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186. (1898) Molière jugé par Stendhal pp. -134

J’avoue que je trouve que cette définition du Rire adoptée et défendue par Stendhal fournit à l’essai un point de départ absolument faux. […] La révolution a mis hors d’usage le mot confesser remplacé par avouer. […] Il faut avouer qu’on rit peu.

187. (1823) Notices des œuvres de Molière (VII) : L’Avare ; George Dandin ; Monsieur de Pourceaugnac ; Les Amants magnifiques pp. 171-571

Il excellait, à la vérité, dans l’art de faire des allusions délicatement hardies aux intrigues politiques ou galantes de la cour ; et, comme dit le privilège pour l’impression de ses œuvres (car la grave chancellerie elle-même ne crut pas se commettre en libellant l’éloge des petits vers de Benserade) : « La manière dont il confondait le caractère des personnages qui dansaient, avec le caractère des personnages qu’ils représentaient, était une espèce de secret personnel qu’il n’avait imité de personne, et que personne n’imitera peut-être jamais de lui. » Molière, il n’en coûte rien de l’avouer, n’avait pas au même degré ce genre de mérite.

188. (1873) Molière, sa vie et ses œuvres pp. 1-196

En tout cas, si dans Dom Juan le débauché nous irrite, le fort esprit, il faut bien l’avouer, nous attire. […] » Plus loin, le pamphlétaire hausse le ton et ne craint pas d’écrire : « Il faut avouer que Molière est lui-même un Tartuffe achevé. […] Ces vers, il faut l’avouer, sont pour l’histoire littéraire d’un intérêt tout à fait capital, et on pardonnerait presque à ce misérable Jaulnay de les avoir écrits en songeant qu’ils nous rendent assez naïvement l’aspect même de Molière, pâle, la tête penchée et vêtu de ses habits rayés de Scapin ou de Mascarille.

189. (1886) Molière : nouvelles controverses sur sa vie et sa famille pp. -131

On demande pourquoi il ne fit pas lui-même sa renonciation à la succession paternelle ; mais c’eût été s’avouer majeur, et par suite se voir contraint d’accepter cette fonction qui l’associait directement à la fraude de la fausse maternité. […] de l’humanité politique. » J’avoue que j’ai bien de. la peine à suivre M. du Boulan dans les voies assurément neuves où i| cherche à introduire son lecteur, malgré toute son habileté, son érudition historique et tous les aperçus piquants qu’il sème sur sa route.

190. (1852) Légendes françaises : Molière pp. 6-180

a-t-on jamais parlé, dans le beau style, de Cathos, ni de Madelon, et ne m’avouerez-vous pas que ce serait assez d’un de ces noms pour décrier le plus beau roman du monde ? […] Molière, toujours plus tendre et plus expansif à la campagne, lui avoua que ce chagrin lui venait d’être obligé de vivre éloigné de sa femme et de ne pouvoir s’en faire aimer.

191. (1819) Notices des œuvres de Molière (III) : L’École des femmes ; La Critique de l’École des femmes ; L’Impromptu de Versailles ; Le Mariage forcé pp. 164-421

« Cet illustre abbé, dit-il, ayant fait une pièce pour la défense de L’École des femmes, et l’ayant portée à l’auteur, celui-ci trouva des raisons pour ne la point jouer, encore qu’il avouât qu’elle était bonne.

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