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102. (1885) Études sur la vie et les œuvres de Molière pp. -461

Le peuple, à son bon sens, décerna la puissance. […] Elle se perd en des complications qui ne sont pas de notre esprit net et lucide, et qui étaient encore bien moins du génie de Molière, le génie de la vérité et du bon sens. […] L’esprit excessif, qui domine le comique en Italie, et qui le pousse à toutes sortes d’écarts de bon sens et de goût, vous expliquera, vous justifiera d’autres détails. […] Sa déférence pour les conseils de Boileau, son obéissance soumise aux leçons de ce maître du bon sens, sont une preuve que, loin de fuir les bons juges, il allait à eux de lui même. […] Le burlesque Dassoucy, qui vit cet air là, chaque fois qu’il lui lut ses poèmes, où Molière n’était pas attaqué, mais où le bon sens recevait mille outrages, pensa, comme ses pareils en sottise, que le grand homme était un orgueilleux.

103. (1772) De l’art de la comédie. Livre second. De ses différents genres (1re éd.) [graphies originales] « CHAPITRE XLIII. Du But Moral. Philosophie de Regnard comparée à celle de Moliere. » pp. 504-548

La rime n’est pas riche, & le style en est vieux ; Mais ne voyez-vous pas que cela vaut bien mieux Que ces colifichets dont le bon sens murmure, Et que la passion parle là toute pure :   « Si le Roi m’avoit donné, &c.

104. (1863) Histoire de la vie et des ouvrages de Molière pp. -252

Chapelain par la main : “Monsieur, lui dis-je, nous approuvions, vous et moi, toutes les sottises qui viennent d’être critiquées si finement et avec tant de bon sens ; mais, pour me servir de ce que saint Rémy dit à Clovis, il nous faudra brûler ce que nous avons adoré et adorer ce que nous avons brûlé.” […] On connaît le mot plein d’adresse et de bon sens de Belloc, poète agréable de salon, qui, entendant un de leurs confrères, les valets de chambre de service, refuser de faire le lit du Roi avec Molière, dit à ce dernier : « Monsieur de Molière, voulez-vous bien que j’aie l’honneur de faire le lit du Roi avec vous ?  […] À qui espérait-il donc faire croire que notre premier comique se plût à entretenir d’aussi longues liaisons avec un vrai squelette privé du commun bon sens ? […] « Rien, disait-il, n’est plus contraire au bon sens. […] Cette estimable servante n’était pas seulement utile à son maître par les soins qu’elle lui prodiguait, elle lui rendait encore plus d’un service par ses avis sur les productions qui étaient de la compétence de son bon sens et de son naturel.

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