/ 171
159. (1772) De l’art de la comédie. Livre second. De ses différents genres (1re éd.) [graphies originales] « CHAPITRE XLIII. Du But Moral. Philosophie de Regnard comparée à celle de Moliere. » pp. 504-548

Moliere, fâché de voir la plus belle moitié de l’espece humaine déguiser ses graces naïves sous de pareils ridicules, les expose sur la scene dans les Précieuses ridicules ; ils frappent même ceux qui les érigeoient en agréments : on rit, on se reconnoît, on applaudit, on se corrige, & la piece produit une réforme aussi subite que générale.

160. (1914) En lisant Molière : l’homme et son temps, l’écrivain et son œuvre pp. 1-315

Je n’irai point jusqu’à assurer que Molière a mis en pratique sa fameuse maxime : Il faut mettre le poids d’une vie exemplaire Dans les corrections qu’aux autres on veut faire, car sa vie ne fait pas exemplaire pleinement ; mais encore ce grand fléau du ridicule, comme Ta appelé La Bruyère, pouvait frapper sur les ridicules sans s’atteindre et sans que le bout du bâton le touchât, comme Scapin prétendait être touché. […] La Bruyère, qui, je le reconnais, était plus libre dans un livre, que Molière dans son théâtre, a fait un portrait du siècle beaucoup plus noir que Molière et presque on pourrait faire dire à Molière en face de son temps : Mais, les défauts qu’il a ne frappent pas ma vue. […] De même Don Juan, ayant vu deux jeunes fiancés ravis d’amour l’un pour l’autre, dira : « La tendresse visible de leurs mutuelles ardeurs me donna de l’émotion ; j’en fus frappé au cœur et mon amour commença par la jalousie. […] La belle chose que de vouloir se piquer d’un faux honneur d’être fidèle, de s’ensevelir pour toujours dans une passion et d’être mort dès sa jeunesse à toutes les autres beautés qui nous peuvent frapper les yeux !

161. (1823) Notices des œuvres de Molière (VII) : L’Avare ; George Dandin ; Monsieur de Pourceaugnac ; Les Amants magnifiques pp. 171-571

Il y a un trop grand danger pour moi à sortir du rang des ânes, pour m’élever au rang des bœufs. » Molière, a-t-on dit, qui devait avoir souvent sous les yeux l’Aululaire, en composait son Avare, a pu être frappé de ce passage sur le danger des alliances inégales, et concevoir dès lors le projet de le mettre en action.

162. (1909) Deux ennemis de la Compagnie du Saint-Sacrement : Molière et Port-Royal (Revue des deux mondes) pp. 892-923

Sans doute la formation de la Compagnie, son organisation savante et pratique, son rapide progrès, ses réussites merveilleuses no purent pas ne pas frapper les Jésuites, d’autant plus qu’il y avait beau temps qu’eux-mêmes ils avaient réalisé, en partie, une semblable association des bonnes volontés laïques au service de l’Église.

163. (1881) Molière et le Misanthrope pp. 1-83

Henri Lavoix, dans sa jolie brochure sur le Misanthrope : Ils n’en mouraient pas tous, mais tous étaient frappés.

/ 171