/ 200
130. (1835) Mémoire pour servir à l’histoire de la société polie en France « Chapitre XXVIII » pp. 305-318

Cette dégradation des femmes savantes sauvait Molière du danger d’essayer le ridicule contre des personnages sur lesquels le ridicule ne mordait point, et du danger des inimitiés puissantes, mais il n’allait point au but, qui était d’affaiblir la considération des gens du monde, dont le poids était incommode pour la cour et dangereux pour le spectacle de Molière ; et d’ailleurs il avait peu de succès à attendre d’un ouvrage qui reproduisait la préciosité au moment où elle venait de rassasier le public, et où, par l’influence du théâtre même, elle cessait d’exister dans le monde.

131. (1861) Molière (Corneille, Racine et Molière) pp. 309-514

Le moment vint de choisir une vocation. […] Il n’est pas même sûr que Molière ait compris d’abord tout ce que signifiait la satire qu’il venait de lancer. […] À la cour, une lutte d’un genre un peu différent venait de s’engager. […] Un jour elle fit voir à Ménage un sonnet que Cotin venait de lui lire. […] Rien de semblable dans les beaux vers que je viens de citer.

132. (1884) Tartuffe pp. 2-78

Ne se pourrait-il pas que cette idée de dénouement fût venue de Paris avec la pièce ? […] Pour l’heure, encore que vieillissant, il vient de se remarier à une jeune fille de qualité, ce qui a amené dans la maison, fort sévère du temps de la première femme, un grand train de vie et un fracas de visites, dont la rue est bruyante et cause. […] Et M. de Rancé vient de fonder la Trappe.

133. (1873) Molière, sa vie et ses œuvres pp. 1-196

« Est-ce que ce rôle du Bourgeois gentilhomme, ce parvenu transporté d’enthousiasme lorsque son professeur lui révèle qu’il faisait de la prose sans le savoir, ne semble pas copié sur le premier venu de nos hauts barons de la finance ? […] Un écrivain, dont on fera bien de consulter le travail, que nous venons de relire avec profit, M.  […] Et les autographes du grand comique, ces autographes si rares et si précieux, on leur fait la chasse, et quelle joie si on parvenait à en découvrir encore quelqu’un d’inédit, comme vient de le faire le directeur des Archives de Montpellier ! […] Il est d’ailleurs curieux de voir ce que pensait de Tartuffe un des esprits les plus élevés du xviie  siècle : « Je viens de lire le Tartuffe, écrivait Saint-Évremond, c’est le chef-d’œuvre de Molière. […] Moland écrivait ceci il y a quelques années et, comme tout arrive, au dire de M. de Talleyrand, voici qu’on vient de découvrir à Montpellier, le plus long et le plus important des autographes de Molière.

134. (1772) De l’art de la comédie. Livre premier. De ses différentes parties (1re éd.) [graphies originales] « CHAPITRE V. Des Vers & de la Prose dans les Comédies. » pp. 103-117

Mon amour, que gênoient tous ces soins éclatants Où me tenoit lié la gloire de nos armes, Aux devoirs de ma charge a volé des instants  Qu’il vient de donner à vos charmes.

135. (1835) Mémoire pour servir à l’histoire de la société polie en France « Chapitre XXII » pp. 222-236

Elle n’eut pas achevé cela, qu’on vint lui dire qu’elle (madame de Montausier) la demandait, que monsieur de Montespan venait de sortir de chez elle.

/ 200