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106. (1825) Notices des œuvres de Molière (IX) : La Comtesse d’Escarbagnas ; Les Femmes savantes ; Le Malade imaginaire pp. 53-492

Ils ont un intérêt, un but commun ; c’est la main d’Henriette, que l’un brûle d’obtenir, et que l’autre brûle de lui accorder. […] Purgon et Diafoirus père et fils dans Le Malade imaginaire, pourraient encore laisser la question indécise à l’égard de Molière, puisque tous les traits qui viennent d’être rappelas semblent avoir pour but, non l’art de la médecine en lui-même, mais le charlatanisme, la pédanterie, l’ignorance et l’avidité de ceux qui l’exercent.

107. (1765) Molière dans l’Encyclopédie de Diderot et d’Alembert (compilation) pp. 2668-16723

I es hommes ne se touchent que par la surface ; & tout seroit dans l’ordre, si on pouvoit réduire ceux qui sont nés vicieux, ridicules, ou méchans, à ne l’être qu’au-dedans d’eux-mêmes : C’est le but que se propose la comédie ; & le théatre est pour le vice & le ridicule, ce que sont pour le crime les tribunaux où il est jugé, & les échafauds où il est puni. […] (G) * Si l’on considere le but de nos spectacles, & les talens nécessaires dans celui qui sait y faire un rôle avec succès, l’état de comédien prendra nécessairement dans tout bon esprit, le degré de considération qui lui est dû.

108. (1892) Vie de J.-B. P. Molière : Histoire de son théâtre et de sa troupe pp. 2-405

C’était la faveur à laquelle celui-ci aspirait depuis si longtemps, le but qu’il poursuivait avec la ténacité et l’ardeur que lui donnait la conscience de son génie.  […] Molière, en effet, ne menait pas ce train de jeunesse vagabonde étourdiment et sans but. […] On s’est trompé, par conséquent, lorsqu’on a prétendu qu’il n’y avait dans L’École des maris ni but moral ni leçon. […] C’était encore un sacrifice qu’il faisait à l’art qui était le but exclusif de sa vie. […] Ces dénonciations manquèrent absolument leur but sous Louis XIV. 

109. (1772) De l’art de la comédie. Livre premier. De ses différentes parties (1re éd.) [graphies originales] « CHAPITRE VII. De l’Exposition. » pp. 139-164

Pour ne pas multiplier les exemples, tâchons d’en trouver un qui prouve en même temps que les Anciens racontoient non seulement leur avant-scene à des personnages qui n’étoient pas intéressés à être instruits, mais encore à des personnages qu’ils n’avoient eux-mêmes nul intérêt d’instruire : la premiere scene de l’Andrienne remplira ce double but.

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