/ 158
144. (1868) Une représentation de M. de Pourceaugnac à Chambord. Examen de deux fragments inédits paraissant appartenir à l’œuvre de Molière (Revue contemporaine) pp. 700-722

. — Un chœur général.

145. (1824) Notices des œuvres de Molière (VIII) : Le Bourgeois gentilhomme ; Psyché ; Les Fourberies de Scapin pp. 186-466

Louis XIV, justement nommé le plus honnête homme de son royaume, était particulièrement ennemi du vice et du désordre ; mais les mœurs générales dominent l’opinion même de ceux qui n’y participent pas : or, celles de la cour se ressentirent, durant tout son règne, de cette licence, de cette dépravation qu’avaient engendrées les troubles de sa minorité, et qui devaient, après sa mort, reprendre de nouvelles forces sous une minorité nouvelle.

146. (1772) De l’art de la comédie. Livre premier. De ses différentes parties (1re éd.) [graphies originales] « CHAPITRE II. De l’Etat, de la Fortune, de l’Age, du Rang, du Nom des Personnages. » pp. 39-75

Regle générale, on ne s’affecte vivement que pour les personnes qui courent de grands dangers ; j’entends ceux qui sont du ressort de la comédie : tout le monde sait que Thalie ne veut & ne doit faire trembler pour les jours de personne.

147. (1845) Œuvres de Molière, avec les notes de tous les commentateurs pp. -129

Cette note fit du bruit, et l’on en conclut avec le savant bibliographe, auteur de la découverte, que l’édition donnée par Vinot et La Grange était cartonnée, et que cet exemplaire, qui portait les armes de La Reynie, lieutenant général de police en 1682, avait échappé aux ciseaux de la censure. […] En présence du lieutenant général de police, les éditeurs sont justifiés. […] « Elle fut jouée, dit-il, avec un applaudissement général ; et j’en fus si satisfait en mon particulier, que je vis dès lors l’effet qu’elle allait produire. […] Du Croisy avait épousé Marie Claveau, de la province du Poitou, alliée de M. du Landas, lieutenant général de la Rochelle, parent de Joseph du Landas, sieur du Pin, comédien de la troupe du roi. […] Lefèvre, libraire, je lui ai emprunté un petit nombre de notes qui rentrent dans mon plan général, et je les ai signées de son nom.

148. (1843) Le monument de Molière précédé de l’Histoire du monument élevé à Molière par M. Aimé Martin pp. 5-33

Le préfet des Deux-Sèvres, M. de Saint-Georges, pour subvenir aux frais de ce Monument, fil un appel général aux citoyens.

149. (1772) De l’art de la comédie. Livre troisième. De l’imitation (1re éd.) [graphies originales] « CHAPITRE XVIII. » pp. 357-396

Il est clair que Moliere ne peut avoir employé les idées particulieres des différents Auteurs dont nous venons de parler, sans avoir emprunté auparavant d’eux des idées plus générales, c’est-à-dire, celles qui amenoient les scenes & les situations qu’il a transportées sur son théâtre.

150. (1802) Études sur Molière pp. -355

.… Il ne pense point à profiter de toute la succession de son ami, ni à s’attirer une donation générale de tous ses biens.… Il ne se joue point à la ligne directe, et il ne s’insinue jamais dans une famille où se trouvent à la fois une fille à pourvoir et un fils à établir ; il y a là des droits trop forts et trop inviolables… » Monsieur de la Bruyère, faites des portraits pour être lus, et ne critiquez pas ceux qui sont faits pour être mis en action ; vous ne savez pas les apprécier. […] L’infortune du général thébain n’est pas non plus facile à saisir et à peindre ; combien de comédiens ne savent pas la distinguer de celle qu’éprouve George Dandin ! […] C’est fort embarrassant : ma foi, laissons les choses telles qu’elles sont, jusqu’à ce qu’un décorateur plus hardi que nous ose se dire : « je mets devant les palais des héros tragiques, un péristyle où ils peuvent décemment parler de leurs affaires, pourquoi ne traiterais-je pas le général thébain avec la même magnificence ? 

151. (1882) Molière (Études littéraires, extrait) pp. 384-490

Prompte à tempérer les excès d’humeur que blâme son silence ou que pacifie sa bienveillance, elle sait, à l’occasion, donner à l’entretien ce tour général qui prévient de périlleux écarts, ou garder la parole pour faire cesser une gêne pénible, et amortir des chocs trop brusques. […] Terminons plutôt en admirant l’art avec lequel il intéresse tous les âges aux vérités générales que recouvrent ces traits de caractère individuel ; et, pour conclure cette étude, citons ce jugement de M.  […] Car une action si fortement liée suppose nécessairement une conception générale du sujet, le dessin définitif des caractères, et la prévision très nette d’un dénouement appelé par la logique même de l’intrigue.

152. (1772) De l’art de la comédie. Livre second. De ses différents genres (1re éd.) [graphies originales] « CHAPITRE XLIII. Du But Moral. Philosophie de Regnard comparée à celle de Moliere. » pp. 504-548

Moliere, fâché de voir la plus belle moitié de l’espece humaine déguiser ses graces naïves sous de pareils ridicules, les expose sur la scene dans les Précieuses ridicules ; ils frappent même ceux qui les érigeoient en agréments : on rit, on se reconnoît, on applaudit, on se corrige, & la piece produit une réforme aussi subite que générale.

/ 158