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103. (1863) Molière et la comédie italienne « Chapitre IX. Beltrame » pp. 145-157

« Parmi les soggetti, les sujets, sortis de mon débile cerveau, dit-il, c’est celui qui a été le plus généralement accepté par les comédiens, le plus applaudi du roi de France, des princes de Savoie et d’Italie et de tout le monde. » Elle continua à servir de canevas pour la comédie improvisée, ainsi qu’on peut s’en assurer, du reste, par une analyse de ce canevas, différent de la pièce en plus d’un point, que Cailhava a publiée25 et qu’il a donnée à tort pour l’analyse de l’œuvre même de Beltrame.

104. (1772) De l’art de la comédie. Livre quatrième. Des imitateurs modernes (1re éd.) [graphies originales] « CHAPITRE IV. Brueys & Palaprat, imitateurs, comparés avec Térence, Blanchet, un Auteur Italien, & la nature. » pp. 100-132

Leurs meilleures pieces sont, de l’aveu de tout le monde, l’Avocat Patelin, & le Muet. […] Des manieres nobles & franches qui gagnent le cœur de tout le monde !

105. (1856) Molière à la Comédie-Française (Revue des deux mondes) pp. 899-914

Pour bien vivre, c’est-à-dire pour vivre tranquillement, il faut s’appliquer à copier tout le monde. […] Mais si tout le monde s’avisait de suivre un tel conseil, que deviendraient les convenances ?

106. (1865) Les femmes dans la comédie de Molière : deux conférences pp. 5-58

La meilleure est toujours en malice féconde ; C’est un sexe engendré pour damner tout le monde ; Je renonce à jamais à ce sexe trompeur Et je le donne tout au diable, de bon cœur ! […] Elle est franche avec tout le monde, avec Célimène comme avec Philinte, comme avec elle-même. […] Un amant fait sa cour où s’attache son cœur ; Il veut de tout le monde y gagner la faveur, Et pour n’avoir personne à sa flamme contraire Jusqu’au chien du logis il s’efforce de plaire.

107. (1772) De l’art de la comédie. Livre premier. De ses différentes parties (1re éd.) [graphies originales] « CHAPITRE IV. Du Choix du Titre. » pp. 94-102

De là ces titres vagues qui n’annoncent rien, ou qui promettent ce que la piece ne tient pas ; de là ces longs titres qui ne finissent point, & qui font voir aux connoisseurs la nécessité où l’Auteur s’est trouvé d’annoncer une double intrigue ou un double caractere ; de là encore ces titres fastueux qui charment tout le monde, échauffent toutes les têtes avant la représentation, & font dire ensuite au spectateur malin : La montagne en travail enfante une souris.

108. (1772) De l’art de la comédie. Livre premier. De ses différentes parties (1re éd.) [graphies originales] « CHAPITRE XIII. De la liaison des Scenes. » pp. 250-260

Il s’est peint dans cette épitaphe, qui n’est pas merveilleuse : J’ai vécu l’homme le moins fin Qui fût dans la machine ronde, Et je suis mort la dupe enfin De la dupe de tout le monde.

109. (1772) De l’art de la comédie. Livre second. De ses différents genres (1re éd.) [graphies originales] « CHAPITRE XXVIII. Les Caracteres des hommes n’ont pas plus changé que ceux des professions. » pp. 303-311

Mais elle aura des vapeurs si son époux ne donne pas sa fille ou sa niece à un prétendu philosophe, qui sera parvenu à glisser un chétif article dans l’Encyclopédie 51, & l’on fera enfin une femme savante déguisée sous le vernis d’une petite-maîtresse : cependant tout le monde sera frappé de sa ressemblance avec les héroïnes de Moliere.

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