L’Allemagne, si peu faite pour comprendre notre littérature, lui a voué une sorte de culte. […] Le public n’oublie plus ces formules qui prennent une sorte de pouvoir évocateur et qui résument pour lui un personnage, une pièce, une œuvre entière. […] sont devenus une sorte de monnaie courante qui fait circuler avec elle à travers le monde la gloire de Molière.
Oui ; et voici par quelle raison Molière en a usé de la sorte. […] Quiconque ignore les mystères de l’art, en jugera de la sorte. […] Molière sentit que cette conduite n’était ni vraisemblable ni censée, et qu’une princesse ne pouvait, sans blesser la bienséance, se livrer de la sorte à la discrétion d’un valet qu’elle connaît seulement depuis un jour. […] Le prince ne manque pas de lui représenter que ce n’est que pour mieux observer les règles du jeu qu’il a parlé de la sorte, et que ce ne sont point ses véritables sentiments qu’il a exprimés. […] Il vaut donc mieux suspendre l’action pour un moment, que de la ralentir par une observation mal entendue des règles ; et les moins intelligents sentiront les motifs qui ont déterminé Molière à en user de la sorte, et le mérite qu’il a eu dans une pareille conduite.
de cette sorte d’esprit qui va jusqu’à la gaminerie parisienne. […] Eût-il cent fois raison, où il se trompe, c’est qu’en la traitant de la sorte il prétende en être aimé. […] Et jamais cœur fût-il de la sorte traité ! […] Il en fait une sorte de fantoche, ahuri dès la première scène et ahuri de même à la dernière. […] Mais il est furieux, mais il prétend confondre son rival, mais il l’accable avec une sorte de rage.
Chaque rôle se lisait, tout haut, dans toutes sortes d’inflexions, et avec toutes sortes de réflexions ; chaque couplet se chantait en chœur, sur tous les airs indiqués par le programme. […] Elle s’appuie sur le bon marché, cette chose si coûteuse ; elle a toutes sortes de merveilleux hasards. […] Il fait bien la cour à toutes sortes d’Iris en l’air, mais il sème la fumée, et c’est la cendre qu’il recueille. […] Rien qu’à voir d’Ancourt, vous eussiez compris qu’il était fait, tout exprès, pour reproduire ces sortes de fantaisies. […] Notre chevalier, sous ce rapport, est un grand commerçant avec toutes sortes de femmes.
L’invitation à la Cour, cette sorte de couronnement de la renommée d’un prédicateur, ne se fit pas attendre. […] l’ambition les domine et elles ont fait une sorte de vœu de conquérir les biens et les honneurs de la terre ! […] Voyons quelle sorte de guerre Molière a su faire à l’hypocrisie. […] Il n’est pas possible de forcer plus outrageusement la nature, et Orgon devient une sorte de monstre plus rebutant que Tartuffe lui-même. […] On ne devient pas hypocrite tout d’un coup, ni avare ; on n’est pas hypocrite fatalement, par une pente de nature irrémédiable qui constituerait au vice une sorte d’innocence.
Du VIe au Xe siècle, nous rencontrons, en 587, deux cents religieuses qui, aux funérailles de Sainte-Radegonde, chantent, avec une sorte d’intervention des assistants, une amœbée plaintive autour du tombeau. […] Remarquons cependant que les compositions alors en vogue, le Jeu du Pèlerin, le Jeu de Robin et Marion, le Jeu de Saint-Nicolas, le Jeu de Pierre de la Brosse, le Miracle de Théophile, enfin le Jeu de la Feuillée (car les six poèmes que je viens d’indiquer composent tout l’inventaire dramatique du XIIIe siècle) ; remarquons, dis-je, que ces compositions, tout en offrant une sorte de physionomie scénique, ne sont encore que des pastorales, des dialogues, et n’ont pas été, à vrai dire, représentées. […] Usons, si vous le voulez bien, Messieurs, d’une sorte de droit provincial, en restant fidèles, aussi longtemps que nous le pourrons, aux idées consacrées. […] Par-là, et surtout grâce à cette sorte de renaissance nationale qui précède la renaissance littéraire, le XIVe et le XVe siècles deviennent comme l’aurore des splendeurs immortelles que projetteront les deux siècles suivants. […] Cette histoire, qui avait sans doute l’intention d’être édifiante, est une sorte d’abrégé de la Moralité de l’Homme mondain, composée par Simon Bourgouin, valet de chambre du roi Louis XII.
Mais il est certain qu’on n’en peut juger de cette sorte sans prendre le nœud pour le dénouement ; et si je puis me servir de l’exemple d’Héraclius, tout ce qui se passe avant le quatrième acte ne tient lieu que de préparatifs pour mettre Phocas entre deux princes, dont il sait que l’un est son fils, et l’autre celui de Maurice, sans qu’il puisse connaître lequel des deux est l’ennemi dont il a juré la perte, et c’est ce qui en fait le nœud. […] quoi, monsieur, souffrez-vous, sans l’assommer, qu’un coquin vous joue de la sorte ? […] Sachez donc, avant que je sorte, que puisque Mascarille vous rend visite, vous devez bien me souffrir ; que s’il s’est acquis par ses farces la réputation d’avoir de l’esprit, que j’en fais aussi bien que lui, sans l’aide des Italiens : et qu’enfin si la veuve de Guillot-Gorju, mon maître et le sien, ne lui eût vendu les mémoires de son mari, ces farces ne lui eussent jamais donné tant de gloire. […] Cette vérité, soutenue par un fond de plaisanterie gaie, et d’une sorte d’intérêt né du sujet, attira un grand nombre de spectateurs. » « * Le Cocu imaginaire fut joué quarante fois de suite, quoique dans l’été, et pendant que le mariage du roi retenait toute la Cour hors de Paris. » Le lecteur ne sera peut-être pas fâché de trouver ici de quelle façon Grimarest rend compte de cette pièce. […] Son Étourdi, son Dépit amoureux, ses Précieuses ridicules, et son Cocu imaginaire, sont plus que suffisants pour prouver cette vérité, puisque la Cour les a non seulement approuvées, mais encore le peuple, qui dans Paris sait parfaitement bien juger de ces sortes d’ouvrages ; quelques applaudissements toutefois que l’on ait donnés aux deux premières de ces pièces, la troisième a beaucoup plus fait d’éclat qu’elles n’ont fait toutes deux ensemble, puisqu’elle a passé pour l’ouvrage le plus charmant et le plus délicat qui ait jamais paru au théâtre ; l’on est venu à Paris de vingt lieues à la ronde, afin d’en avoir le divertissement.
rendu sous la présidence d’un des membres de la Compagnie, Lamoignon, fût rédigé et « adouci » par lui de telle sorte que la Compagnie n’y parut pas expressément, il y avait dans les considérans des mots fâcheux : les mots de « cabale, » d’« intrigues ruineuses au service du Roi, de l’État et du public... » Plus fâcheux encore était le commandement donné aux commissaires du Châtelet de se transporter « en tous les endroits où ils auront advis que pareilles assemblées se tiennent. »Dès lors, il fallait bien que les conditions d’existence de la Compagnie changeassent. […] Il prouve que « la grimace étudiée des gens de bien à outrance, le zèle contrefait des faux monnayeurs en dévotion, » dont se laissent bonnement éblouir tant d’imbéciles, n’est pas plus propre à couvrir les médiocres intrigues et les grotesques galanteries d’un petit fripon bourgeois, que les gros crimes, de toutes sortes, et l’athéisme, entêté et avoué, d’un scélérat du grand monde. […] Molière retrouvait donc ici la même sorte d’opposition sourde et dérobée, sous laquelle, dès ses premiers pas, il avait failli succomber. […] Le grief que l’on y sent tenir le plus au cœur des rédacteurs contre les disciples de Bernières-Louvigny, c’est d’avoir provoqué en Normandie contre le Jansénisme, qui prospérait en cette province, une sorte de soulèvement populaire. […] Sans doute, l’avocat de cet isolement sauveur n’est pas tout à fait tranquille avec lui-même ; il voudrait bien pouvoir démontrer que cette fuite craintive du siècle ne fait nul tort à l’amour du prochain, qu’au contraire, par une miraculeuse contradiction, le véritable solitaire s’ouvre à toute sorte de compassion sur ses semblables.
Martine saisit l’occasion propre à sa vengeance, leur dit qu’ils trouveront dans le bois un homme vêtu de telle & telle façon, qui a des secrets admirables pour ces sortes de maladies ; les avertit en même temps qu’il est très singulier, & qu’il faut bien souvent le faire convenir de son savoir à grands coups de bâton. […] Tandis qu’elle se plaignoit de la sorte, elle vit venir deux couriers de Cour qui lui demanderent à dîner.
» À part lui, il a des réflexions moins édifiantes, celle-ci, par exemple : « Je fais, comme un médecin, des expériences sur toute sorte de complexions. […] Molière n’a point, comme l’Arétin, une sorte d’indulgence pour son hypocrite ; il lui impute forfait sur forfait, il le dénonce hautement à l’animadversion publique, il soulève contre lui autant de haine et de terreur que le théâtre en saurait faire naître.
Il y a deux sortes de gens : ceux qui aiment et ceux qui se laissent aimer. […] Ce malheureux Benserade, qu’il parodia tout vif de la sorte, en savait quelque chose. […] Cet Anselme, marchand enrichi, est une sorte de Sganarelle de L’École des maris. […] Il commença de la sorte : ORAISON FUNEBRE DE MOLIÈRE. […] Les poètes ont trop souvent quitté la braie gauloise pour le pourpoint castillan ; nous avons assisté à une sorte de travestissement douloureux.
Elle est incomplète; plus d’une sorte de comique n’y rentre pas. […] Veut-on que tout un public s’abuse sur ces sortes de choses, et que chacun ne soit pas juge du plaisir qu’il y prend? […] Il ne faut jamais pousser trop loin ces sortes d’interprétations : un poète tel que Molière ne s’asservit pas. […] De là une sorte de vernis d’un goût douteux, une teinte équivoque, qui se répand sur l’ensemble de sa poésie. […] Il lui fallait éviter toutes les sortes de pédanterie, et celle de la rigidité autant et plus qu’une autre.
Bernardin, se contente d’écrire1 : « L’enlèvement par les corsaires ne semblait pas comme aujourd’hui une intrigue démodée, empruntée à la comédie antique ; en se servant de ce procédé commode pour dénouer le Parasite et l’Avare, Tristan et Molière employaient un moyen dramatique qui était encore de leur temps fondé sur la réalité des choses ; écoutons plutôt Mascarille dans l’Étourdi (IV, 1) : C’est qu’en fait d’aventure il est très ordinaire De voir gens pris sur mer par quelque Turc corsaire, Puis être à leur famille à point nommé rendus, Après quinze ou vingt ans qu’on les a crus perdus ; Pour moi, j’ai déjà vu cent contes de la sorte. […] Si, de plus, on admet qu’une sorte de vitesse acquise, jointe à la logique de l’intrigue, ait amené Molière à poursuivre l’imitation ébauchée du Parasite, on pourra regretter encore le dénouement de l’Inavvertito, mais celui de l’Etourdi se trouvera pleinement expliqué.
Moi que j’ai rencontré, moi qui suis sur la porte, Moi qui me suis moi-même ajusté de la sorte, Moi qui me suis chargé d’une grêle de coups, Ce moi qui m’a parlé, ce moi qui suis chez vous. […] J’ai, devant notre porte, En moi-même voulu répéter un petit Sur quel ton & de quelle sorte Je ferois du combat le glorieux récit. […] de quelle sorte ? […] Faut-il le répéter vingt fois de même sorte ?
Le berger Tircis est un impertinent, & la bergere Philis une impudente de parler de la sorte devant son pere. […] Argan est surpris de la ressemblance qu’il voit entre Toinette & le Médecin : Béralde lui dit qu’on a vu souvent de ces sortes de choses, & que les histoires sont remplies de ces jeux de la nature. […] Monsieur, vous craignez qu’il ne sorte ? […] traiter un amant de la sorte, & un amant le plus fidele & le plus passionné de tous les amants !
Les physionomies si marquées qui nous frappent dans les portraits du temps de Richelieu ont disparu pour faire place à une sorte d’uniformité décente et polie. […] Cette préférence se conçoit : un homme de génie peut bien s’abaisser à quelques complaisances ; mais il y a en lui une sorte d’indiscipline, une indépendance naturelle qui tôt ou tard se révolte et le brouille infailliblement avec ses protecteurs. […] Molière, comme Lulli, contribuait aux plaisirs du roi, et c’est surtout à ce point de vue égoïste que Louis XIV semble les avoir associés dans ses regrets. « Il n’y a pas un an, écrivait Grimarest en 1706, que le roi eut occasion de dire qu’il ne remplacerait jamais Molière et Lulli. » On voit jusqu’au bouffon Scaramouche, de mœurs fort scandaleuses, jouir auprès de lui d’une sorte de faveur : c’était quelque chose que de réussir à amuser le grand roi. […] Quant à Scaramouche, « une foule extraordinaire de toutes sortes de personnes accompagna son corps jusque dans l’église de Saint-Eustache, où il fut inhumé avec une grande pompe le 8 décembre 1694. » (Vie de Scaramouche) 3.
À la ville, à la cour, au temps de La Bruyère, on se ruinait en chevaux, en équipages, en bougies, en fracas de toutes sortes. […] Notez bien que les femmes de la ville ne valaient guère mieux que les femmes de la cour. — Dans cet affreux pays, les femmes précipitent le déclin de leur beauté par toutes sortes d’artifices mauvais ; elles chargent, d’un odieux carmin, leurs joues pendantes et leurs lèvres flétries ; elles noircissent leurs cheveux, elles blanchissent leurs épaules, elles étalent, avec leurs bras, leur gorge et leurs oreilles, comme si elles craignaient de cacher l’endroit par où elles pourraient plaire. […] On n’a entendu parler, de nos jours, en fait de passions du cœur, que de la plus triste sorte d’adultères inconnus à nos pères, et dont ils n’ont pas l’air même de se douter ; adultères plus réglés que les mariages, plus réguliers que les justes noces. […] Mais les femmes elles-mêmes ont manqué à Marivaux ; les femmes, de nos jours, ont imité les hommes du jour ; elles se sont livrées à toutes sortes d’imaginations furibondes, à toutes sortes de paradoxes exécrables ; elles ont fait de la poésie érotique, elles ont fait de l’esprit boursouflé, elles ont fait de la critique sentimentale, elles ont déclamé, elles ont plaidé, elles ont fondé des religions, elles ont criblé de pétitions la Chambre des Pairs, elles ont arrangé l’histoire à la taille de leurs petites passions, elles ont essayé de toutes les tristes choses viriles : pas une d’elles n’a voulu se souvenir que la causerie, une causerie fine, agaçante, spirituelle, est surtout le partage des femmes, que le ciel les a faites pour parler aux hommes, non pas du haut de la chaire, de la tribune ou du théâtre, tout simplement, assises dans un fauteuil. […] Ainsi mademoiselle Mars était une de nos forces, ainsi elle qui était un texte inépuisable à toutes sortes de beaux et faciles discours qui donnaient à la critique de ce temps-ci un aspect tout nouveau, une forme inattendue, une grâce inespérée. — Elle a fait, mademoiselle Mars, de la critique une force bienveillante ; elle a appris à la critique le dévouement et la louange ; elle a donné à la critique cet accent nouveau et qui lui va si bien, l’accent même de la sympathie et du respect !
Ce dernier allant voir cette dame, après la première représentation des Femmes savantes, où elle s’était trouvée, elle ne put s’empêcher de lui dire : Quoi, monsieur, vous souffrirez que cet impertinent de Molière nous joue de la sorte ?
La satire du pédant aristotélicien est ici poussée jusqu’à une sorte de fureur. […] La vieille Donnola, dans Il Tesoro (le Trésor), de Luigi Groto (1590), apporte au contraire dans son emploi une sorte de simplicité rustique.
De ce moment, le théâtre italien prend aux yeux de l’histoire un intérêt d’une autre sorte ; mais il perd celui qu’il offrait pour le sujet qui nous occupe principalement ; ou plutôt la thèse se retourne pour ainsi dire : les Italiens nous imitèrent à leur tour. […] Une foule extraordinaire de toutes sortes de personnes accompagna son corps jusques dans l’église de Saint-Eustache, où il fut inhumé avec une grande pompe, le huitième décembre 1694. » Arlequin enterré derrière le chœur, vis-à-vis la chapelle de la Vierge ; Scaramouche inhumé dans l’église Saint-Eustache en grande pompe ; on ne peut s’empêcher, en lisant ces mots, de songer au convoi de Molière, qui n’avait pas eu le temps de renoncer au théâtre, et qui fut conduit silencieusement, à neuf heures du soir, tout droit au petit cimetière de Saint-Joseph : contraste pénible et sujet d’immortel regret.
Comment, lui dit-il, un petit comédien aura l’audace de mettre impunément sur le théâtre un homme de ma sorte !
En colère autant que surpris De se voir dépeint de la sorte, Il jure, il tempête, il s’emporte, Et veut faire ajourner l’auteur, etc.
Un honnête homme, frère de ce prétendu malade, qui se trouve là dans le moment, le détourne de le prendre ; ce qui irrite l’apothicaire, qui lui dit toutes les impertinences dont les gens de cette sorte sont capables.La première fois que cette pièce fut jouée, l’honnête homme répondit à l’apothicaire : Allez, monsieur, on voit bien que vous n’avez coutume de parler qu’à des culs.
Tartuffe fut entouré de toutes sortes de précautions. […] C’est là, en ces sortes d’affaires, une question bien simple et bien naturelle, et pourtant, Sganarelle ne s’est même pas demandé quel âge il a ! […] Relisez avec-soin cette prose si remplie de toutes sortes d’élégances, de finesse et de tours nouveaux, et vous reconnaîtrez à coup sûr la source et la cause première de la comédie de Marivaux. […] Chemin faisant, vous assistez à toutes sortes de tours de force. […] Il faut cultiver, croyez-moi, ces esprits ingénieux et féconds, ils sont d’un grand profit à la critique, et bientôt elle finit par y découvrir toutes sortes d’aspects inattendus.
C’est au même titre qu’on doit ici louer le Tartuffe 73 : nulle part un moraliste n’a mieux montré cette sorte d’air funeste que le vice répand autour de soi et fait respirer à ceux qui l’approchent. […] J’enrage, Lorsque j’entends tenir ces sortes de langage115. […] Mais cette sorte de suicide ou d’homicide à deux qu’on appelle duel régnait de son temps dans la société.
Tout cela fait place à la comédie dont le sujet est un homme arrêté par toutes sortes de gens, sur le point d’aller à une assignation amoureuse. […] Mais j’ai cru qu’il fallait en user de la sorte avec vous, et que c’est consoler un philosophe que de lui justifier ses larmes, et de mettre sa douleur en liberté. […] Tant que Molière fut occupé de la composition de sa pièce, il fut peut-être le plus heureux des hommes; mais maintenant qu’elle était achevée, il se sentait dans une sorte de solitude et de malaise. […] Molière lui attribuait ces sortes de rôles parce que, sans doute, l’apparition du visage de Debrie lui causait toujours une impression fâcheuse, et que cela le rendait, dans ses colères contre Monsieur Loyal et autres, bien plus vrai. […] Sans doute cette façon d’aimer vous paraîtra étrange ; mais pour moi je crois qu’il n’y a qu’une sorte d’amour, et que ceux qui n’ont point senti de semblables délicatesses n’ont jamais aimé véritablement.
Les Savants ont distingué deux sortes de vraisemblances, c’est-à-dire l’ordinaire & l’extraordinaire. […] Ne rougissez-vous point d’avoir pris tant d’amour Pour ces sortes de gens qui changent chaque jour ?
126 Tout, dans cette pièce, semble annoncer qu’elle est moins faite pour amuser les gens délicats que pour faire rire la multitude ; mais une sorte d’intérêt né du sujet, et une plaisanterie gaie compensent ce qui s’y présente de défectueux. […] Comédie qui n’est pas sans beauté pour ceux qui savent se reporter aux lieux, aux temps et aux circonstances, dont ces sortes de divertissements tirent leur plus grand prix.
Pas un de leurs gestes, pas un de leurs mouvements qui fût indigne de la souveraineté du monde ; ils riaient même, ils se jouaient avec une sorte de dignité. » Ici l’auteur fait un retour vers madame de Rambouillet, pour remarquer qu’elle est de ce caractère, qu’elle descend du même principe, fille de leur discipline et de leur esprit , et ne tient pas moins de l’a magnanimité des César et des Scipion que de l’honnêteté des Livie et des Cornélie. Je crois cet éloge bien mérité : et il est difficile de le croire une plate louange, quand on considère l’homme qui la donne, le fonds de l’ouvrage où il l’a placé, le sentiment qui l’anime en l’écrivant, celui qu’il suppose à la personne pour qui il l’écrit ; et enfin cet éloge vient si naturellement à la place où il se trouve, qu’on ne peut y méconnaître une sorte d’à-propos qui ne serait pas venu à l’auteur pour une femme vulgaire.
Chapelle qui le croyait au-dessus de ces sortes de choses, le railla de ce qu’un homme comme lui, qui savait si bien peindre le faible des autres hommes, tombait dans celui qu’il blâmait tous les jours. […] Vous me direz sans doute qu’il faut être poète pour aimer de cette manière; mais, pour moi, je crois qu’il n’y a qu’une sorte d’amour, et que les gens qui n’ont point senti de semblables délicatesses n’ont jamais aimé véritablement.
J’osai dire aussi qu’il y a deux sortes de vers dans Boileau : les moins bons, qui sont d’un bon élève de troisième, et les meilleurs, qui sont d’un bon élève de rhétorique. […] Je ne sais pas pourquoi l’on est convenu de considérer comme parfaite une certaine beauté négative, où l’on a évité toutes sortes de fautes ; c’est par une illusion d’optique que l’on croit avoir évité toutes sortes de fautes, et que l’on s’imagine voir dans l’harmonie et la mesure plus de perfection que dans la fougue désordonnée. […] Il multiplie les incidents, parce que les situations étranges et variées sont très propres à mettre en lumière et à montrer sous toutes sortes de jours la nature spéciale de ses originaux. […] Mais ce drame étonnant est moins une peinture des mœurs contemporaines, qu’une sorte de prophétie. […] Mais j’ai cru qu’il fallait en user de la sorte avec vous, et que c’est consoler un philosophe que de lui justifier ses larmes, et de mettre sa douleur en liberté.
Abandonnés à leur propre jugement, tant que le monarque n’avait pas exprimé le sien, ils purent être offensés d’une comédie où un homme de leur sorte, un comte ayant ses entrées chez le Roi, faisait le personnage d’un vil escroc ; et, il faut le dire, le dépit assez légitime que leur pouvait causer cette espèce d’attaque, trouvait quelque madère à se venger dans la farce outrée et peu amusante qui termine et gâte la pièce. […] Cette sorte d’indifférence peut s’expliquer par deux causes. […] Nombre de faits, scandaleusement célèbres, attestent que, pendant cette longue période, il exista pour la haute noblesse une sorte de morale et même de probité cavalières, tellement propres aux personnes de cette classe, qu’on les voyait se glorifier avec impunité des mêmes choses qu’un roturier n’eût pas faites sans honte ou sans châtiment. […] Molière avait-il besoin qu’un Gandouin se ruinât par sotte vanité, pour penser à mettre sur la scène un travers qui était alors une sorte d’épidémie ?
C’est du reste l’ascendant de Lully sur le roi et l’habileté peu scrupuleuse et intraitable du musicien à s’assurer une sorte de monopole à la cour, notamment dans le domaine du spectacle et du théâtre en musique, qui ont empêché Charpentier d’accéder aux plus hautes fonctions et de connaître véritablement la gloire de son vivant.
Cependant sa majesté fit dire à ce prélat, qu’il fît en sorte d’éviter l’éclat et le scandale.
En ces sortes de maux les forces sont utiles. […] Nous parler de la sorte !
Ballande qui organisa une sorte de jubilé au Théâtre-Italien (salle Ventadour). […] On a ajouté, mais sans preuve, que Molière rejoignit de la sorte Madeleine Béjart, qui jouait la comédie dans le Midi. […] Ainsi, lorsque ces troupes ambulantes remplissaient une sorte d’emploi public, une sorte de rôle officiel dans les fêtes et solennités, elles avaient l’appui des autorités locales, aux dépens desquelles leur voyage s’effectuait. […] Molière était assez généreux et amoureux pour en avoir agi de la sorte. […] » Il est possible que les choses se soient passées de la sorte.
On en sait, disent-ils, prendre ses avantages ; Et l’aigreur de la Dame à ces sortes d’outrages, Dont la plaint doucement le complaisant témoin, Est un champ à pousser les choses assez loin. […] Il joua dans le monde savant une sorte de rôle.
La première destination demandait des formes qui exprimassent une sorte de divinisation, l’autre an réservoir d’eau élevé au-dessus d’une construction par où le réservoir pût se remplir et se vider. […] Ordinairement, ces sortes de renfoncements dans le mur sont destinés à abriter des statues ; mais ici, la statue est sur un piédestal éloigné de cette niche, qui devient ainsi tout à fait inutile, et en architecture ce qui est inutile est ordinairement mauvais.
Oui, Monsieur, s’il vous plaît ; car le Suisse à la porte Attend, pour la fermer, que tout le monde sorte. […] « Profitez du moment « & faites vos efforts « cet odieux jaloux « Que je ne le voie plus, « & que je retrouve, « soumis & rempli « que mérite une « trop éprouvé A qui donc écrit-on un billet de la sorte ? […] Marton accourt aux cris des deux amants, leur demande s’ils sont fous de crier de la sorte : Moncade la croit complice & s’emporte contre elle. […] Le Comique Latin, loin de repousser ces bruits avec l’empressement & la vigueur d’un homme sensible à la gloire, se contente de dire dans le prologue des Adelphes : Pour ce que disent les envieux, que les premiers de Rome & de la République aident l’Auteur à faire ses pieces & travaillent tous les jours avec lui, bien loin d’en être offensé, comme ils se l’imaginent, il trouve qu’on ne sauroit lui donner une plus grande louange ; c’est une marque qu’il a l’honneur de plaire à des personnes qui vous sont agréables, Messieurs, & à tout le Peuple Romain, & qui, en paix, en guerre & dans toutes sortes d’affaires, ont rendu à la République en général & à chacun en particulier des services très considérables, sans en être pour cela plus fiers ni plus orgueilleux.
Quant à mademoiselle Hervé, sœur de Madeleine Béjart, qui avait pris à la scène le nom de leur mère, c’était ce qu’on appelle au théâtre, par une sorte d’antiphrase, une utilité. […] Chaque spectateur est juge, et juge très compétent, de ces sortes de scènes, parce qu’il n’en est aucun qui n’y ait joué plus d’une fois un rôle. […] À la vérité, ces traits sont lancés par un personnage puni à la fin de la pièce ; mais il y aurait bien de l’amour-propre à ces messieurs à croire que ce soit cette sorte d’hérésie qui attire sur sa tête la vengeance céleste. […] Mais nous ne craignons pas d’affirmer, ce que les faits que nous avons rapportés plus haut ont d’ailleurs démontré, que cette opinion ne repose que sur une erreur en histoire médicale, sur une sorte d’anachronisme. […] Nous avons déjà vu le rocailleux Chapelain être l’objet de leurs plaisanteries ; sa Pucelle fut également pour eux le texte d’une sorte d’épigramme en action.
Armande faisait la princesse, une sorte de Diane farouche, ennemie de l’amour, mais qui ne tarde pas à s’humaniser en faveur du prince d’Ithaque, Euryale, un Hippolyte promptement revenu, lui aussi, de son orgueilleuse froideur. […] Les renseignemens positifs manquent aussi sur le personnage qu’elle fit dans les Amans magnifiques ; on voudrait pouvoir lui attribuer en toute certitude celui d’Ériphyle, la princesse aimée par un homme d’une condition inférieure à la sienne et qui lutte entre l’amour qu’elle-même ressent et le sentiment de sa dignité : sorte de Grande Mademoiselle, tendre et fière, engageante et réservée, chez laquelle on a vu, non sans raison, le premier modèle de quelques héroïnes de Marivaux. […] Ce n’est pas que je ne doive dire, pour lui rendre justice, qu’il ne témoigne pas sa jalousie hors du théâtre : il a trop de prudence et ne voudrait pas s’exposer à la raillerie publique ; mais il voudrait faire en sorte par le moyen de ses pièces que tous les hommes pussent devenir jaloux et témoigner leur jalousie sans en être blâmés, afin de pouvoir faire comme les autres, et de témoigner la sienne sans crainte d’être raillé. » Voilà qui est bien alambiqué, mais la réserve, du moins, est expresse : dans Molière, De Villiers ne voyait qu’un jaloux. […] Vous me direz sans doute qu’il faut être père pour aimer de cette manière ; mais, pour moi, je crois qu’il n’y a qu’une sorte d’amour, et que les gens qui n’ont point senti de semblables délicatesses n’ont jamais véritablement aimé. […] Avec ce tact qui était une de ses qualités royales, Louis XIV fit respecter à la fois sa dignité, celle de l’archevêque, Harlay de Chanvalon, fort méprisable comme homme, mais, en somme, son archevêque de Paris, et la justice due à Molière : il congédia la veuve en disant que l’affaire ne dépendait pas de lui et il manda au prélat « qu’il fît en sorte d’éviter l’éclat et le scandale. » Le soir des funérailles, la foule s’amassait devant la maison mortuaire, non sans doute, comme on le dit habituellement, pour insulter le cercueil : les Parisiens n’ont jamais été de grands rigoristes.
« Selon Aristote, les mœurs dans la tragédie, qui est une imitation des meilleurs, doivent être plus nobles & plus élevées que l’original ; & dans la comédie, qui est une imitation des plus méchants, les portraits doivent être plus chargés que les modeles, en sorte (dit ce grand maître) qu’elles nous donnent un exemple de la difformité qui fait rire.
Comme la médisance est un vice, il était nécessaire qu’à la fin de la comédie, elle eût quelque sorte de punition : et l’auteur a trouvé le moyen de la punir, et de lui faire en même temps soutenir son caractère. […] Sans intrigue, il n’y a point de comédie, et c’est par l’intrigue qu’on la distingue du dialogue… On distingue deux sortes d’intrigues ; dans la première espèce, aucun des personnages n’a dessein de traverser l’action, qui semble devoir aller d’elle-même à la fin, mais qui néanmoins se trouve interrompue par des événements que le pur hasard semble avoir amenés. […] « Ici la décoration change en un instant… On ne découvre sur le théâtre que de grandes roches entremêlées d’arbres, ou l’on voit plusieurs bergers qui chantent et qui jouent de toutes sortes d’instruments. […] Cependant, Sa Majesté fit dire à ce prélat qu’il fît en sorte d’éviter l’éclat et le scandale. […] On a pensé jusqu’ici que dans ces sortes de pièces, chaque acteur de la troupe de Molière, en suivant un plan général, tirait le dialogue de son propre fond, à la manière des comédiens italiens ; mais si l’on en juge par deux pièces du même genre qui sont parvenues manuscrites jusqu’à nous (voyez la note suivante), elles étaient écrites et dialoguées en entier.
lui dit-il, un petit Comedien aura l’audace de mettre impunément sur le Theâtre un homme de ma sorte ? […] On n’écoutoit point les personnes qui parloient de la sorte ; & Moliere eut lieu d’être satisfait du Public, qui applaudit fort à sa Piece. […] Moliere eut ordre d’y travailler : Il fit les Amans Magnifiques, qui firent beaucoup de plaisir au Courtisan, qui est toujours touché par ces sortes de spectacles. […] Moliere connoissoit les trois sortes de personnes qu’il avoit à divertir, le Courtisan, le Savant, & le Bourgeois. […] C’est à la faveur de ces sortes de compositions que le gros des Spectateurs avoit pris goût pour l’Auteur, & plus de gens vont à la Comedie pour rire qu’il n’y en va pour admirer.
Chez cet ancêtre d’Alceste, l’originalité n’est en effet qu’une sorte de maladie mentale, dont les symptômes sont d’abord l’optimisme écervelé d’un dissipateur, ensuite le pessimisme d’un monomane. […] Aussi, tout en se détestant, s’attirent-elles par une sorte d’affinité. […] Or, il n’en eût pas été de la sorte, si nous n’avions sous les yeux qu’un vulgaire pince-maille aussi rebutant sur la scène que dans le monde. […] Cet égoïsme d’amour-propre qui étouffe en elle la raison et presque le cœur n’exclut pourtant pas une sorte de dignité dont l’ascendant tient toute la maison en crainte ou en respect. […] Or, elle est une vertu d’obligation, une sorte de pain quotidien.
Madame de Coulanges m’écrit au retour de Saint Germain ; elle est toujours surprise de la sorte de faveur de madame de Maintenon. […] Les uns disent que je me veux mettre à sa place, et ne connaissent ni mon éloignement pour ces sortes de commerces, ni l’éloignement que je voudrais en inspirer au roi. […] Cela ne sied plus : il porte une perruque, l’habit serré, le bas uni, et il est dévot. » Il le représente assistant à la célébration des saints mystères, « le dos tourné directement aux autels, les faces élevées vers leur roi que l’on voit à genoux sur une tribune, marque d’une sorte de subordination, puisqu’ils semblent adorer le prince, et le prince adorer Dieu. » Les mœurs dévotes ne seront pas moins remarquables à la ville qu’à la cour.
Il paraît assez raisonnable de vivre : 1° de telle sorte qu’on ne soit pas ridicule ; 2° de telle sorte qu’on ne soit pas insupportable aux autres. […] Le pauvre, en effet, dit à Don Juan : « Je ne manquerai pas de prier le ciel qu’il vous donne toutes sortes de biens. » — « Eh ! […] Aucune sorte d’idéal ni de demi-idéal ne circule, même par moment, dans le théâtre de Molière. […] Une sorte de coquetterie est permise aux filles à marier ; s’amuser est leur grande affaire. […] Point du tout ; car il conclut de cette sorte : « Plus une femme a de réserve, plus elle doit avoir d’art, même avec son mari.
En vérité, lui répondit Molière, il faut que vous soyez bien ivre pour parler de la sorte, et vous avez mauvaise grâce de plaisanter sur une affaire aussi sérieuse que celle-ci, où il est question de l’honneur et de l’établissement de monsieur.
De trois sortes de comédie dans Molière. — 1° La comédie d’intrigue. — L’Étourdi. […] On ne songeait pas à leur donner des caractères ; l’intérêt, dans ces sortes de pièces, ne consiste pas dans la contrariété du caractère et de la passion, mais dans les complications qui séparaient les deux amants. […] Dans Corneille, le menteur ment sans nécessité, là où mentir n’avance nullement ses affaires ; c’est une sorte de perversité de sa langue, dont son cœur est innocent. […] Des trois sortes de comédie dans Molière. — 1° La comédie d’intrigue. — L’Étourdi, Sganarelle, le Dépit amoureux, les Précieuses ridicules. […] De la sorte, tout sert à la gloire de ce grand homme, jusqu’au travers d’Oronte, qui, lorsqu’il est auteur, écrit le fameux sonnet, et, lorsqu’il le défend, parle un français aussi vif et aussi naturel que celui d’Alceste.
MARAUD : terme injurieux qui se dit des gueux, des coquins qui n’ont ni bien ni honneur, qui sont capables de faire toutes sortes de lâchetés.
Le rôle de la Comtesse était rempli par Hubert*, Acteur si excellent pour ces sortes de caractères de femmes, que les rôles de Mde. […] Monsieur, vous-souffrirez que cet impertinent de Molière nous joue de la sorte ? […] Il est aisé de voir que ces sortes de Farces n’ont jamais été écrites par Molière ; mais par quelque grossier Comédien de campagne, qui en avait rempli les Canevas à sa manière. […] L’Apothicaire s’irrite, et lui dit toutes les impertinences dont les gens de sa sorte sont capables. […] Cependant Sa Majesté fit dire à ce Prélat, qu’il fît en sorte d’éviter l’éclat et le scandale.
J’ai écarté aussi beaucoup de faits domestiques, qui sont communs à toutes sortes de personnes ; mais je n’ai point négligé ceux qui peuvent réveiller mon Lecteur. […] Il est vrai que les parents de Molière essayèrent par toutes sortes de voies de le détourner de sa résolution ; Mais ce fut inutilement ; Sa passion pour la Comédie l’emportait sur toutes leurs raisons. […] lui dit-t-il, un petit Comédien aura l’audace de mettre impunément sur le Théâtre un homme de ma sorte ? […] Qu’il fallait laisser ce petit avantage aux Auteurs, et aux Personnes, qui n’ayant pas le moyen de dépenser quinze sols, ne voyaient le spectacle que par charité, s’il m’est permis, dit-il, de parler de la sorte. […] Molière connaissait les trois sortes de personnes qu’il avait à divertir, le Courtisan, le Savant, et le Bourgeois.
Ce dernier nous révèle de plus (p. 26) que la belle-mère du lieutenant criminel était la marraine d’Aubry, ce qui, à cette époque, créait une sorte de lien familial. […] Aucune autre pièce à moi connue n’est signée de la sorte. […] Dans la magistrature, dans la noblesse, dans le clergé même, les hommes a principes sévères, les esprits sérieux, les âmes inflexibles cherchèrent une sorte de régénération sociale dans la pratique des vertus vraiment chrétiennes. […] Une sorte d’Escobar apparemment. […] M. du Boulan est moins sévère ; mais il voit dans Philinte une sorte de caméléon politique, prêt à servir et à trahir tous les partis.
Allez, allez toujours dans cette voie, écrivains mes frères, qui êtes l’exemple et l’honneur du journal français, une des gloires de l’Europe moderne ; allez dans cette voie ; on y rencontre, il est vrai, toutes sortes d’intelligences médiocres, toutes sortes de lecteurs imbéciles, et des ignorants, et des niais, et des frivoles, et des beaux esprits de café, et des idiots qui courent après l’aventure, après le hasard, empêtrés dans les fêtes sanglantes de la cour d’assises, dans les événements de la rue, ou dans les émotions du carrefour. […] Car pendant que nous apprenions notre humble métier, à l’ombre féconde et libre de ces dix-huit ans de prospérité, sous le règne bienveillant du meilleur de tous les rois, la révolution de 1848, qui faisait sourdement son chemin, éclatait pareille à l’artifice auquel on a mis le feu, la veille, et qui couve au fond de la mine, emportant, avec toutes sortes de malheureux, le rocher qui la recouvre. — Eh bien ! […] Il a brisé, sans que son esprit en fût troublé le moins du monde, cette grande prose du Don Juan, et de ces nobles parcelles il a fabriqué toutes sortes de rimes et d’hémistiches. […] Don Juan, c’est le monde tel qu’il était ; c’est le grand seigneur au-dessus des lois humaines et divines, qui se dit à lui-même : Dieu y regardera à deux fois avant de damner un homme de ma sorte ! […] Cet Amour médecin tient donc peu de place dans la gloire et la popularité de Molière ; écoutez le poète, il vous dira lui-même « que ces sortes d’ouvrages se devraient montrer toujours avec les ornements qui les accompagnent chez le roi » !
Les acteurs français ne pouvaient lutter avec ces étrangers : « La comédie telle que ceux-ci la jouaient, dit Brantôme, était chose que l’on n’avait encore vue et rare en France, car, par avant, on ne parlait que des farceurs, des conards de Rouen, des joueurs de la Bazoche et autres sortes de badins. » Ce qui devait offrir surtout un vif attrait, c’était la présence d’actrices élégantes jouant les rôles féminins, tandis que les rôles de femmes étaient tenus chez nous par des hommes. […] C’était l’usage de choisir pour ces sortes de rôles les noms les plus retentissants.
Je voudrais vous intéresser par votre vanité elle-même à être moins vain ou à l’être d’une autre sorte ; à l’être comme cet autre qui se vante d’être le fils d’un maçon et d’être devenu millionnaire. […] Veut-on que tout un public s’abuse sur ces sortes de choses et que chacun n’y soit pas juge du plaisir qu’il y prend ? […] Ce couplet, que Renan eût écrit, est des plus jolies délicatesses de Molière qui est quelquefois délicat : Et les hommes devraient être. faits d’autre sorte. […] Il la transforme en une sorte de phobie. […] Mais faire tout cela niaisement, sottement, sous la pression continuelle de la peur et dans une sorte d’hypnotisation de la tombe, est un vice grave qui ne s’appelle plus que la lâcheté.
monsieur, lui avait-elle dit, vous souffrirez que cet impertinent de Molière nous joue de la sorte ! […] Elle détruit, elle exclut leurs plus naturelles et leurs plus aimables qualités, la grâce, et cette sorte de pudeur qui doit voiler leur esprit même. […] Il y a deux sortes de malades imaginaires. […] Tombant dans une sorte d’endurcissement, d’impénitence finale, il méconnut, en mourant, la science qu’il avait raillée durant sa vie ; il en nia la réalité, parce qu’il en avait repoussé les bienfaits ; et, pour dernier trait de ressemblance, plus d’un médecin fanatique crut voir, dans sa mort, arrivée au moment même où il parodiait avec le plus d’irrévérence la plus auguste des cérémonies médicales, un châtiment exemplaire de ses sarcasmes impies contré la faculté5. […] Quant au dénouement, il est impossible d’en trouver au théâtre un qui sorte mieux du sujet, qui soit à la fois plus naturel et plus imprévu, plus simple et plus frappant.
Sire, Votre très humble, très obéissant, très fidele & très savant sujet & serviteur Caritidès, François de nation, Grec de profession, ayant considéré les grands & notables abus qui se commettent aux inscriptions des enseignes des maisons, boutiques, cabarets, jeux de boules & autres lieux de votre bonne ville de Paris, en ce que certains ignorants, compositeurs desdites inscriptions, renversent, par une barbare, pernicieuse & détestable orthographe, toute sorte de sens & de raison, sans aucun égard d’étymologie, analogie, énergie, ni allégorie quelconque, au grand scandale de la République des Lettres & de la Nation Françoise, qui se décrient & se déshonorent par lesdits abus & fautes grossieres envers les étrangers, & notamment envers les Allemands, curieux lecteurs & spectateurs desdites inscriptions... […] De la chere, ai-je dit, la dose est trop peu forte Pour oser y prier des gens de votre sorte.