/ 209
165. (1772) De l’art de la comédie. Livre second. De ses différents genres (1re éd.) [graphies originales] « CHAPITRE XII. Des Pieces intriguées par une Soubrette. » pp. 135-150

Invente, machine ; tire de ton arsenal telles armes que tu voudras, rassemble toutes tes batteries ; enfin attaque, combats avec tant d’adresse & de bravoure, que tu remportes aujourd’hui une seconde victoire, & que tu escamotes de l’argent au rusé vieillard.

166. (1772) De l’art de la comédie. Livre second. De ses différents genres (1re éd.) [graphies originales] « CHAPITRE XXVI. Des Caracteres nationaux. » pp. 268-283

Comment, Jacques Rosbif, mon ami, vous raillez, je pense ; vous tirez sur moi !

167. (1772) De l’art de la comédie. Livre second. De ses différents genres (1re éd.) [graphies originales] « CHAPITRE XXIX. Des Caracteres propres aux personnes d’un certain rang seulement. » pp. 312-327

Crispin s’arrange pour tirer parti de sa nouvelle dignité, il fait financer deux Avocats qui veulent parler à son maître : les Avocats plaident leurs causes devant le nouveau Bourg-mestre qui ne sait que répondre, & qui déja est fort ennuyé de sa charge, comme on le verra dans la scene suivante.

168. (1772) De l’art de la comédie. Livre troisième. De l’imitation (1re éd.) [graphies originales] « CHAPITRE X. » pp. 201-217

Sganarelle pousse le Docteur dans sa maison, & tire la porte pour l’empêcher de sortir.

169. (1811) Discours de réception à l’Académie française (7 novembre 1811)

Ses goûts s’annoncèrent dès son enfance ; il parlait à peine, qu’il chantait déjà : sa vie ne fut, pour ainsi dire, qu’une longue fête ; parvenu à son dix-septième lustre, il tirait encore des sons mélodieux de sa lyre octogénaire ; enfin, les Muses avaient présidé à sa naissance, et les Muses ont reçu son dernier soupir.

170. (1835) Mémoire pour servir à l’histoire de la société polie en France « Chapitre XXXIII » pp. 378-393

« Mais je ne vois rien qui nous défende de songer à notre repos et à nous tirer d’un état qui nous trouble à tout moment.

171. (1870) La philosophie dans le théâtre de Molière (Revue chrétienne) pp. 326-347

Quelle autre conséquence, en effet, pourrait-on tirer d’un système juste milieu lui-même entre le sensualisme ouvert d’Épicure et le spiritualisme quelque peu outré de Descartes ? […] La conséquence a été tirée par celui même qui avait posé les principes.

172. (1885) La femme de Molière : Armande Béjart (Revue des deux mondes) pp. 873-908

On a noté, cependant, les intonations et les gestes des grandes interprètes du rôle ; la tradition les conserve et ils s’enseignent ; mais une élève intelligente aura beau en savoir tout ce qui peut s’apprendre, si elle ne tire de son propre fond le sentiment du personnage, elle ne fera que grossir le nombre enrayant des vaines tentatives qu’enregistre l’histoire théâtrale. […] Toutefois, de ce qu’il y a beaucoup de Molière et de sa femme dans le Misanthrope, on ne saurait conclure autre chose sinon qu’Armande était une fort méchante coquette ; il faut renoncer à en tirer une présomption contre sa conduite. […] L’allusion est anodine, et ce serait trop en tirer que d’y prendre un argument contre Armande mariée depuis deux ans à peine.

173. (1825) Notice sur Molière — Histoire de la troupe de Molière (Œuvres complètes, tome I) pp. 1-

La différence d’humeur des deux sœurs montre encore une de ces oppositions dont Molière savait si habilement tirer des effets comiques ; tous ses ouvrages présentent des contrastes de quelque espèce. […] Quoique le secret de Raisin fût découvert, il ne laissa pas de former le dessein de tirer encore partie de son épinette à la foire Suivante. […] Voici de quelle façon Robinet décrit l’enterrement de cette actrice : L’Hôtel de Bourgogne est en deuil, Depuis peu voyant au cercueil Son Andromaque si brillante, Si charmante, si triomphante, Autrement la belle Duparc, Par qui l’Amour tirait de l’arc Sur les cœurs avec tant d’adresse.

/ 209