Si l’on rapproche de ces faits l’organisation musicale des intermèdes, la logique des morceaux de chant et de danse, si l’on cherche à faire concorder, en même temps, certaines anecdotes reçues pour vraies, telle, par exemple, celle de Lully sautant dans le clavecin de l’accompagnateur pour faire rire le roi Louis XIV, on arrivera facilement à conclure comme nous le faisons plus loin. […] « Le sujet est qu’un riche païsan, s’estant marié à la fille d’un gentilhomme de campagne, ne reçoit que du mépris de sa femme, aussi bien que de son beau-père et de sa belle-mère, qui ne l’avoient pris pour leur gendre qu’à cause de ses grands biens...
Il les reçut auprès d’un grand feu ; ils virent les apprêts d’un festin, ils furent très surpris.
Louis Riccoboni raconte que, dans sa jeunesse, il avait connu une vieille actrice nommée Lavinia qui avait trouvé dans l’héritage de son père, comédien comme elle, un assez grand nombre de ces précieux canevas revêtus de la signature de Charles Borromée. » Les Académies, si nombreuses et si influentes en Italie, s’empressaient de recevoir dans leur sein les comédiens et les comédiennes distinguées.
À la fin de cette pièce du Triomphe de la médecine, lorsque Scaramouche avait consenti au mariage de sa fille avec Cintio, à condition qu’on le fera recevoir docteur en médecine, on en faisait la cérémonie et l’on récitait les vers macaroniques composés par Molière, en les amplifiant beaucoup et en y ajoutant la bastonnade qui était traditionnelle sur le théâtre italien « et inséparable de l’action ».