Les caracteres de Marton & de Madame Lisban sont peints en détail dans l’action. […] Il est fait à peindre, il est beau comme le jour : il est étourdi (qui ne l’est pas à son âge ?) […] Il s’introduit chez elle à titre de valet : il n’ose lui parler de son amour ; mais il peint sa passion dans de petits ouvrages qu’il a soin de faire tomber sous sa main.
Adraste découvre que Don Pedre veut faire peindre son amante : il gagne le Peintre, se présente à sa place, parle à la belle Grecque en la peignant, déclare ses feux, apprend qu’il est payé de retour : il n’est plus question que d’enlever l’objet de sa tendresse.
« Lorsque vous peignez des héros, dit-il dans la Critique de l’École des Femmes, vous faites ce que vous voulez. […] Mais lorsque vous peignez des hommes, il faut peindre d’après nature. On veut que ces portraits ressemblent ; et vous n’avez rien fait, si vous n’y faites reconnaître les gens de votre siècle. »Aussi bien a-t-il peint les « gens de son siècle », comme ils n’ont jamais été peints sur notre théâtre. […] Quant aux jeunes filles, il les peint sans adresse : il les fait niaises, comme Agnès, ou insignifiantes, comme Marianne ou Elise, ou trop averties, comme Henriette.