Gélio, fils de Pantalon, & promis à la fille du Docteur, est amoureux de Turqueta. […] Son valet Scapin promet de lui procurer un moment d’entretien avec sa belle, malgré Arlequin, marchand d’esclaves, qui la garde avec le plus grand soin. […] Scapin s’y méprend dans l’obscurité, veut emmener la fausse esclave, qui le rosse, & lui promet de le régaler de cette façon toutes les fois qu’il approchera de la maison. […] Mascarille lui a promis de rompre l’hymen projetté : elle l’entend cependant prendre des mesures pour le faire réussir : elle est au désespoir. […] Il est sans doute plaisant qu’un homme à qui l’on persuade que son ami est mort, prenne ce même ami pour un revenant dès qu’il le voit, & lui promette des prieres ; mais le comique est bien plus renforcé dans l’entrevue de deux hommes qui se croient morts tous deux, se revoient en tremblant, & se rendent mutuellement la peur qu’ils se font : la situation est plus piquante du double.
Alors Doublette appelle un Ouvrier nommé Dire ; mais, comme tout son mérite consiste dans le babil, & qu’il n’effectue rien de ce qu’il promet, elle le renvoie, & en fait venir un autre appellé Faire, qui tient tout ce qu’il a promis, ce qui satisfait fort Doublette. […] Rosette, qui ouvre la scene, est enchantée ; sa mere lui a promis la clef des champs & une houlette, dès que sa rose seroit fleurie : elle vient d’éclore. […] Un bel esprit se présente ; il promet des fleurs de rhétorique. […] Mais que Rosette Me jure aussi, de bonne foi, Et, de son côté, me promette De n’en laisser cueillir qu’à moi.
Ces deux couplets semblent vouloir tenir ce que promet le titre d’Orpheline léguée ; mais ce sont les seuls. […] Tout, dans cette exposition, ne promet-il pas la peinture d’un homme qui ne se contente pas d’admirer ce que les Anglois ont d’estimable, mais qui chérit jusqu’à leurs défauts, & qui a la manie de les estimer en tout. […] Le public, qui, avant la réflexion, juge toujours d’après ce qu’on lui promet, & non d’après ce qu’on auroit dû lui promettre, n’écouta pas sans murmurer, à la premiere réprésentation, des scenes, une action, un dialogue où il ne trouvoit rien de ce qu’il avoit espéré. J’ose parier que si le titre lui eût promis un Anglomane, il auroit été aussi satisfait qu’il étoit mécontent : il me l’a prouvé lui-même.
Gorgibus, après avoir promis à Lélie la main de Célie sa fille, veut profiter de l’absence de l’amant pour la donner à Valere. […] Elle promet à son pere d’épouser Valere ; mais elle revoit Lélie. […] Camille promet à son amant de l’épouser. […] Il va chez Scapin qui le reconnoît, lui dit que son ami est à la campagne, que sa maîtresse est sur le point de se marier ; mais il lui promet en même temps de faire son possible pour rompre ce mariage : il le fait entrer dans sa maison. […] On veut le forcer à donner la main au Docteur ; il contrefait sa voix, & dit qu’il a promis sa foi.
Mais dans tout le corps du Livre, il n’y a rien qui fasse paraître Molière aussi grand Homme que l’Auteur nous le promet, indépendamment de ses Pièces. […] L’Auteur nous promet la vérité des faits, et il veut nous faire croire qu’elle lui a coûté cher. […] L’Auteur aurait pu se passer de rapporter cette extravagance ; mais il nous a promis vérité ; il faut lui pardonner cette étourderie. […] Cette vérité n’était point trop bonne à dire si clairement, surtout pour un Auteur qui nous avait promis d’éviter les choses communes. […] Cependant débarrassé de tout préjugé, j’ai cherché la Vie de Molière telle que l’Auteur nous la promet au commencement de son Livre, je ne l’ai point trouvée, le Livre ne m’a point plu.