D’ailleurs, pourra-t-on se dispenser de rendre le même hommage à Corneille et à Racine ? […] Molière avait alors trente-six ans, Thomas Corneille trente-deux et le grand Corneille cinquante-deux. […] Tout d’abord, la troupe joua Nicomède, de Corneille ; le succès fut modéré. […] Il doit moins que Corneille, sans doute, aux Espagnols, mais Calderon et Lope auraient certainement encore le droit de réclamer leur dette. […] C’est ainsi que nous ferions volontiers un républicain de La Fontaine, le fabuliste, et un conventionnel du grand Corneille.
150 Il eut en vue Thomas Corneille, qui, après avoir porté long-temps le nom de Corneille le jeune, se fit appeler dans la suite Corneille de l’Isle.
Ôtez cela à Molière, continuait-il, je ne lui connais point de supérieur pour l’esprit et le naturel ; ce grand homme l’emporte de beaucoup sur Corneille, sur Racine et sur moi ; car, ajoutait-il en riant, il faut bien que je me mette de la partie ».