J’ai dit, dans l’article précédent, que toutes les racines doivent partir du bas d’un arbre, & je ne crains pas qu’on me dispute cette vérité.
Dès qu’il est seul avec Arlequin, il lui raconte la vérité de toute l’aventure, le prie de feindre encore, & lui promet de le récompenser.
Ces types avaient leur vérité railleuse cachée sous leur exubérante fantaisie.
De mensonges, ou bien de fausses vérités. […] Les scènes n’ont point entre elles de liaison nécessaire ; on peut en changer l’ordre, en supprimer quelques-unes, en substituer d’autres, sans faire tort à l’ouvrage : mais le point essentiel était de soutenir l’attention du spectateur, par la variété des caractères, par la vérité des portraits, et par l’élégance continue du style. […] En vain, mille jaloux esprits, Molière, osent avec mépris, Censurer un si bel ouvrage : Ta charmante naïveté S’en va pour jamais d’âge en âge, Enjouer la postérité, *** Ta Muse avec utilité Dit plaisamment la vérité, Chacun profite à ton école, Tout en est beau, tout en est bon, Et ta plus burlesque parole Est souvent un docte sermon. […] En ce moment, Molière, par un coup de maître, fait dire à la princesse : Vous vous moquez seigneur, et ce n’est pas ce qu’il demande ; alors le prince se jette à ses genoux, avoue son amour et son stratagème, et lui en demande pardon, en protestant néanmoins que si elle veut se venger, il est prêt d’exécuter de sa propre main l’arrêt qu’elle prononcera ; la princesse lui répond : Non, non, prince, ce sont les termes de Molière, je ne vous sais pas mauvais gré de m’avoir abusée, et tout ce que vous m’avez dit, je l’aime bien mieux une feinte, que non pas une vérité. […] Choqué du maintien grave des dehors étudiés et du vain étalage de mots scientifiques que les médecins de son temps affectaient pour en imposer au public, il a cru pouvoir tirer de leur ridicule un fond de comique plus amusant, à la vérité, qu’instructif. » « [*] L’Amour médecin, est le premier ouvrage dans lequel Molière ait joué les médecins ; ils étaient forts différents de ceux d’aujourd’hui, ils allaient presque toujours en robe et en rabat, et consultaient en latin.
Il n’est pas besoin de faire remarquer qu’il a pour lui la vérité poétique. […] La poésie, en les achevant, les appelle à une vérité plus haute et à une vie plus complète. […] Cette vérité veut quelque adoucissement. […] La vérité n’a pas à écouter les conseils d’une mesquine prudence. […] Il a quelque chose d’analogue à ces passions énergiques et à cette soif de vérité qui furent la folie de Pascal.
Les Auteurs Italiens, singes nés des Auteurs Espagnols, n’ont pas osé, à la vérité, mettre en jeu les Anges & les Saints, sous les yeux du Chef de la Religion ; mais ils ont bien pris leur revanche avec les diables, les démons, les sorciers.
Je ne connais guère que La Fontaine dont la manière rappelle parfois le style d’Amphitryon, Cependant, pour dire toute la vérité, je dois avouer que le fabuliste parle une langue plus châtiée que Sosie.