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144. (1863) Histoire de la vie et des ouvrages de Molière pp. -252

Il chargea la complaisante madame Du Plessis-Bellière de faire cesser ses rigueurs et ses scrupules par l’offre de deux cent mille francs !!! […] Raisin essaya d’attirer la foule par d’autres divertissements ; mais ses représentations avaient perdu leur principal attrait : elles cessèrent bientôt d’être suivies. […] Molière n’attendit pas ce second procédé pour apprécier le premier comme il devait le faire ; et dès ce moment, il cessa de voir Racine. […] La vie continuellement dissipée de Chapelle leur avait déjà porté un coup funeste ; quelque froideur qui survint entre La Fontaine et Boileau les fit cesser entièrement. […] » Comme il nous est pénible de combattre sans cesse J.

145. (1747) Notices des pièces de Molière (1666-1669) [Histoire du théâtre français, tome X] pp. -419

Il l’obtint, Le Docteur amoureux fut représenté et applaudi ; le succès de cet essai rétablit l’usage des pièces en un acte, qui avait cessé à l’Hôtel de Bourgogne depuis la mort des premiers farceurs. » « [*]La Cour avait tellement goûté le jeu de ces nouveaux acteurs que le roi leur permis de s’établir à Paris, sous le titre de Troupe de Monsieur, de jouer alternativement avec les comédiens italiens sur le théâtre du Petit-Bourbon. […] Il ne pouvait souffrir les tendresses de Jupiter envers Alcmène, et surtout cette scène où ce dieu ne cesse de jouer sur le terme d’époux et d’amant. […] « Dès que le préjugé eut cessé, on rendit justice à l’auteur. […] Il le devient envers son fils même, il est amant par avarice, et c’est par avarice qu’il cesse de l’être. » « [*]Cette excellente comédie avait été donnée au public (avant le 9 septembre 1668), mais le même préjugé qui fit tomber Le Festin de Pierre, parce qu’il était en prose, avait fait tomber L’Avare. […]       À propos de surprise ici, La mienne fut très grande aussi, Quand mardi1 je sus qu’en lumière, Le beau Tartuffe 2 de Molière, Allait paraître, et qu’en effet, Selon mon très ardent souhait, Je le vis, non sans quelque peine, Ce même jour-là sur la scène : Car je vous jure en vérité, Qu’alors la curiosité, Abhorrant, comme la nature, Le vide, en cette conjoncture, Elle n’en laissa nulle part, Et que maints coururent hasard, D’être étouffés dans la presse, Ou l’on oyait crier sans cesse, « Je suffoque, je n’en puis plus ; « Hélas, Monsieur Tartuffius, « Faut-il que de vous voir, l’envie « Me coûte peut-être la vie ! 

146. (1772) De l’art de la comédie. Livre troisième. De l’imitation (1re éd.) [graphies originales] « CHAPITRE XIX. » pp. 397-410

C’est là qu’il a pris le caractere de M. de Sotenville, qui reproche sans cesse à son gendre l’honneur qu’il lui a fait en lui donnant sa fille ; & celui de Mad. de Sotenville, qui ne croit pas qu’une femme née d’elle puisse manquer à son devoir.

147. (1772) De l’art de la comédie. Livre quatrième. Des imitateurs modernes (1re éd.) [graphies originales] « CHAPITRE IX. M. PALISSOT. » pp. 297-316

On lisoit dans une maison particuliere les Philosophes : à ce mot d’être, un des Auditeurs partit d’un grand éclat de rire, & ne cessa de crier pendant long-temps : Ah !

148. (1886) Revue dramatique : Les Fâcheux, Psyché (Revue des deux mondes) pp. 457-466

Il advint que plusieurs de ces personnages continuèrent de parler et d’agir après qu’autour d’eux les chants et les danses avaient cessé.

149. (1867) La morale de Molière « CHAPITRE IV. Jugement sur les Hommes de Molière. » pp. 65-82

240 Mais il importe d’insister sur l’immoralité d’un spectacle où l’intérêt, le charme, la passion sont sans cesse inspirés par des hommes indignes, chez qui l’auteur fait survivre des qualités d’esprit et de cœur inconciliables avec la bassesse de leurs actions, en sorte qu’on leur pardonne leur vice en faveur de leur grâce, de leur sensibilité, de ce reste d’honneur qui leur a été artistement laissé ; elle gai spectacle de leurs succès finit par insinuer doucement au spectateur séduit, que le vice, après tout, n’est pas si noir qu’on le fait.

150. (1863) Molière et la comédie italienne « Chapitre III. La commedia dell’arte en France » pp. 31-58

On lui appliquait galamment les vers de l’Arioste qui, au vingt-neuvième chant du Roland furieux, fait dire au Souverain Créateur8 : « Je veux qu’à l’avenir toutes celles qui porteront le beau nom d’Isabelle soient aimables, belles, parées par les Grâces, et vertueuses ; je veux qu’elles méritent d’être célébrées sur le Parnasse, le Pinde et l’Hélicon, et que ces monts sacrés retentissent sans cesse de l’illustre nom d’Isabelle » ; on prétendait que cette prophétie du poète n’avait jamais été mieux accomplie qu’en Isabelle Andreini.

151. (1835) Mémoire pour servir à l’histoire de la société polie en France « Chapitre XXV » pp. 259-278

On peut, je crois, regarder la première entrevue du roi et de madame Scarron comme l’époque de la naissance d’un vif désir de se plaire réciproquement, désir qui n’a cessé de faire des progrès jusqu’à la certitude du succès, tout en traversant les nombreuses intrigues de galanterie, même d’amours, dont le roi fut occupé dix années.

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