/ 119
102. (1772) De l’art de la comédie. Livre troisième. De l’imitation (1re éd.) [graphies originales] « CHAPITRE XXV. » pp. 500-533

  Cette scene est excellente pour le Théâtre Italien, & celle de Moliere est excellente pour le Théâtre François, parceque l’Auteur en faisant imaginer & exécuter le stratagême amoureux par l’amant même, a banni la farce de la scene & l’a rendu plus attachante, plus intéressante.

103. (1919) Molière (Histoire de la littérature française classique (1515-1830), t. II, chap. IV) pp. 382-454

Tous les moyens aussi sont bons  : ceux de la farce, comme dans le Bourgeois Gentilhomme ou le Malade Imaginaire, ceux du drame, comme dans Tartufe ou dans Le Misanthrope ; tous les procédés seront bons aussi, tellement que la diversité des pièces de Molière, la variété de leur contexture sera pour ainsi dire indéfinie. […] Et c’est ici qu’il faut distinguer ses pièces, mettant à part les grosses farces qu’il a faites pour le peuple, et qu’on a tant reproché à Boileau d’avoir condamnées, et les séparant des comédies en lesquelles Molière mettait toutes ses complaisances  : le Misanthrope, Tartufe et les autres.

104. (1862) Corneille, Racine et Molière (Revue chrétienne) pp. 249-266

Mais, semblable à Antée, il n’a de farce qu’autant qu’il est appuyé.

105. (1853) Histoire de la littérature dramatique. Tome II « Chapitre V. Comment finissent les comédiennes » pp. 216-393

Ce jour-là on avait repris l’admirable farce de L’Avocat Patelin, cette comédie si gaie et si triste, que vous y trouveriez au besoin toute la tristesse de Molière et toute la gaîté de Regnard ; ce soir-là, plus que d’habitude, le parterre était colère et maussade. […] Le mystère était assuré dans cette foule compacte ; les mésalliances étaient faciles ; la farce au sein nu se faisait sentir à la salle entière sans qu’il en revînt rien au comédien. […] Où le rire l’appelle, il y va ; bonne ou mauvaise compagnie, on ne s’en inquiète guère, nous sommes égaux devant le plaisir que nous cause une farce ou une comédie bien jouée. Je dis farce, je dis comédie et j’ai tort, parce que, à tout prendre, c’est même chose. […] Et quelle farce : Le Bourgeois gentilhomme !

/ 119