/ 178
125. (1867) La morale de Molière « CHAPITRE VIII. Le Mariage. » pp. 145-165

» Puis, après cette boutade arrachée à son bon sens par les visions de deux folles achevées, il ajoute, avec la dignité de l’honnête homme et du père : « Le mariage est une chose sacrée, et c’est faire en honnêtes gens que de débuter par là497. » Chacun a dans la mémoire l’excellente scène où Clitandre ne peut venir à bout de persuader à Bélise que ce n’est ni à elle ni à sa pudeur qu’il en veut498 et ce personnage burlesque est la plus juste critique du parfait amour, par lequel beaucoup de femmes essaient de se tromper elles-mêmes et d’excuser des liaisons destinées nécessairement à aller plus loin.

126. (1909) Deux ennemis de la Compagnie du Saint-Sacrement : Molière et Port-Royal (Revue des deux mondes) pp. 892-923

Les Jansénistes y participaient, et surabondamment, et même, s’il faut en croire Brossette, c’étaient eux que Louis XIV regarda comme « les vrais objets »de la comédie de Molière, tandis que les Messieurs de Port-Royal étaient persuadés au contraire que le Tartufe fustigeait les Jésuites. […] Maurice Pellisson, 1907. p. 212 et suiv.), persuadé que la Compagnie du Saint-Sacrement est précisément et uniquement l’ennemi visé par Molière, a embrassé cette idée avec une ferveur d’adhésion puérile contre laquelle son traducteur proteste avec raison Introd., p. xii-xiv).

127. (1725) Vie de l’auteur (Les Œuvres de Monsieur de Molière) [graphies originales] pp. 8-116

Il seroit donc à souhaiter que ceux qui ont entrepris jusqu’à present d’écrire la Vie de Moliere, se fussent principalement attachez à ces circonstances critiques ; mais on voit au contraire qu’ils ne se sont étudiez la plûpart qu’à faire connoître l’Auteur, persuadez que des ouvrages si constamment applaudis n’avoient pas besoin d’éclaircissemens. […] Ce bon pere, continue l’Auteur cité, lui envoia ensuite le maître chez qui il l’avoit mis en pension pendant les premieres années de ses Etudes, esperant que par l’autorité que ce maître avoit eue sur lui pendant ces temps-là il pourroit le ramener à son devoir ; mais bien loin que le maître lui persuadât de quiter la profession de Comedien, le jeune Moliere lui persuada d’embrasser la même profession & d’être le Docteur de leur Comedie, lui aiant representé que le peu de Latin qu’il savoit le rendoit capable d’en bien faire le personnage & que la vie qu’ils méneroient seroit bien plus agréable que celle d’un homme qui tient des Pensionnaires. […] Moliere persuadé de sa vertu par ses larmes, lui fit mille excuses de son emportement & lui remontra avec douceur, que ce n’étoit pas assez pour la reputation, que la pureté de la conscience nous justifiât ; qu’il faloit encore que les apparences ne fussent pas contre nous ; sur tout dans un siécle, où l’on trouvoit les esprits disposez à croire le mal & fort éloignez de juger des choses avec indulgence. […] Pour moi, lui dit-il, je vous avouë que si j’étois assez malheureux pour me trouver en pareil état & que je fusse fortement persuadé que la personne que j’aimerois accordât ses faveurs à d’autres, j’aurois tant de mépris pour elle qu’il me gueriroit infailliblement de ma passion : encore avez-vous une satisfaction que vous n’auriez pas si c’étoit une maîtresse, & la vengeance qui prend ordinairement la place de l’amour dans un cœur outragé, vous peut payer tous les chagrins que vous cause votre épouse, puisque vous n’avez qu’à la faire enfermer ; ce sera même un moïen assuré de vous mettre l’esprit en repos. […] Si on avoit connu sa droiture & sa soumission, on auroit été persuadé qu’il ne se seroit point hazardé de representer le Tartuffe une seconde fois, sans en avoir auparavant pris l’ordre de Sa Majesté.

128. (1772) De l’art de la comédie. Livre premier. De ses différentes parties (1re éd.) [graphies originales] « CHAPITRE VI. Des Prologues. » pp. 118-138

Il ne reste que Tchao-so avec la Princesse son épouse ; il est le gendre du Roi, il n’est pas à propos de le faire mourir en public : persuadé cependant que pour empêcher qu’une plante ne repousse, il faut en arracher jusqu’à la plus petite racine, j’ai supposé un ordre du Roi, & j’ai envoyé de sa part à Tchao-so trois choses, une corde, du vin empoisonné, & un poignard, ne lui laissant que la liberté du choix.

129. (1772) De l’art de la comédie. Livre second. De ses différents genres (1re éd.) [graphies originales] « CHAPITRE II. Des Comédies Héroïques. » pp. 9-29

Clotalde veut lui persuader que tout ce qui a frappé ses sens n’est que l’effet d’un songe.

130. (1772) De l’art de la comédie. Livre troisième. De l’imitation (1re éd.) [graphies originales] « CHAPITRE VI. » pp. 106-124

Le jeune homme nia le fait ; mais si froidement, que le Religieux demeura plus persuadé que la Dame avoit dit vrai. « Avez-vous le front de nier la chose, répliqua le Moine avec encore plus d’emportement ?

131. (1867) La morale de Molière « CHAPITRE V. L’Éducation des Femmes. » pp. 83-102

le persuader plus à son siècle qu’au nôtre324.

132. (1747) Notices des pièces de Molière (1670-1673) [Histoire du théâtre français, tome XI] pp. -284

« À l’égard de Vadius, le Public a été persuadé que c’était Ménagea ; Richelet1, au mot reprocher, ne l’a [pas] dissimulé. […] On y est bien diverti, tantôt par ces précieuses, ou Femmes savantes, tantôt par les agréables railleries d’une certaine Henriette, et puis par les ridicules imaginations d’une visionnaire, qui se veut persuader que tout le monde est amoureux d’elle.

133. (1739) Vie de Molière

On sait que les ennemis de Molière voulurent persuader au duc de Montausier, fameux par sa vertu sauvage, que c’était lui que Molière jouait dans Le Misanthrope. […] Ces deux hommes étaient pour leur malheur ennemis de Molière ; ils avaient voulu persuader au duc de Montausier que Le Misanthrope était fait contre lui ; quelque temps après ils avaient eu chez Mademoiselle, fille de Gaston de France, la scène que Molière a si bien rendue dans Les Femmes savantes.

/ 178