Le nom de sa famille étoit Pocquelin.
Jal se demande si elle était de famille noble, et si « marquise » est une qualité ou un nom. […] Elle avait d’ailleurs en réserve un de ses amants, Léonard de Loménie, de la famille des secrétaires d’État. […] Pierre qui roule n’amasse pas de mousse, mais les comédiennes qui courent les provinces se font une famille. […] Le calvinisme avait à peu près ruiné sa famille. […] On allait bien dans cette famille où la mère avait eu vingt-quatre ou vingt-huit enfants.
Les dissentiments politiques que l’on voit éclater jusque dans le sein des familles en brisent tous les liens ; ils y engendrent des haines si profondes et si implacables, que des pères et leurs enfants ne peuvent plus habiter le même toit. […] Si nous en exceptons sept à huit pièces estimables telles que La Famille Glinet, de Merville ; L’Agiotage et Les Trois Quartiers, de Picard; Le Folliculaire et Le Roman, de Delaville ; la charmante comédie de M. […] C’est à cette frénésie, qui rappelle celle du système de Law et les trafics honteux de la rue Quincampoix, que sont dus les bouleversements de tant de fortunes péniblement acquises et la ruine d’honnêtes familles qui, la veille encore, opulentes et heureuses, se trouvent réduites le lendemain au désespoir et à la misère. […] Cela n’était nullement supposable, et il a fallu toute l’imminence du danger qui menaçait sa famille, l’avenir perdu de la pauvre Marianne, et enfin l’impossibilité de détromper son mari par d’autres moyens, pour qu’elle s’y résignât. […] De même, il n’eût pas suffi d’avoir fait d’Elmire une femme d’une sagesse, d’une douceur, d’un dévouement et d’un courage ordinaires ; il fallait, ayant à sauver sa famille, en attirant dans un piège un fourbe abominable, qu’elle possédât ces vertus au plus haut degré, et fût douée, en outre de l’esprit, du jugement le plus élevé pour faire taire en elle des scrupules qui sans doute eussent arrêté toute autre femme.