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148. (1881) Molière et le Misanthrope pp. 1-83

ALCESTE De grâce… Le voilà qui prie : … montrez-moi, je serai satisfait, je vous croirai, je vous le promets, je vous crois déjà avant que vous ayez parlé ; montrez-moi Qu’on peut pour une femme expliquer ce billet.

149. (1850) Histoire de la littérature française. Tome IV, livre III, chapitre IX pp. 76-132

Il lui met dans la main une pierre, qu’elle promet de jeter au galant ; la pierre est jetée, mais enveloppée d’une lettre.

150.

Le premier de ces textes, dont l’importance n’échappera à aucun des lecteurs du Moliériste, est une lettre adressée aux consuls d’Albi par le comte de Breteuil, intendant de la province du Languedoc :                      Messieurs   « Étant arrivé en notre ville, j’ai trouvé la troupe des comédiens de M. le duc d’Épernon qui m’ont dit que votre ville les avait mandés pour donner la comédie pendant que M. le comte d’Aubijoux y a demeuré, ce qu’ils ont fait sans qu’on leur ait tenu la promesse qu’on leur avait faite, qui est qu’on leur avait promis une somme de six cents livres et le port et conduite de leurs bagages. […] Le Tartuffe de Molière va déjà bien loin ; mais il ne va pas plus loin que n’allaient les libertés de son temps, et, encore aujourd’hui, quand le comédien, avec un prétexte tout prêt, avance timidement la main vers le fichu ou les genoux d’Elmire, quand il s’en tient aux équivoques, aux subtilités, aux témérités de sa rhétorique originale, Elmire peut encore lui promettre d’oublier son incartade à la condition qu’il ne prétendra plus à la main de Marianne ; mais après une scène comme celle qui se passe à l’Odéon, après ces yeux ardents, cette violence de gestes et ce baiser, si Elmire souffre que Tartuffe demeure un jour de plus dans sa maison, elle cesse d’être une femme prudente et presque d’être une femme de bien.

151. (1914) En lisant Molière : l’homme et son temps, l’écrivain et son œuvre pp. 1-315

La preuve, c’est qu’au premier acte, alors qu’il est de sang-froid, alors qu’il ne songe qu’à donner de bons conseils de conduite à Arnolphe et non pas à le taquiner, alors qu’il n’est pas piqué contre lui parce qu’Arnolphe lui a refusé le souper qu’il lui a promis, il ne tient pas du tout le même langage et il en tient un très raisonnable sur le même sujet. […] Pour la précipiter il promet le mariage, ce qui est indigne d’un Don Juan de qualité, ce qui est la honte de la corporation. […] Elle s’est défendue parce que la pudeur s’oppose toujours à un aveu trop prompt ; mais il n’en faut croire les femmes qu’à moitié quand elles disent non sans colère, et il y a des jamais qui veulent dire plus tard ; et de pareils refus « promettent toute chose ». […] Mais Don Juan est un gentilhomme, Molière sa voulu ainsi et il y en a, qui n’a pas gardé le sentiment de l’honneur, à preuve qu’il se marie avec le ferme propos d’abandonner sa femme et qu’il, promet le mariage à toutes les filles, choses qu’un gentilhomme ne fait pas : un gentilhomme séduit une jeune fille sans l’épouser mais ne réponse pas pour la séduire, et il laisse aux croquants l’art trop facile de posséder une paysanne en lui promettant mariage. […] Il veut avoir de l’argent pour avoir de la puissance et il bat monnaie avec le ciel qu’il promet et l’enfer dont il menace pour conquérir l’argent qui est une force.

152. (1885) La femme de Molière : Armande Béjart (Revue des deux mondes) pp. 873-908

Marie Hervé promettait de donner à sa fille, « la veille des épousailles, la somme de 10, 000 livres tournois, dont un tiers entrerait dans la communauté et les deux autres tiers demeureraient propres à la future épouse et aux siens de son côté et ligne. » On sait ce qu’il faut penser de cette dot, et pourquoi, si elle a vraiment été payée, elle dut venir de Madeleine Béjart ou de Molière lui-même.

153. (1866) Petite comédie de la critique littéraire, ou Molière selon trois écoles philosophiques « Première partie. — L’école dogmatique — Chapitre III. — Du drame comique. Méditation d’un philosophe hégélien ou Voyage pittoresque à travers l’Esthétique de Hegel » pp. 111-177

En attendant, il promet une récompense royale à celui de ses gens qui allumera le plus grand incendie et commettra le plus cruel assassinat.

154. (1824) Notice sur le Tartuffe pp. 91-146

Tartuffe se croit dévot ; s’il déposait tout à coup le masque devant Elmire, et qu’il lui tînt le langage d’un petit maître ou d’un libertin, cet aveu seul de son hypocrisie l’humilierait aux yeux de celle qu’il veut séduire ; mais c’est comme dévot qu’il veut plaire, c’est par sa profession même qu’il essaie de faire taire les scrupules d’une femme bien née qui hésite entre ses devoirs et ses passions ; il lui promet De l’amour sans scandale et du plaisir sans peur.

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