La reine l’ayant permis, il fit alors tant de grimaces et des figures si plaisantes, que non seulement l’enfant cessa de pleurer, mais encore qu’il fut pris d’une hilarité dont les résultats gâtèrent les habits de Scaramouche, ce qui redoubla les éclats de rire de la reine, et de toutes les dames et seigneurs qui étaient dans l’appartement.
Madame de Montespan, par ses plaintes, par ses insinuations, faisait varier sans cesse, non l’estime et l’affection du roi pour la gouvernante, mais son accueil et son humeur : celle-ci, confiante et dépitée tour à tour, suivant que les influences de la maîtresse s’exerçaient pour ou contre elle.
Don Garcie vient prier Don André de cesser ses assiduités auprès de Léonor qu’il aime, & dont il est aimé. […] Ainsi finit cette espece de piece où tout est exposé & dénoué avec invraisemblance, où le caractere principal se dément sans cesse, où tout est par conséquent d’un bout à l’autre contre nature.
Et, en disant cela, je ne crois pas du tout faire bande h part dans l’armée sans cesse grandissante des moliéristes : je suppose même qu’au fond le plus grand nombre, parmi ceux qui s’honorent de ce nom, parmi ceux qui prennent part à ce culte dont M. […] Alceste n’est si difficile à saisir que parce que, sans cesse partagé entre des sentiments contraires, il cède à de prompts revirements, ce qui est le propre des cœurs honnêtes et fortement épris, entraînés à regret par une passion dont ils sentent l’indignité. […] Les bonnes relations cessèrent le jour où Lulli eut obtenu la permission d’établir un théâtre pour y jouer des opéras. […] Il dresse, dans des notes du reste assez informes, une sorte de catalogue des comédiens de son temps qui se livrent à une vie déréglée, et il y inscrit : « La femme de Molière, entretenue à diverses fois par des gens de qualité et séparée de son mari. »Ces derniers mots nous donnent la date approximative de la note, qui doit avoir été écrite vers l’année 1666, après la première représentation du, époque où Molière rompit, en effet, avec sa femme, sans cesser toutefois d’habiter le logis conjugal.