Je demande si le portrait de Philinte, placé à côté de celui du Comte, & presque aussi bien frappé, ne semble pas annoncer que le premier jouera dans la piece un rôle presque aussi conséquent que son contraste parfait : il ne paroît cependant que dans deux scenes.
Tout cela ne peut se faire, si l’imitateur, habile dans l’art d’imaginer, ne crée un plan, une marche, des personnages, des incidents propres à faire briller les traits qui l’ont frappé dans la piece étrangere, & les dégager du fatras qui les dépareroit à nos yeux.
C’est avoir autant d’adresse que d’esprit que d’agir de la sorte ; c’est aller au-devant du coup, mais seulement pour le parer, ou plutôt, c’est feindre de se maltraiter soi-même, pour éviter de l’être d’un autre, qui pourrait frapper plus rudement.
Ces exemples, non choisis parmi les pires, suffisent à montrer qu’une grande licence régnait sur le théâtre des Gelosi, et pourtant il est certain que cette troupe était en progrès sensible sous ce rapport et qu’elle frappait, au contraire, les contemporains par une décence inaccoutumée.
Montufar se permettant d’insulter le gentilhomme, celui-ci le frappe dans un mouvement de colère ; et aussitôt le peuple se soulève en criant au sacrilège. […] L’hypocrisie est, dans une société vieillie, le pire de tous les fléaux ; c’est le voile de toutes les passions, le masque de tous les vices, le manteau de tous les crimes ; la justice elle-même hésite à frapper le criminel paré des couleurs du ciel ; on dirait que la fausse dévotion est pour les scélérats ce qu’était jadis l’enceinte de certains temples du paganisme, un asile sûr, un refuge inviolable. […] Qui n’est involontairement frappé de cette conformité de langage avec celui de tant d’hypocrites de royalisme que nous avons entendus ériger l’ingratitude en devoir et la délation en vertu ?
. — Et Molière comprenait cela, aussi se frappait-il douloureusement le cœur en s’écriant : — C’est ma faute ! […] Elle a réveillé en lui la jeunesse, elle a frappé son génie d’un rayon magique de renouveau. […] Il a écrit : « On dit que Malherbe consultait sur ses vers l’oreille de sa servante, et je me souviens que Molière m’a montré aussi plusieurs fois une servante qu’il avait chez lui, et à qui il lisait, disait-il, quelquefois ses comédies, et il m’assurait que lorsque des endroits de plaisanterie ne l’avaient point frappée, il les corrigeait, parce qu’il avait plusieurs fois éprouvé sur son théâtre que ces endroits n’y réussissaient point. […] » Souvent elle applaudissait à belles mains, quand un trait de caractère, un trait d’esprit, un trait de génie frappait son oreille. […] Le bibliophile Jacob dit ici ; « Ce passage, où l’on remarque plusieurs vers frappés au coin du maître, ne nous laissent pas de doute que Bélise ne soit une comédienne.