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164. (1819) Notices des œuvres de Molière (IV) : La Princesse d’Élide ; Le Festin de Pierre pp. 7-322

Les Italiens, dont la poétique dramatique, calquée sur celle des anciens, ne repousse point le joug des unités, n’ont pu y soumettre le sujet essentiellement irrégulier du Convié de pierre ; mais du moins ils en ont atténué le vice, et l’ont rendu plus tolérable, en rapprochant les distances de lieu et de temps, en diminuant le nombre des événements, et en les unissant par une sorte de lien.

165. (1812) Essai sur la comédie, suivi d’analyses du Misanthrope et du Tartuffe pp. 4-32

On pourrait donc compter deux sortes d’intérêt : l’un qui découle toujours de la manière dont l’auteur a fait envisager aux spectateurs ses personnages ; l’autre qui naît de la peinture des contrariétés, des maux ordinaires que l’on éprouve dans la société.

166. (1835) Mémoire pour servir à l’histoire de la société polie en France « Chapitre XXXVI » pp. 413-441

Vous n’en retrouverez rien dans La Bruyère, qui, plus varié que Molière, a écrit sur tous les tons et peint toutes sortes de caractères.

167.

Il avait un autre sens au théâtre, un sens qui s’est perdu dans le substantif, mais qui s’est conservé dans le verbe : « Vous voilà fagoté d’une plaisante sorte !  […] Une fois en possession, Lenoir le plaça dans la première cour des Beaux-Arts immédiatement en entrant à gauche, dans le coin, sous une saillie de la maison voisine (actuellement le Mont-de-piété) qui constituait une sorte de hangar. […] L’architecte Clavareau dut prendre l’alignement de la rue des Estuves et reculer la façade sur cette rue de 2m. 20 c., de telle sorte que la maison qu’il construisit se trouva dotée de l’épaisseur assez mince de 2 m. 90 c. seulement. […] Nous possédons toute une littérature sur ce poète immortel, et — vous en avez déjà parlé — l’Allemagne possède depuis peu une sorte de Moliériste : « Molière und seine Buehne » (Molière et sa scène), publié par M. le Dr Schweitzer, vénérable vieillard qui a consacré toute sa vie à l’exploration de Molière.

168. (1772) De l’art de la comédie. Livre premier. De ses différentes parties (1re éd.) [graphies originales] « CHAPITRE X. De la Diction. » pp. 178-203

Palestre vient de faire naufrage ; elle se plaint de la rigueur du destin qui l’a jettée sur une terre inconnue, sans bien, sans ressource ; & de l’injustice des Dieux, qui n’ont aucun égard à l’innocence de son cœur, & l’exposent à toutes sortes de malheurs.

169. (1867) La morale de Molière « CHAPITRE VII. De l’Amour. » pp. 121-144

Oui, la source de l’amour est belle, pure, sublime : mais l’amoureux est homme ; et, pour aimer, il n’en est pas moins aux prises avec toutes sortes de misères : il est jeune, il est jaloux, il est fou, il est sans courage et sans conduite, il est susceptible et déraisonnable, il manque de dignité, même d’honneur.

170. (1740) Lettres au Mercure sur Molière, sa vie, ses œuvres et les comédiens de son temps [1735-1740] pp. -89

Bayle, dans la République des lettres, avril 168417, les désordres dont les comédies de Moliere ont un peu arrêté le cours : car, pour la galanterie criminelle, l’envie, la fourberie, l’avarice, la vanité et les autres crimes semblables, il ne faut pas croire, selon l’observation du même auteur, qu’elles leur ayent fait beaucoup de mal ; au contraire, il n’y a rien de plus propre pour inspirer la coqueterie que ces sortes de pièces, parce qu’on y tourne perpétuellement en ridicule les soins que les pères et les mères prennent de s’opposer aux engagemens amoureux de leurs enfans. […] Il ne la fit pas même imprimer137, quoi qu’elle ne soit pas sans beautés pour ceux qui sçavent se transporter aux lieux, aux temps et aux circonstances dont ces sortes de divertissemens tirent leur plus grand prix » Dans l’Etourdi, qui est la premiere comedie de Moliere, on doit observer que le valet fourbe ne fait pas l’intrigue de la fable, comme il le paroît d’abord ; car il imagine toutes ses fourberies avec tant de jugement qu’il n’auroit besoin que de la premiere pour arriver à ses fins ; mais, l’étourdi détruisant par son caractère tout ce que fait le valet, et ce valet se piquant de réussir, ils composent tous deux une intrigue, dont on peut dire que le caractère de l’Etourdi est le premier mobile.

171. (1825) Notice sur Molière — Histoire de la troupe de Molière (Œuvres complètes, tome I) pp. 1-

Nous avons déjà parlé de L’Étourdi et du Dépit amoureux ; aussi ne reviendrons-nous sur ces deux comédies que pour faire observer qu’en y plaçant les rôles de valets sur le premier plan, Molière avait cédé à une sorte de tradition : c’était presque une obligation à cette époque, une mode empruntée aux Grecs et aux Romains. […] Item, enfin, une cohorte De personnes de toute sorte, Qui furent de ses sectateurs ; Ou plutôt de ses spectateurs ; Et c’est ce que pour épitaphe, En style d’historiographe, Croyant lui devoir ce souci, J’en ai bien voulu mettre ici.

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