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129. (1835) Mémoire pour servir à l’histoire de la société polie en France « Chapitre XXXVII et dernier » pp. 442-475

Elle promet à Gobelin le plaisir de voir le roi très aimable et très chrétien à la messe, quand il viendra à Versailles ; elle parle de la simplicité de la chambre qu’elle occupe ; mais elle ajoute : « Plût au ciel qu’il y en eut autant dans mon cœur, et que sans compter ce que je n’y connais pas, le n’y découvrisse pas encore des replis qui peuvent gâter ce que je suis ! 

130. (1862) Molière et ses contemporains dans Le Misanthrope (Revue trimestrielle) pp. 292-316

Comme en outre il était grondeur et bourru, surtout avec ses inférieurs, ces défauts semblaient repousser l’apparence même des vices de cour, et promettre des vertus qu’il avait très-réellement, mais qu’il gâtait à la fois par un grand faste en public et par de secrètes complaisances.

131. (1881) La philosophie de Molière (Revue des deux mondes) pp. 323-362

Eugène Despois, si connu par la noblesse de son caractère et la finesse de son esprit, n’a pas survécu longtemps à son jeune collaborateur, et n’a pu payer à sa mémoire le juste hommage qu’il se promettait de lui rendre. […] Le libertin n’est pas avare ; il est indifférent à l’argent ; il donne facilement, et sa bonté indifférente n’a rien qui puisse racheter le bas plaisir qu’il se promettait en forçant un misérable à violer sa conscience et à avouer son hypocrisie.

132. (1886) Molière, l’homme et le comédien (Revue des deux mondes) pp. 796-834

Peut-être voulait-il, en réalité, l’offrir à ses convives ; Molière, lui, au lieu de se donner en spectacle, entend profiter de celui qu’on lui a promis ; il ne dit mot et raille, à l’occasion, ceux dont il a trompé le petit calcul ; ainsi, dans la Critique de l’École des femmes, par la bouche de la rieuse Élise. […] Souvent malade, il demande la guérison aux médecins ; ils la lui promettent et ne peuvent la lui donner.

133. (1863) Histoire de la vie et des ouvrages de Molière pp. -252

Ces amis de Molière (c’est l’un d’eux, Vinot, et un de ses camarades, La Grange, qui nous l’apprennent), ces amis de Molière, au commencement de 1658, « lui conseillèrent de s’approcher de Paris en faisant venir sa troupe dans une ville voisine », pour être à même de profiter des dispositions et du crédit de personnes de considération qui avaient promis « de l’introduire à la cour21 ». […] Enfin il arrive, en cherchant son nom obscur, à Rr… Brou… Brossaut, Boursault, revient aux comédiens qui avaient affiché son Portrait du peintre, et promet d’aller à la première représentation rire avec tous les autres de ce portrait qu’on avait fait de lui. […] Chapelle semble pénétré de la justesse de ces observations, paraît ému du ton de cordialité avec lequel Boileau les lui adressait, et promet de mettre à exécution de si bons conseils.

134. (1853) Histoire de la littérature dramatique. Tome II « Chapitre premier. Ce que devient l’esprit mal dépensé » pp. 1-92

On écouta cela gravement, posément, et on se promit bien de s’en servir aux premières tracasseries de la Sorbonne. […] Aussitôt le chariot de Molière change de route ; le poète arrive à Paris, encore tout barbouillé de la lie native et tout de suite M. le prince de Conti reconnaît son camarade ; il lui promet son appui ; il lui fait avoir un privilège, un privilège contre l’Hôtel de Bourgogne, un privilège contre le théâtre qui a donné Le Cid à la France ! […] Il avait promis de jouer, et déjà frappé du mal qui allait le tuer en plein théâtre, il voulut tenir sa parole. […] Bref, Géronimo qui a promis à Sganarelle un bon conseil, foi d’ami !

135. (1820) Notices des œuvres de Molière (V) : L’Amour médecin ; Le Misanthrope ; Le Médecin malgré lui ; Mélicerte ; La Pastorale comique pp. 75-436

Lui, qui saisit si bien le travers des gens qui donnent des avis intéressés, il sollicite, comme le Sganarelle du Mariage forcé, des avis pour ne pas les suivre : c’est-à-dire que d’avance il a excepté dans son âme la seule chose qu’il soit raisonnable de lui conseiller, le mariage de sa fille ; et, après qu’il a promis par serment à la pauvre Lucinde, de lui accorder tout ce qu’elle pourrait demander, la chose qu’elle demande, est précisément celle qu’il refuse.

136. (1873) Molière, sa vie et ses œuvres pp. 1-196

Une tradition veut qu’il ait surtout accepté cette invitation chez Ninon parce qu’il y devait rencontrer Boileau, et que Boileau lui avait promis de travailler avec lui au latin macaronique de la cérémonie du Malade imaginaire. […] Édouard Fournier, d’un intérêt tout particulier, puisqu’il promettait aux amateurs, aux moliérophiles, comme on a dit, du Molière inédit. […] A la fin, le roi promit de laisser jouer la pièce. […] Il m’a tenu parole et nous allons voir s’il s’acquittera bien de ce qu’il m’a promis.

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