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154. (1843) Le monument de Molière précédé de l’Histoire du monument élevé à Molière par M. Aimé Martin pp. 5-33

En vérité l’avenir croira que les Romains étaient dans le dix-huitième siècle les maîtres de notre pays » 1. […] Le voyageur, en parcourant nos villes rajeunies, ne croira plus qu’au dix-huitième siècle les Romains aient été nos maîtres, il reconnaîtra la France aux monuments qu’elle consacre à ses propres enfants. […] À Caen, je vois Malherbe ; à Clermont, Pascal ; à Rouen, Corneille, un seul Corneille, la cité ingrate a cru pouvoir séparer les deux frères. […] Au milieu de cet entraînement universel, qui le croirait ? […] Les modifications que l’on serait obligé de faire subir au projet arrêté entraîneraient indubitablement de nouvelles dépenses ; mais cette difficulté serait, je le crois, facilement écartée.

155. (1870) La philosophie dans le théâtre de Molière (Revue chrétienne) pp. 326-347

Le sujet lui parait si sérieux, qu’il croit devoir parler latin, la langue sacrée des savants. […] On ne m’en croirait peut-être pas sur parole. […] Peut-on croire que le désir de notre auteur eût été de nous faire rire, et qu’il se soit moqué d’Aristote et de son autorité, seulement pour accomplir son métier de comique (29)? […] Quelques critiques, en effet, ont l’air de croire que cette attaque manquait d’à-propos. […] Et ce n’est sans raison, selon nous, que, dans ce passage des Femmes savantes, on a cru voir une allusion aux deux mots célèbres : Ô Esprit, ô chair.

156. (1772) De l’art de la comédie. Livre second. De ses différents genres (1re éd.) [graphies originales] « CHAPITRE XXXIX. De l’action dans les Pieces à caractere. » pp. 448-468

de l’Empyrée amoureux d’une beauté imaginaire qui l’a charmé par les vers ingénieux qu’elle met dans le Mercure ; lorsqu’il croit les Muses attristées parcequ’il a perdu ses tablettes ; lorsqu’il se déclare malgré lui pour l’Auteur de la piece nouvelle ; sur-tout lorsqu’il seche dans l’impatience d’apprendre le succès de son ouvrage. […] Le dernier est fier d’un avantage qu’il possede réellement, & qu’il met au-dessus de tout ; les premiers, d’un avantage qu’ils croient posséder, & qui leur fait tout oser : l’un le soutient avec une fierté noble qui lui sied ; les autres, avec une impertinence qui ajoute un ridicule à leurs prétentions. […] Croyez... […] Si, comme je l’ai dit, il est contraint, pour vivre, à s’unir avec la fille d’un roturier, il croira que son alliance vaut les biens que sa future doit lui apporter, & loin de dérober à tous les yeux son pere, parcequ’il a un mauvais habit, il le croira assez paré de ses titres, sur-tout pour paroître devant de petits bourgeois. […] Comme il a épousé en secret Elise, il croit que son mariage n’est plus caché, & le découvre lui-même, après le quiproquo le plus plaisant.

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