Or Joseph, ce bègue dédaigneux, comme l’appelle l’auteur d’Élomire hypocondre, ce maître ès art héraldique, habile à dresser et à redresser les généalogies, Joseph ne saurait être flatté de se trouver mêlé trop directement à ce tripotage, qui peut avoir des suites dangereuses. […] Une pastorale lyrique mêlée de danses était pour lui l’idéal de l’art. […] Guichard, disait-il, avait proposé à Aubry d’empoisonner le directeur de l’Opéra au moyen de tabac mêlé d’arsenic ; mais Aubry, saisi de remords, était venu dénoncer le complot au principal intéressé. […] Mais, avec tout cela, l’auteur est homme pourtant ; il subit, même à son insu, l’influence de son entourage et de son milieu ; il mêle, quoi qu’il en ait, son individualité à son œuvre.
Vous devriez, dit-il à sa sœur en s’adressant en réalité à tout le trio pédantesque, Ne point aller chercher ce qu’on fait dans la lune, Et vous mêler un peu de ce qu’on fait chez vous, Où nous voyons aller tout sens dessus dessous.
De me mêler des affaires d’autrui pour de l’argent ; de faire souvent réussir les plus désespérées, ou du moins de les faire durer dix ans, quinze ans, vingt ans.
Je l’ai trouvé tantôt tout triste de je ne sais quoi que vous lui avez dit, où vous m’avez mêlé assez mal-à-propos ; &, cherchant à divertir cette tristesse, nous nous sommes allé promener sur le port. […] Monsieur, la vie est mêlée de traverses ; il est bon de s’y tenir sans cesse préparé : & j’ai oui dire, il y a long-temps, une parole d’un ancien, que j’ai toujours retenue.
On trouve dans ces pièces des intrigues passables et des scènes comiquement rendues, mais nuls portraits convenables à la correction des mœurs, et aucuns caractères : en un mot, rien de ce qui caractérise la vraie comédie, l’utile mêlé à l’agréable. […] On sentit bientôt avec quel art l’auteur avait su tirer cinq actes entiers d’un sujet aride en lui-même, sans y rien mêler d’étranger ; et on lui sut gré d’avoir présenté sous une face comique ce qui n’en paraissait pas susceptible.
L’Isabelle de Molière occupe presque toujours la scène avec esprit et avec grâce, et mêle quelquefois de la bienséance, même dans les tours qu’elle joue à son tuteur. […] Molière est le premier qui ait su tourner en scènes ces conversations du monde, et y mêler des portraits.
Il y a aussi trois entrées mêlées de chants & de danses, dont la derniere est intitulée l’Union de l’Hymen & de l’Amour : les paroles sont de Coypel, la musique de Lalande ».
Écouter une comédie d’une bonne époque, c’est se mêler presque à l’entretien de personnages bien nés, comme il s’en trouvait jadis pour parler naturellement le français, et cela n’a pas mauvaise façon.