Voltaire dit avec raison : « Quand Molière n’aurait fait que L’École des maris, il passerait encore pour un excellent auteur comique. » Notice historique et littéraire sur Les Fâcheux Tout le monde sait que Nicolas Fouquet, dernier surintendant des finances, reçut Louis XIV dans sa belle maison de Vaux, peu de jours avant d’être enfermé pour le reste de sa vie, comme criminel d’état.
L’auteur de Cinna fit, à l’âge de soixante-cinq ans, cette déclaration de l’Amour à Psyché, qui passe encore pour être un des morceaux les plus tendres et les plus naturels qui soient au théâtre. » Fontenelle convient, avec tout le monde, que jamais Corneille n’exprima avec autant de douceur les doux emportements de l’amour ; mais, ne laissant échapper aucune occasion de témoigner sa haine contre Racine, il prend le parti de ravaler un genre de sentiments que ce poète excellait à rendre, afin de le déprimer lui-même, et il prétend que, si Corneille réussit une fois dans ce genre qui n’était pas le sien, et qu’il dédaignait, c’est qu’ étant à l’ombre du nom d’autrui, il s’abandonna à un excès de tendresse dont il n’aurait pas voulu déshonorer son nom .
Si l’on prenait toutes les petites circonstances que j’ai rapportées de la mort de Molière, comme il les a prises, j’avoue que ce ne serait pas le plus bel endroit de mon Livre ; mais tout le monde n’a pas jugé comme lui, et elles ont du moins servi à détromper le Public de ce qu’il pensait sur cette mort : c’était la principale fin que je m’étais proposée.
Cette bonne humeur se répandait sur tout le monde, et principalement s’attaquait-elle aux ennemis de Lesage, qui comptait au premier rang des hommes hostiles à son génie, messieurs les Comédiens français. […] Autour d’eux tout le monde a vieilli, — et parmi toutes ces vieillesses, ils ne reconnaissent que deux jeunesses éternelles, leur propre jeunesse et celle des chefs-d’œuvre qu’ils ont appris par cœur, en suçant le lait de leur nourrice. — Pauvres gens, braves gens, que rien n’abat, que rien ne décourage. […] « Celui-là qui, dans la société, a le malheureux talent de plaire à tout le monde, n’a rien qui lui appartienne et qui le distingue des autres hommes. […] cette petite Paula, à qui nul n’accordait un regard, quand elle venait aux premières galeries pour rire ou pour pleurer tout à son aise, maintenant tout le monde l’aime et l’admire. […] Charles qui s’en va ; une autre fois, c’est la belle-mère qui vient en aide à la belle-fille ; toutes les complaisances sont pour la femme, toutes les fatigues pour le mari ; ce mari, ce bavard qui parle si haut de ses conquêtes, a contre lui tout le monde et même la femme de chambre de Madame.
Les autres appartiennent essentiellement au monde instruit et poli ; lui, appartient à tout le monde : il est du peuple, de la bourgeoisie et de la cour, mais il est surtout du peuple.
Il oublie de boire pendant tout le dîner ; ou s’il s’en souvient, & qu’il trouve qu’on lui donne trop de vin, il en flaque plus de la moitié au visage de celui qui est à sa droite ; il boit le reste tranquillement, & ne comprend pas pourquoi tout le monde éclate de rire de ce qu’il a versé à terre ce qu’on lui a versé de trop.