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60. (1856) Les reprises au Théâtre-Français : l’Amphitryon, de Molière (Revue des deux mondes) pp. 456-

Quant à Rotrou, chacun sait qu’il a plus d’une fois parlé une langue aussi belle, aussi précise que celle de Corneille, et ce mérite reconnu de tous, lui assigne un rang considérable dans notre littérature dramatique.

61. (1772) De l’art de la comédie. Livre premier. De ses différentes parties (1re éd.) [graphies originales] « CHAPITRE X. De la Diction. » pp. 178-203

Le grand Corneille est tombé dans le défaut de Desmarets ; mais, fort heureusement pour lui & pour ses lecteurs, il ne l’imite pas long-temps. […] Ces vers sont beaux pour la plupart : on y reconnoît le grand Corneille ; mais ils sont aussi mal placés dans une comédie, qu’ils le seroient bien dans une inscription.

62. (1885) Études sur la vie et les œuvres de Molière pp. -461

Avec Corneille, avec Racine, avec La Fontaine,, qui nous venaient, l’un, d’une grande ville normande, les deux autres, de Picardie ou de Champagne, la province se faisait, dans la gloire littéraire du grand siècle, une telle part, qu’il semblait difficile d’en avoir une plus belle, et, qu’en cela, Paris courait risque d’être surpassé. […] Sur la fin de sa vie, pendant le temps qui s’écoula depuis la Psyché, faite en collaboration avec Corneille, jusqu’au Malade imaginaire,il semble pourtant avoir eu plus de tranquillité. […] Le vers semblait moins inoffensif que la prose, et je le conçois : 1 un était du cadet des Corneille, l’autre de Molière. […] Un autre de ses desseins, plus réel, car lui-même en a parlé, mais qui ne fut pourtant pas davantage réalisé, c’est celui qu’il avait de suivre l’exemple de Corneille, en donnant une dissertation sur chacune de ses pièces.

63. (1772) De l’art de la comédie. Livre premier. De ses différentes parties (1re éd.) [graphies originales] « CHAPITRE XVIII. De la Décence & de l’Indécence. » pp. 314-341

Si Corneille avoit le ridicule de vouloir quitter le nom de ses peres, étoit-ce à Moliere à le lui reprocher, lui qui avoit quitté celui de ses parents pour le dérober à l’infamie à laquelle on vouoit encore dans ce temps-là, avec la plus grande injustice, & les comédiens & tout ce qui leur appartenoit ? […] Le trait lancé par Corneille est bien moins fort que celui de Moliere : mais ce dernier étoit un très dangereux railleur.

64. (1852) Molière — La Fontaine (Histoire de la littérature française, livre V, chap. I) pp. 333-352

Jourdain n’est pas du bois dont on peut faire les nobles, et le marquis Dorante, pour parler comme Corneille, « est d’une tige illustre, une branche pourrie ». […] Rome et la Grèce nous opposent des poètes qui soutiennent la comparaison avec Corneille, Racine et Boileau, mais elles n’ont rien à placer légitimement en regard de Molière et de La Fontaine.

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