Elle promet à Gobelin le plaisir de voir le roi très aimable et très chrétien à la messe, quand il viendra à Versailles ; elle parle de la simplicité de la chambre qu’elle occupe ; mais elle ajoute : « Plût au ciel qu’il y en eut autant dans mon cœur, et que sans compter ce que je n’y connais pas, le n’y découvrisse pas encore des replis qui peuvent gâter ce que je suis !
Comme en outre il était grondeur et bourru, surtout avec ses inférieurs, ces défauts semblaient repousser l’apparence même des vices de cour, et promettre des vertus qu’il avait très-réellement, mais qu’il gâtait à la fois par un grand faste en public et par de secrètes complaisances.
Eugène Despois, si connu par la noblesse de son caractère et la finesse de son esprit, n’a pas survécu longtemps à son jeune collaborateur, et n’a pu payer à sa mémoire le juste hommage qu’il se promettait de lui rendre. […] Le libertin n’est pas avare ; il est indifférent à l’argent ; il donne facilement, et sa bonté indifférente n’a rien qui puisse racheter le bas plaisir qu’il se promettait en forçant un misérable à violer sa conscience et à avouer son hypocrisie.
Peut-être voulait-il, en réalité, l’offrir à ses convives ; Molière, lui, au lieu de se donner en spectacle, entend profiter de celui qu’on lui a promis ; il ne dit mot et raille, à l’occasion, ceux dont il a trompé le petit calcul ; ainsi, dans la Critique de l’École des femmes, par la bouche de la rieuse Élise. […] Souvent malade, il demande la guérison aux médecins ; ils la lui promettent et ne peuvent la lui donner.
Ces amis de Molière (c’est l’un d’eux, Vinot, et un de ses camarades, La Grange, qui nous l’apprennent), ces amis de Molière, au commencement de 1658, « lui conseillèrent de s’approcher de Paris en faisant venir sa troupe dans une ville voisine », pour être à même de profiter des dispositions et du crédit de personnes de considération qui avaient promis « de l’introduire à la cour21 ». […] Enfin il arrive, en cherchant son nom obscur, à Rr… Brou… Brossaut, Boursault, revient aux comédiens qui avaient affiché son Portrait du peintre, et promet d’aller à la première représentation rire avec tous les autres de ce portrait qu’on avait fait de lui. […] Chapelle semble pénétré de la justesse de ces observations, paraît ému du ton de cordialité avec lequel Boileau les lui adressait, et promet de mettre à exécution de si bons conseils.
On écouta cela gravement, posément, et on se promit bien de s’en servir aux premières tracasseries de la Sorbonne. […] Aussitôt le chariot de Molière change de route ; le poète arrive à Paris, encore tout barbouillé de la lie native et tout de suite M. le prince de Conti reconnaît son camarade ; il lui promet son appui ; il lui fait avoir un privilège, un privilège contre l’Hôtel de Bourgogne, un privilège contre le théâtre qui a donné Le Cid à la France ! […] Il avait promis de jouer, et déjà frappé du mal qui allait le tuer en plein théâtre, il voulut tenir sa parole. […] Bref, Géronimo qui a promis à Sganarelle un bon conseil, foi d’ami !
Lui, qui saisit si bien le travers des gens qui donnent des avis intéressés, il sollicite, comme le Sganarelle du Mariage forcé, des avis pour ne pas les suivre : c’est-à-dire que d’avance il a excepté dans son âme la seule chose qu’il soit raisonnable de lui conseiller, le mariage de sa fille ; et, après qu’il a promis par serment à la pauvre Lucinde, de lui accorder tout ce qu’elle pourrait demander, la chose qu’elle demande, est précisément celle qu’il refuse.
Une tradition veut qu’il ait surtout accepté cette invitation chez Ninon parce qu’il y devait rencontrer Boileau, et que Boileau lui avait promis de travailler avec lui au latin macaronique de la cérémonie du Malade imaginaire. […] Édouard Fournier, d’un intérêt tout particulier, puisqu’il promettait aux amateurs, aux moliérophiles, comme on a dit, du Molière inédit. […] A la fin, le roi promit de laisser jouer la pièce. […] Il m’a tenu parole et nous allons voir s’il s’acquittera bien de ce qu’il m’a promis.