor a remis, en mourant, ses deux filles avec tout leur bien entre les mains de Sganarelle & d’Ariste, qui sont freres ; il leur a donné le pouvoir de les épouser ou de leur choisir des époux. […] Déméa a deux fils, Eschine & Ctésiphon : Eschine, qui est l’aîné, a été adopté par Micio ; Ctésiphon reste au pouvoir de son pere. La sévérité avec laquelle il est élevé lui fait chercher les moyens de se procurer des plaisirs à l’insu de son pere. […] Le pere, étonné d’une pareille nouvelle, fait à ce fils des reproches sanglants, l’oblige d’aller trouver sa maîtresse, & de lui demander pardon de ses importunités : le fils, qui soupçonne la ruse, obéit. […] Moliere, en saisissant tout le comique que l’idée de l’Auteur Espagnol pouvoit lui fournir, a compris en même temps combien un fils qui se joueroit de son pere seroit révoltant sur notre scene.
En vain notre prétendu Philosophe feint, durant toute la piece, de vouloir cacher son mariage par rapport à son pere, à son oncle ; il nous trompe & se trompe lui-même : c’est une mauvaise honte qui le guide. […] Damis soupçonne que Tartufe s’oppose au mariage de Marianne avec Valere, & prie Cléante de parler à son pere de cet hymen. […] Valere apprend que Marianne doit s’unir à Tartufe : il vole pour s’informer si la nouvelle est vraie : Marianne lui répond que son pere lui a nettement déclaré ses volontés sur ce mariage. […] Valere, fils de Lisimon, & amant de Lisette, accourt : il feint de croire son pere malade, & veut envoyer chercher le Médecin.
L’Ecossoise voudroit s’éloigner de Londres avec son pere : Fabrice lui représente qu’elle ne peut partir sans faire perdre cinq cents guinées à Freeport ; celui-ci répond : Oh ! […] Monsieur, répond le pere la larme à l’œil, il ne peut faire que celui-là, ou celui de Cordonnier ; mais il en coûte tant pour faire l’apprentissage & pour passer Maître ! […] Nous verrons en même temps, en revenant sur nos pas, que les Auteurs les plus critiqués, & ceux qui n’ont obtenu que des applaudissements de surprise, se sont attiré cette disgrace faute d’avoir voulu ou d’avoir pu marcher sur les traces du pere de la comédie.
Damis s’est marié sans le consentement de son pere. […] Il aborde son pere... il hésite... il avance... […] Il n’obtient pas sa grace ; Son pere vient de faire une laide grimace...
Je disois que Sophie eut pour pere Pirante ; Que par le sang & l’amitié Il fut avec Eraste étroitement lié ; Que d’une fortune brillante Dépouillé par un coup du sort, La douleur lui donna la mort. Sophie étoit lors en bas âge ; Et son pere, pour héritage, N’avoit à lui laisser qu’un fonds très décrié, L’amitié d’un parent. […] Pirante osa compter sur elle ; Et par un testament d’espece fort nouvelle Il fit l’honneur à ce parent, Non de recommander à ses soins son enfant, Mais de le subroger en sa place de pere : En un mot, comme un don, imposant ce devoir, De sa fille à nourrir, élever & pourvoir, Il fit Eraste légataire.
Son pere, devenu infirme, ne pouvant suivre la cour, il y alla remplir les fonctions de sa charge, qu’il a depuis exercées jusqu’à sa mort ; mais, à son retour à Paris, cette passion pour le théatre, qui l’avoit porté à faire ses études, se réveilla plus vivement que jamais. […] La seule Henriette se sauve de la contagion, & en devient plus chére à son pere, qui voit le mal avec peine, sans avoir la force d’y remédier. […] On retrouva, dans le rôle de Béline, un caractére malheureusement trop ordinaire dans la vie civile ; & l’on vit, avec plaisir, la sensible Angélique oublier les intérêts de sa passion, pour ne voir, dans son pere mort, que l’objet de sa douleur & de ses regrets. […] Baron, élevé & instruit par Moliere, qui lui tint lieu de pere,71 est devenu le Roscius de son siécle. […] Son pere étoit mort au mois d’octobre 1655 ; & sa mere, au mois de septembre 1662.
Aussi l’intrigue est-elle traînante jusqu’à la fin du second acte, lorsque l’amour, ou, pour mieux dire, le goût de Dorante, s’étant un peu fortifié, son pere l’alarme en lui proposant un mariage. […] Ne m’avouera-t-on pas que la marche de la piece seroit bien moins chaude si l’amour de Marianne & de Valere ne faisoit que de naître, & si Tartufe n’étoit pas encore chez Orgon, si le mariage de Tartufe & de Marianne n’étoit pas conclu dans la tête du pere ?
Par conséquent le Joueur de Regnard, qui n’est pas maître du bien de son pere, puisqu’il vit encore, qui n’a pas de fortune par lui-même, qui n’a pu parvenir à devoir que quatre ou cinq mille livres, qui enfin, comme le dit Regnard lui-même, n’est qu’un petit brelandier, peut alarmer seulement les écoliers qui voudroient risquer leur quartier, & n’est moral que pour eux. […] Le pere du Marquis, qui a soixante & quinze ans, se persuade, à cette nouvelle, n’être qu’un homme mûr, se rappelle qu’autrefois il a été fort aimé des femmes, & croit avoir débusqué son fils ; il le raille, il fait à sa prétendue conquête la déclaration la plus burlesque, quand la pupille se déclare, & annonce enfin à son tuteur un bonheur sur lequel il n’auroit jamais osé compter. […] Rodillard de Choupille, Noble au bec de corbin, grand gruyer de Berri, Et qui fut votre pere, étant bien mon mari, M’enleva malgré moi ; sans cela, de ma vie, De me donner un maître il ne m’eût pris envie. […] Un pere, d’ordinaire, A son fils, tout au moins, fournit le nécessaire. […] Son pere avoit été Directeur de la Monnoie à Riom.
Ma mere, dans son temps, passoit pour assez belle, Et naturellement n’étoit pas fort cruelle : Feu votre pere alors, ce Prince genéreux, Sur la galanterie étoit fort dangereux ; Et je sais qu’Elpénor, qu’on appelloit mon pere, A cause qu’il étoit le mari de ma mere, Comptoit pour grand honneur aux pasteurs d’aujourd’hui, Que le Prince autrefois étoit venu chez lui, Et que, durant ce temps, il avoit l’avantage De se voir saluer de tous ceux du village. […] Ecoutez ; je vous dis un secret qui, je crois, Vous plaira dans la suite autant & plus qu’à moi : Je vais me marier tout-à-fait ; & mon pere Avec mes créanciers doit me tirer d’affaire. […] Il ne faut pas, mon pere, abuser plus long-temps de votre crédulité.
Tout d’un coup Forlis, pere de Lucile, forme le dessein de la marier au Baron, & la confie en attendant à la sœur du Baron, qui loge avec son frere. […] Si l’aveugle amitié que mon pere a pour lui N’eût rendu ma démarche inutile aujourd’hui, J’aurois déja, j’aurois forcé mon caractere, Et je serois tombée aux genoux de mon pere : Ma bouche eût déclaré mes sentiments secrets, Plutôt que d’épouser un homme que je hais, Et que mes yeux verroient même avec répugnance, Quand je n’aurois pour vous que de l’indifférence.
Elle est entraînée par sa vivacité ; elle dit des injures au Financier dans un moment encore où l’oncle & le pere la prennent pour l’épouse du Philosophe, pour Mélite, dont on leur a vanté la douceur, la modestie. […] Je suis pere d’Ariste. […] Je suis pere d’Ariste.
Cependant Monsieur de Vieusancour, le pere de Dorante, est Résident chez un Prince d’Italie. […] A-t-on envie de représenter la défiance d’un pere tendre qui craint de voir sa fille, son gendre, & leurs enfants ne pas répondre à ses soins paternels ? […] Monsieur, Doute-t-il que je l’aime & le respecte en pere ? […] A la premiere représentation de Dupuis & Desronais, quelques personnes soutenoient dans le parquet, que le rôle du pere n’étoit pas dans la nature.
Regnier le pere, qui étoit un homme de plaisir, fit bâtir, en 1573, un jeu de paume des démolitions de la citadelle de Chartres, qui lui furent données par le crédit de l’Abbé Desportes son beau-frere ; &, comme ce jeu portoit le nom de Tripot-Regnier, on a dit que le Poëte satyrique étoit fils d’un Tripotier : cependant son pere s’étoit qualifié dans son contrat de mariage d’honorable homme, titre qui dans ce temps-là ne se donnoit qu’aux plus nobles bourgeois ; & son frere, Antoine Regnier, fut Conseiller Elu dans l’Election de Chartres. […] Les vers qu’il faisoit dès-lors contre divers particuliers, obligerent souvent son pere à le châtier ; mais son humeur satyrique le domina toujours.
Dom Juan, le héros de la piece, est un scélérat, pour qui la religion, la probité, les mœurs la nature n’ont rien de sacré, qui se moque des justes réprimandes de son pere, qui se fait un jeu de séduire l’innocence de vingt jeunes beautés qu’il sacrifie à son libertinage. […] Dans l’Asinaire, un jeune homme a besoin d’argent pour acheter une fille : son pere lui conseille de voler à sa mere l’argent de quelques ânes qu’elle a fait vendre ; c’est à propos de ces ânes que la piece s’appelle l’Asinaire.
Un coquin, qui doit, par cent raisons, être le premier à cacher les choses que je lui confie, est le premier à les aller découvrir à mon pere ! […] Moliere a paré le coup, en séparant la sortie du pere & l’arrivée du fourbe, par un monologue qui tient à l’action générale, & à celle des deux scenes qu’il lie.
Le pere, qui apprehendoit que ce plaisir ne dissipât son fils, & ne lui ôtât toute l’attention qu’il devoit à son métier, demanda un jour à ce bon homme pourquoi il menoit si souvent son petit-fils au spectacle ? […] Le petit Pocquelin ne put tenir contre l’envie qu’il avoit de declarer ses sentimens à son pere ; il lui avoüa franchement qu’il ne pouvoit s’accommoder de sa profession ; mais qu’il lui feroit un plaisir sensible de le faire étudier. […] Le pere s’y rendit, & se détermina à l’envoyer au College des Jesuites. […] Quand Moliere eut achevé ses études, il fut obligé, à cause du grand âge de son pere, d’exercer sa Charge pendant quelque temps ; & même il fit le voyage de Narbonne à la suite de Louis XIII. […] Mon pere est un Avocat assez à son aise, lui répond le jeune homme.
Ce n’est point un pere comme il peut y en avoir, mais un pere comme il y en a ; ce n’est point un individu, mais une espece qu’il faut prendre pour modele ; contre cette regle peche le caractere unique du bourreau de lui-même. […] porte qu’un fils qui, contre la volonté de son pere, s’est fait comédien, encourt son indignation. […] Boileau a eu tort, s’il n’a pas reconnu l’auteur du Misantrope dans l’éloquence de Scapin avec le pere de son maître ; dans l’avarice de ce vieillard ; dans la scene des deux peres ; dans l’amour des deux fils, tableaux dignes de Térence ; dans la confession de Scapin qui se croit convaincu ; dans son insolence dès qu’il sent que son maître a besoin de lui, &c. […] Contemplez de quel air un pere dans Térence, Vient d’un fils amoureux gourmander l’imprudence ; De quel air cet amant écoute ses leçons, Et court chez sa maitresse oublier ses chansons ; Ce n’est pas un portrait, une image semblable, C’est un amant, un fils, un pere véritable. […] (Métaphysiq.) la préoccupation, selon le pere Mallebranche, ôte à l’esprit qui en est rempli, ce qu’on appelle le sens commun.
Enfin Léandre parvient à marier Eraste à Lucinde, il obtient la main de son aimable veuve, & son pere s’écrie : Jamais je n’aurois cru que mon fils fût si sage. […] Moliere ne s’est pas borné à peindre dans son Avare, l’Avare amoureux, l’Avare mauvais pere, l’Avare usurier ; son Harpagon est tout cela : il ne s’est pas contenté de saisir une seule branche de l’avarice, il les a embrassées toutes.
Ne dit-elle pas que mon pere arrive de Bretagne pour piller le dénouement de l’Ecole des Maris ; que la folle Comtesse est une échappée du Philosophe marié. […] Hé bien, dit le Visir, voici leur entretien : Ils parlent d’unir leur famille : L’un est pere d’un fils, & l’autre d’une fille, Qu’ils veulent ensemble établir, Et voici ce que l’un disoit à l’autre pere : Ecoutez, je prétends, mon frere, Que nos enfants soient bien, qu’ils ne puissent faillir ; Et pour que leur état soit durable & tranquille, Je n’accorderai rien si vous ne leur donnez Trente villages ruinés, Item, quelque petite ville.
Banquet demande à se confesser : on lui amene le beau pere Confesseur ; il fait sa confession publiquement ; il marque le plus grand repentir de sa vie passée, & dit son Confiteor. Le beau pere Confesseur l’absout ; & Diete, après lui avoir mis la corde au cou, le jette de l’échelle & l’étrangle.
Il va trouver Alcantor, pere de la Demoiselle, pour lui dire qu’il ne veut pas se marier. […] Il faut qu’il sache lire & écrire ; pour lire & écrire, il faut connoître les lettres ; pour connoître les lettres, il faut aller à l’école ; pour aller à l’école, il faut marcher ; pour marcher, il faut des jambes ; pour avoir des jambes & leur donner la force d’agir, il faut manger ; pour manger, il faut avoir une bouche ; pour avoir une bouche, il faut vivre ; pour vivre, il faut naître ; pour naître il faut sortir du sein de sa mere ; pour sortir du sein de sa mere, il faut être engendré ; pour être engendré, il faut avoir un pere ».
Il apprit un peu à lire et à écrire, et du reste il ne connut jusqu’à quatorze ans que la boutique de son pere, et l’état qu’il exerçait.
Enfin le pere de Cécile, après avoir admiré la beauté des appartements & des meubles, donne son consentement. […] Nous ignorons ce que fera, ce que dira le pere de Cécile, en apprenant la supercherie qu’on lui a faite.
Sans doute, me dira-t-on ; il en est qui font pis, puisqu’elles trompent leur pere même, se font enlever, se jettent dans les bras de leur amant, & tout ce qui s’ensuit. […] Quand l’hymen joignit & son pere & ma mere, Nous étions déja nés chacun d’un premier lit.
Mon pere, en son vivant, se fit nommer ainsi. […] On conçoit aisément que le spectateur voyant Lélio & Mario l’un à côté de l’autre, & pouvant comparer leurs traits, leur taille, il lui est très difficile de les trouver ressemblants, au point surtout de faire méprendre un pere & une sœur.
On pourroit la supprimer sans déranger la machine ; mais ce seroit bien dommage, puisqu’elle décele les indignes ressources des joueurs de profession, & qu’elle les décele aux yeux d’un pere alarmé par la malheureuse passion qui maîtrise son fils, & que cette scene augmente ses inquiétudes. […] De là toutes ces scenes dans lesquelles Harpagon, en contradiction avec lui-même, lutte entre sa tendresse pour celle qu’il aime, & son argent qu’il adore : de là ces scenes plus belles encore, où Harpagon prête, au plus gros intérêt, à un enfant de famille qui lui promet que son pere mourra bientôt, & dans lesquelles l’Avare, après avoir reconnu son fils pour l’emprunteur, ne voit aucune honte dans le métier d’usurier, & trouve qu’on se déshonore en faisant des dettes usuraires, quelque nécessité qu’on éprouve.
Elle vient de l’aïeul du pere du défunt, Insigne grapignant, ou frippon, c’est tout un. Ensuite elle passa, la chose est bien sincere, A son fils, qui devint plus frippon que son pere : Et le dernier enfin qui s’en vit possesseur, Fut encor plus frippon que son prédécesseur.
Elle donne des coups de bâton au Barbouillé, feignant de les donner au galant : son pere & elle se tournent contre le mari, qui continue ses invectives. […] Grandval, le pere.
Votre oncle & votre pere Veulent vous marier, est-il temps de vous taire ?
Pantalon survient ; il demande à sa fille aînée, d’un air courroucé, le portrait qu’Argentine lui a remis : elle lui dit qu’elle l’a cédé à sa sœur : celle-ci le remet à son pere, qui, s’attendant à voir la figure de Celio, selon le rapport de Scapin, est bien surpris devoir celle de son valet.
Je vivois à la Cour de mon pere dans le calme de l’innocence & les délices de la grandeur.
L’un entreprend des ouvrages moins difficiles ; l’autre est détourné du plus pénible des sentiers par un pere tendre justement alarmé sur l’avenir que son fils s’y prépare. […] Quel portrait effrayant pour un pere sensible !
Demone, ayant pris le bras à son pere.
Ma foi, quand, tout exprès pour me rôtir d’amour, L’ouvrier qui vous fit vous auroit faite au tour, Qu’il auroit compassé, pour me rendre tout vôtre, Chaque connexité d’un membre avecque l’autre, Vous ne me plairiez pas davantage : & déja J’enrage d’être au point dont mon pere enragea ; Car on tient que deux jours après son mariage Il s’en mordit les doigts.
C’est pourquoi, ajoûte l’Auteur, il seroit très-difficile dans une galanterie si confuse de dire qui en étoit le pere ; tout ce qu’on en sçait est que sa mere assûroit que dans son dereglement, si on en exceptoit Moliere, elle n’avoit jamais pu souffrir que des gens de qualité, & que pour cette raison sa fille étoit d’un sang fort noble ; c’est aussi la seule chose que la pauvre femme lui a toujours recommandée, de ne s’abandonner qu’à des personnes d’élite. […] Son pere – – – – le fit solliciter par tout ce qu’il avoit d’amis de quitter cette pensée, & n’aiant pu rien gagner par leurs remontrances, ni par les promesses qu’ils lui firent de sa part, il lui envoia le maître chez qui il l’avoit mis en pension pendant les premieres années de ses études – – – – – ; mais bien loin que le maître lui persuadât de quitter la profession de Comedien, le jeune Moliere lui persuadât d’embrasser la même profession. – – – – Sa trouppe étant formée il alla jouer à Rouen & de là Lyon, où aiant plu au Prince de Conti, &c 35.
Vous me voyez, ma sœur, chargé par lui D’en faire la demande à son pere aujourd’hui.
Je vais présentement remplir mes engagements avec la derniere exactitude, & je donnerai pour exemple une piece dans laquelle les noms seuls de quelques parures font naître l’intrigue, la filent, & la dénouent : Boursault, l’ennemi juré de Moliere, en est le pere.
Bien qu’on soit deux moitiés de la société, Ces deux moitiés pourtant n’ont point d’égalité ; L’une est moitié suprême, & l’autre subalterne ; L’une en tout est soumise à l’autre qui gouverne ; Et ce que le soldat, dans son devoir instruit, Montre d’obéissance au chef qui le conduit, Le valet à son maître, un enfant à son pere, A son supérieur le moindre petit frere, N’approche point encor de la docilité, Et de l’obéissance, & de l’humilité, Et du profond respect où la femme doit être Pour son mari, son chef, son seigneur & son maître.
Il me faut de ce pas aller faire mes plaintes au pere & à la mere, & les rendre témoins, à telle fin que de raison, des sujets de chagrin & de ressentiment que leur fille me donne.
Je suppose un pere qui dicte à son Notaire un testament dans lequel il veut déshériter un fils contre lequel il est en colere, pour favoriser un second dont il est très content.
mon maître, Le pere des procès, n’en pourroit faire naître !
Don Fernand, sujet du Roi de Castille, non content d’être le favori de son maître, de voir son frere premier Ministre, d’avoir obtenu pour son pere la dignité de Grand de la premiere classe, forme encore le projet téméraire de s’allier à son Souverain, de partager avec lui l’autorité, de tenir sa grandeur moins de ses faveurs que de la nécessité, & de se préparer par là des moyens surs de pouvoir être ingrat sans danger.
C’est pourquoi, ajoûte l’Auteur, il seroit très-difficile dans une galanterie si confuse de dire qui en étoit le pere ; tout ce qu’on en sçait est que sa mere assûroit que dans son dereglement, si on en exceptoit Moliere, elle n’avoit jamais pu souffrir que des gens de qualité, & que pour cette raison sa fille étoit d’un sang fort noble ; c’est aussi la seule chose que la pauvre femme lui a toûjours recommandée, de ne s’abandonner qu’à des personnes d’élite.