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5. (1884) La Science du cœur humain, ou la Psychologie des sentiments et des passions, d’après les oeuvres de Molière pp. 5-136

Il n’y a pas d’autre cause à la diversité de la morale dans l’espèce humaine, question qui a toujours occupé les philosophes. […] Telle est la cause qui pousse Don Juan à secourir Don Carlos alors que celui-ci est attaqué par des brigands. […] Telle est la cause de cette hardiesse excessive que l’on rencontre chez la plupart des grands criminels. […] Or celte manifestation est une cause d’erreur des plus fréquentes et contre laquelle il est bon de se tenir en garde. […] Si Alceste ne se délivre pas de son fanatisme qui cause sa misanthropie, il guérit de son amour pour Célimène.

6. (1835) Mémoire pour servir à l’histoire de la société polie en France « Chapitre III » pp. 30-37

Plusieurs causes ont concouru au prodigieux succès de cet ouvrage, dont la publication dura quinze ans. Un écrit de Huet, le célèbre évêque d’Avranches, et un autre de Patru, nous apprennent les principales de ces causes. […] En effet, le mariage fut rompu pour cause d’impuissance ; alors d’Urfé obtint à Rome d’être relevé de ses vœux, et il épousa sa belle-sœur.

7. (1835) Mémoire pour servir à l’histoire de la société polie en France « Chapitre XXII » pp. 222-236

Elle alla à son retour voir madame de Montausier qui était malade à Paris depuis longtemps : l’origine de son mal venait d’une peur qu’elle avait eue dans un passage derrière la chambre de la reine. » Mademoiselle continue à dissimuler que la véritable cause de la maladie de madame de Montausier fût la certitude acquise inopinément de la trahison dont la reine et elle avaient été les dupes, et la honte d’avoir inconsidérément protégé l’outrage fait à un mari malheureux. Cette faute avait eu pour cause l’honnêteté trop confiante de la duchesse, et c’était son honnêteté même qui en était accablée. Les visites que la reine lui faisait durant sa maladie prouvent assez combien elle en honorait la cause ; peut-être même qu’elle croyait avoir contribué à la déception de madame de Montausier, par son propre aveuglement sur madame de Montespan. […] Son honorable cause n’était pas de nature à être comprise parle vulgaire ; elle n’était pas non plus de celles qu’on divulgue.

8. (1772) De l’art de la comédie. Livre quatrième. Des imitateurs modernes (1re éd.) [graphies originales] « CHAPITRE XIV. M. BARTHE. » pp. 413-419

« En vérité, dans les impatiences qu’il me cause . . . […] « En vérité, dans les impatiences qu’il me cause . . . […] écrivez, je vais dicter. | Lucile prit la plume en tremblant, & Dorval lui dicta ce qui suit : « Votre absence m’inquiétoit, & cependant j’en ignorois la vraie cause ; maintenant que je la sais, cette inquiétude redouble. . . . » Mais, Monsieur, interrompit Lucile, après toutefois avoir écrit, cela n’est-il pas bien fort ?

9. (1922) La popularité de Molière (La Grande Revue)

*** Il n’est pas sans intérêt de rechercher quelques-unes des principales causes d’un succès presque unique. […] Alceste n’est comique que parce qu’il est jeune, sans véritable expérience de la vie, et que sa pseudo-misanthropie a pour cause un amour mal placé et la perte d’un procès. L’art d’exprimer la disproportion et l’antinomie entre la valeur des causes et leurs effets, entre les raisons de nos actions et nos actions elles-mêmes et non pas seulement, comme chez les bouffons italiens qui furent ses premiers maîtres, des jeux artificiels et faciles de mots et d’attitudes, voilà certes par quoi sa force comique est particulièrement irrésistible. […] Un Corneille incarne ce qu’il y a dans notre race d’élan et de générosité, la tendance à sacrifier les intérêts pratiques et immédiats à une cause désintéressée et supérieure.

10. (1835) Mémoire pour servir à l’histoire de la société polie en France « Chapitre IV » pp. 38-47

Chapitre IV Agitations et corruption de la cour – Causes d’accroissement pour la société de Rambouillet entre 1610 et 1623. […] Quelle que fût la cause de l’indifférence du roi pour la reine, Anne n’eut pas moins le droit de s’en trouver offensée. […] Ce fut en 1607 que la marquise eut sa cinquième fille, Julie, devenue depuis si célèbre par la passion du duc de Montausier, et sa guirlande, par ses places à la cour, par sa mort, dont la cause est aussi honorable que le reste de sa vie.

11. (1835) Mémoire pour servir à l’histoire de la société polie en France « Chapitre XI » pp. 89-99

Il est certain que ce mariage fut la première cause qui mit fin à ce qu’on peut appeler le règne de l’hôtel Rambouillet, c’est-à-dire à ses nombreuses réunions, à l’appareil des conversations de haut intérêt, à l’influence, à l’autorité des opinions qui y prévalaient. Après cette cause de dissolution vint la guerre de la Fronde qui divisa toutes les familles de la capitale. […] En 1649, il revint quelques mois à Paris, pour des affaires personnelles, mais il retourna bientôt avec sa femme dans l’Angoumois, où il se battit et reçut de graves blessures pour la cause royale ; il ne revint dans la capitale qu’en 1653, après la pacification de la guerre civile.

12. (1884) Molière et les Allemands pp. 3-12

Hermann Fritsche, de Stettin (province de Poméranie), a cru devoir adresser à ce journal en réponse à un petit article de moi, où je l’avais mis en cause, au sujet de l’étymologie du nom de Sganarelle. […] Reste à savoir si je ne l’ai pas perfidement inventé pour le besoin de la cause. […] Dans une fort belle lettre — que je ne suis pourtant pas assez Gascon pour citer tout entière, à cause des éloges — F. 

13. (1772) De l’art de la comédie. Livre quatrième. Des imitateurs modernes (1re éd.) [graphies originales] « CHAPITRE X. M. DIDEROT. » pp. 317-332

Il étoit triste dans sa conversation & dans son maintien, à moins qu’il ne parlât de la vertu, ou qu’il n’éprouvât le transport qu’elle cause à ceux qui en sont fortement épris ; alors vous eussiez dit qu’il se transfiguroit. . . . […] D’Orval se représente avec horreur le trouble qu’il cause dans la maison qu’il habite. […] D’Orval veut savoir la cause de son combat ; Clairville se fait prier, & dit enfin qu’il s’est battu contre deux hommes, dont l’un disoit que Constance aimoit d’Orval, & l’autre que d’Orval étoit amoureux de Rosalie. […] Alors Mario déclare à son ami qu’il n’ignore plus que l’amour est la seule cause de son chagrin ; qu’il fait de vains efforts pour la cacher, & qu’il lui veut faire connoître à quoi l’amitié peut l’engager en sa faveur.

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