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116. (1747) Notices des pièces de Molière (1670-1673) [Histoire du théâtre français, tome XI] pp. -284

Jourdain ; il reçoit de tout ce qui l’environne une nouvelle espèce de ridicule qui rejaillit sur lui, et de lui sur tous les états de la vie. […]       Les deux Majestés, à Chambord, Ont reçu tout de plein abord, Harangues mauvaises ou bonnes, Des plus magistrales personnes. […] Jamais pièce n’a été plus malheureusement reçue que celle-là ; et aucune de celles de Molière ne lui a donné tant de déplaisir. […] Molière n’en demandait pas davantage, assuré que ce qui plaisait au roi était bien reçu des connaisseurs, et assujettissait les autres. […] [Note marginale] Il fut reçu en 1656.

117. (1735) Moliere (Supplément au Grand Dictionnaire historique) « MOLIERE, (Jean-Baptiste Poquelin) poëte comique, etc. » p. 82

Le reste de l’article qui le regarde dans le dictionaire historique est exact, si ce n’est que vers la fin on dit qu’il reçut plusieurs pensions du roi Louis XIV.

118. (1730) Poquelin (Dictionnaire historique, 4e éd.) [graphies originales] pp. 787-790

S’étant trouvé quelque tems après en Languedoc, il alla offrir ses services à Mr. le Prince de Conti, qui le reçut avec des marques de bonté très-obligeantes, donna des appointemens à sa Troupe, & l’engagea à son service tant auprès de sa personne, que pour les Etats de Languedoc. […] Au reste, il n’y a point de meilleure forge de nouveaux mots que la Comédie ; car si elle produit quelque nouveauté de langage qui soit bien reçue, une infinité de gens s’en emparent tout à la fois, & la répandent bientôt au long & au large par de fréquentes répétitions. […] Cela veut dire, selon le sens de l’Auteur, que sa Muse avoit reçu de grands bienfaits, encore qu’elle ne les méritât point ; mais selon la Grammaire cela signifie, qu’encore que le Roi ne méritàt point ces bienfaits, il ne laissoit pas de les répandre sur la Muse de Moliere.

119. (1769) Éloge de Molière pp. 1-35

Mais en même temps l’Auteur montre, par la supériorité constante d’Alceste sur tous les autres personnages, que la vertu, malgré les ridicules où son austérité l’expose, éclipse tout ce qui l’environne ; et l’or qui a reçu l’alliage n’en est pas moins le plus précieux des métaux. […] Et s’il désavoue ces rumeurs, ne ressemble-t-il pas toujours un peu à ces jeunes gens qui, soupçonnés d’être bien reçus par une jolie femme, paraissent, dans leur désaveu même, vous remercier d’une opinion si flatteuse, et n’aspirer en effet qu’au mérite de la discrétion ? […] Jamais il ne montre ses personnages corrigés par la leçon qu’ils ont reçue.

120. (1867) La morale de Molière « CHAPITRE XI. De la Religion. Principe et Sanction de la Morale de Molière. » pp. 217-240

Quand donc vous faites l’aumône, ne faites pas sonner la trompette devant vous, comme les hypocrites font dans les synagogues et dans les places, pour être honorés des hommes : je vous dis en vérité qu’ils ont reçu leur récompense. Et quand vous priez, ne soyez point comme les hypocrites, qui aiment à se tenir dans les synagogues et dans les coins des places pour être vus des hommes : car je vous dis en vérité qu’ils ont reçu leur récompense. Et quand vous jeûnez, ne faites pas comme les hypocrites à l’air triste, qui s’abîment le visage pour que, les hommes voient qu’ils jeûnent ; car je vous dis en vérité, ils ont reçu leur récompense774. »   L’idée haute que Molière avait de la religion, le respect qu’elle lui inspirait775, expliquent cette vigueur d’indignation contre les hypocrites et les prudes776.

121.

Deux clous à crochet fixés derrière le dossier sont destinés à recevoir le bâton du valétudinaire et les verges à l’usage de la petite Louison. […] Elle va même jusqu’à dire que, si son mari était un peu plus présentable, elle n’aurait jamais songé à recevoir Clitandre autrement qu’en sa présence. […] Sa pièce y a été reçue, elle y est promise au public, et Floridor en a parlé dans l’annonce. […] Le Roi y recevait en grand appareil le Légat qu’il avait déjà reçu incognito le 3 juillet, et voulait lui offrir un échantillon des Fêtes de Versailles. […] Sa Majesté recevait le Saint-Sacrement, et les prières se disaient encore dans toutes les églises.

122. (1697) Poquelin (Dictionnaire historique, 1re éd.) [graphies originales] pp. 870-873

S’étant trouvé quelque tems après en Languedoc, il alla offrir ses services à Mr. le Prince de Conti, qui le reçut avec des marques de bonté très-obligeantes, donna des appointemens à sa Troupe, & l’engagea à son service tant auprès de sa personne, que pour les Etats de Languedoc. […] Cela veut dire, selon le sens de l’Auteur, que sa Muse avoit reçu de grands bienfaits, encore qu’elle ne les méritât point ; mais selon la Grammaire cela signifie, qu’encore que le Roi ne méritàt point ces bienfaits, il ne laissoit pas de les repandre sur la Muse de Moliere.

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