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117. (1885) La femme de Molière : Armande Béjart (Revue des deux mondes) pp. 873-908

Qu’il y ait peint tout à fait et au juste son état d’esprit, il était trop poète pour cela. […] II Pas plus d’Armande Béjart que de Madeleine, il ne nous reste de portrait peint ou gravé d’une authenticité certaine. […] Et d’abord, s’est-il peint lui-même dans le rôle d’Arnolphe de l’École des femmes, l’a-t-il peinte dans celui d’Agnès ? […] Après le naufrage d’une première pièce où il avait déjà peint la jalousie, Molière voulut sauver quelques beaux vers qu’il regrettait et il leur donna place dans le Misanthrope.

118. (1863) Molière et la comédie italienne « Chapitre X. La commedia dell’arte en France pendant la jeunesse de Molière » pp. 160-190

En un mot, c’est ici où cet incomparable Scaramouche, qui a été l’ornement du théâtre et le modèle des plus illustres comédiens de son temps qui avaient appris de lui cet art si difficile et si nécessaire aux personnes de leur caractère, de remuer les passions, et de les savoir bien peindre sur le visage (c’est une allusion à Molière) ; c’est ici, dis-je, où il faisait pâmer de rire pendant un gros quart d’heure dans une scène d’épouvante où il ne proférait pas un seul mot. […] Après, poussant plus loin cette triste figure, D’un cocu, d’un jaloux, il en fait la peinture ; Tantôt à pas comptés vous le voyez chercher Ce qu’on voit par ses yeux, qu’il craint de rencontrer ; Puis, s’arrêtant tout court, écumant de colère, Vous diriez qu’il surprend une femme adultère, Et l’on croit, tant ses yeux peignent bien cet affront, Qu’il a la rage au cœur et les cornes au front.

119. (1865) Les femmes dans la comédie de Molière : deux conférences pp. 5-58

Comme ce sont à peu près les seules mères que Molière ait peintes, il faut renoncer à fixer notre choix et nous occuper de trouver notre fiancée. […] Il a connu les hommes et il les a peints ; mais jamais il ne les a calomniés. […] Elle se peint enfin dans ce vers admirable que beaucoup, je dis des plus considérables, auraient besoin de méditer et de pratiquer : Moi, je suis pour les gens qui disent leur pensée37. […] Elle s’appelle, de son nom de fille, Henriette ; nom charmant, que par une rencontre, peut-être accidentelle, ont porté dans le même temps la fille de Henri IV, cette malheureuse reine d’Angleterre, si dévouée à son mari et à ses enfants, et cette gracieuse duchesse d’Orléans dont Racine a peint dans Bérénice les amours combattus, dont Bossuet a si douloureusement déploré la perte prématurée.

120. (1772) De l’art de la comédie. Livre second. De ses différents genres (1re éd.) [graphies originales] « CHAPITRE XVII. Pieces intriguées par une chose inanimée. » pp. 199-203

L’éleve a trouvé la figure d’Arlequin plaisante, il s’est amusé à le peindre ; il lui fait présent de son portrait qu’on laisse sur une table.

121. (1821) Scène ajoutée au Boulevard Bonne-Nouvelle, pour l’anniversaire de la naissance de Molière pp. -

L’art de joindre à l’enjouement La raison sévère ; L’art de poursuivre gaiement La sottise altière ; L’art de peindre tour à tour Le bourgeois, l’homme de cour, Ne sont-ils pas nés le jour Où naquit Molière.

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