L’arrestation de Fouquet eut lieu dix-sept jours après la fête célébrée qu’il donna à Vaux. […] Louis XIV commanda des divertissements nouveaux vers la fin de 1666 ; la mort de sa mère, arrivée au commencement de cette année, avait suspendu jusque-là toutes les fêtes. […] Molière se hâta de mettre dans l’ombre Mélicerte et la pastorale comique aussi tôt que les fêtes de la cour furent terminées. […] Il est probable que Molière n’a pas eu le temps d’achever en vers cette pièce ordonnée pour les fêtes de la cour, et que pourtant il avait commencé à l’écrire de cette façon. […] Nous avons remarqué dans les Fêtes du Cours une intrigue de bal masqué conduite avec beaucoup de charme et de naturel.
En vain, pour te venger, l’arbitre de l’Europe, Louis devant sa cour t’admirait hautement, D’un public égaré cassait le jugement, Vainqueur, se reposait du bruit de ses conquêtes Aux accents de ta muse invitée à ses fêtes, Et faisait, glorieux de s’égaler à toi, Du fils d’un tapissier le commensal d’un roi. […] La foule que transporte un zèle enthousiaste, Avec des chants de fête, aux rayons d’un soleil Orgueilleux d’éclairer ce pompeux appareil, Inaugure le temple où ta gloire repose Dans la solennité de son apothéose.
Quant aux autres types, il serait difficile de désigner les noms véritables des acteurs qu’on voulut copier dans cette fête royale ; quelques-uns des noms que l’on cite, Colas, maître Philippes, n’ont point une physionomie italienne, et sans doute ces personnages n’avaient appartenu qu’accidentellement à la comédie de l’art. […] Les Fêtes théâtrales, dans lesquelles tous les genres se confondaient, remplacèrent et la comédie et la pastorale, et l’opera musicale proprement dit, et même l’ancien mystère ou tragédie sacrée.
Quelle imagination n’a été frappée du récit de ces fêtes somptueuses et magiques où le jeune roi n’était pas simple spectateur et qu’il embellissait par son grand air, sa bonne grâce, et sa galanterie ! […] L’inclination naturelle de la reine la portait à la galanterie ; elle aimait les fêtes propres à l’exalter.
Molière devenu nécessaire au roi pour mes fêtes de Versailles et du Louvre, poète de tous les divertissements de la cour, était absous d’avance de toutes les libertés qu’il prenait avec le public. Le 1er juin 1663, jour où La Critique de l’École des femmes fut jouée à Paris, n’était pas loin du 14 octobre, jour de la grande fête projetée pour Versailles, et où devait être joué L’Impromptu de Versailles, pièce où les marquis sont l’objet du plus sanglant outrage et du plus direct qu’on puisse imaginer.
Son front, où brillait cependant la majesté d’un dieu, portait une couronne de rubis cachés dans les fleurs, et si jeune, il avait déjà la teinte rubiconde des buveurs. » À sa suite heureuse, il entraînait les grâces, les élégances, les beautés, les jeux et les fêtes, mêlés aux plus douces odeurs. — Voilà un des tyrans de la jeunesse, et prenez garde, il enchante l’esprit pour le corrompre. […] Entrez à cette fête heureuse des yeux enchantés et des oreilles charmées, vous n’entendrez parler que de l’amour, vous n’avez sous les yeux que des faces amoureuses et tout au moins des galanteries à brûle-pourpoint ! […] Le beau remède, en effet, aux fêtes de l’amour et aux charmantes folies de la jeunesse, que de se mettre à se moquer et à rire. […] Lui-même, il l’avoue, et il raconte qu’au sortir de ces fêtes de dommage, il rentrait dans sa maison, plus disposé à aimer l’argent, l’ambition, la luxure, qu’il ne l’était au moment d’en sortir, — « Eh ! […] Il était — après madame de La Vallière — le plus bel ornement de ces fêtes brillantes qu’admirait l’Europe entière.
Mais diverses circonstances empêchèrent le marquis de donner sa fête aussitôt qu’il l’aurait voulu. […] Ce fut seulement après le retour du Roi que Sourdéac donna sa superbe fête en Normandie, au mois de novembre 1660. […] Le Roi y recevait en grand appareil le Légat qu’il avait déjà reçu incognito le 3 juillet, et voulait lui offrir un échantillon des Fêtes de Versailles. […] C’était un dimanche, et la veille de la fête du Roi. […] Les fêtes recommençaient et, le 29, sur un ordre de M. le Prince, la troupe de Monsieur partit pour donner une représentation au Raincy, chez la princesse Palatine.
Ce sont là ses grandes fêtes. […] Tu étais écouté naguère, tu étais suivi, tu étais une fête, un enseignement, un conseil, et la foule attendait ton indication avant de poursuivre son chemin. […] Il avait l’ordre du roi ; aussitôt son théâtre s’illumine, sa troupe est sous les armes, tout Paris, dans ses plus beaux ajustements, accourt à cette fête sans égale parmi les batailles suprêmes de la comédie. […] C’est un des privilèges de la comédie de Molière d’être attendue impatiemment, toutes les fois qu’elle est annoncée, et pas une fête ne se peut comparer à cette fête pour les vieux Parisiens. […] On ne fait pas un paysage, on ne fait pas un journal avec un éclair ; l’éloquence, au milieu de nos grands papiers, ressemblerait à cette dame patricienne obligée, un jour de fête, de danser avec des affranchis.
le marchand qui donne obscurément des fêtes magnifiques à Élamire. […] Comme le mariage, il a ses fêtes ; il a ses anniversaires ; il a ses deuils ; il a ses billets d’enterrement. — On a vu, de nos jours, un homme d’un grand esprit à qui la mort charitable enlevait sa maîtresse, mariée à un autre homme, et qui faisait imprimer le billet que voici : « Monsieur Myrtil a l’honneur de vous faire part de la perte douloureuse qu’il vient de faire en la personne de madame Agnès, et vous prie d’assister… » etc. […] Ce fut le 18 avril 1844 que mademoiselle Mars se montra, pour la dernière fois, à ce public, dont elle était encore (après tant d’années) la fête la plus sérieuse et la plus charmante. […] Quelle fête c’était à la voir dans ce double événement, et quelle fête c’était de l’entendre ! […] Elle vivait par le théâtre et pour le théâtre, et elle ne pouvait pas se consoler de n’être plus la fête de l’esprit, la fête des yeux et du cœur.
Entendre un philosophe parler littérature est l’un des plus grands plaisirs de l’esprit que je connaisse, et c’est une fête que vous m’avez donnée à Sainte-Barbe, pendant un an, toutes les semaines, à votre conférence du mercredi, lorsque je préparais mes examens de licence.
Sa disgrâce ; fêtes de Vaux. […] Psyché, composée pour les fêtes du carnaval. […] La chaleur de la saison et les fêtes du mariage de Louis XIV et de Marie-Thérèse, célébré à Fontarabie le 3 juin 1660, fêtes qui forcèrent toute la cour à se rendre dans le midi de la France, ne purent rien contre l’empressement du public. […] au milieu d’une fête qu’il vous donne ? […] et vous voilà éveillée et ornée comme si vous alliez à une fête.
La Poète Comique s’avisa donc de faire des vers dans le goût de ceux de Benserade*, à la louange du Roi qui représentait Neptune dans une fête, et qu’il plaça à la fin du Prologue des Amants Magnifiques. […] Fouquet* engagea Molière à composer cette Comédie pour la fameuse Fête qu’il donna, au Roi, et à la Reine Mère56, dans sa maison de Vaux, aujourd’hui appelée Villars. […] Le peu de succès de cette Pièce, ainsi que de celle de Mélicerte, ne fit pas jouer un rôle bien brillant à Molière dans cette Fête. […] Ces fêtes offrirent, pendant sept jours, tout ce que la magnificence et le bon goût du Prince, le génie et les talents de ceux qui le servaient, pouvaient enfanter de plus merveilleux et de plus varié. […] Le Roi, en écoutant les trois premiers Actes de cette Comédie aux Fêtes de Versailles, ne se rappelait point la part qu’il avait à cette Scène ; Molière l’en fit ressouvenir, et ne lui déplut pas.
Fêtes de Versailles, en 1664. […] Fête de Versailles, an 1668.
Un jour, tout ce monde heureux, charmant, épanoui, qui ne savait pas comment était fait le nuage, accepta l’invitation du surintendant Fouquet d’accompagner, dans sa maison de Vaux, Louis XIV… qui s’était invité lui-même ; et pensez donc à la fête, au voyage, au contentement de toute cette jeunesse ! […] À Molière il avait commandé tout un spectacle et lui avait donné quinze jours, pas une heure de plus, pour que rien ne manquât à ces fêtes de l’esprit ! […] quelle fête Le Bourgeois gentilhomme ! […] La reine ingénue, et repentante de ces danses et de ces fêtes, mademoiselle de La Vallière, enfin touchée, et comprenant la vanité de ces désordres et de ces scandales, y renonça, et s’en fut prendre le voile à Chaillot, sous la parole ardente de Bossuet.
Ses goûts s’annoncèrent dès son enfance ; il parlait à peine, qu’il chantait déjà : sa vie ne fut, pour ainsi dire, qu’une longue fête ; parvenu à son dix-septième lustre, il tirait encore des sons mélodieux de sa lyre octogénaire ; enfin, les Muses avaient présidé à sa naissance, et les Muses ont reçu son dernier soupir. […] Qu’est devenue cette joie vive et franche qui charmait leurs loisirs et embellissait leurs fêtes ?
Au reste, la fête, pour n’avoir été que la fête de la commune et des arts, n’en a pas moins eu un caractère de grandeur ; et, comme tout ce qui porte ce cachet, elle a vivement impressionné la population- Avant toutes choses, constatons ici la sollicitude du conseil municipal à doter la ville de Paris de monuments qui, dans son intention, doivent orner la capitale de la France eu même temps qu’ils encouragent les arts.
Il faut, pour que les fêtes renaissent, attendre que Henri IV ait terminé les guerres civiles, qu’il soit affermi sur son trône, et maître de sa capitale. […] Elle fut presque couronnée à Rome : son portrait fut placé entre ceux de Pétrarque et du Tasse, dans une fête que lui donna un de ses plus fervents admirateurs, le cardinal Aldobrandini.
Il porte plainte chez un Sénateur ; mais celui-ci, trop occupé d’une fête qu’il veut donner, n’a pas le temps de l’écouter.
Le Roi donna lui-même le sujet : il voulut que deux Princes rivaux se disputassent, par des fêtes galantes, le cœur d’une Princesse.
Il prévient, il s’offre, il se fait fête, il faut l’admettre. » Avez-vous entendu ? […] Molière et sa troupe étaient de ces fêtes, pour lesquelles il avait dû composer sa comédie-ballet de la Princesse d’Élide et des milliers de petits vers galants, devises de paladins, etc. […] Celui qui a raconté les fêtes n’a écrit, à ce propos, qu’une pauvre phrase, plate et banale à dessein : « La pièce, dit-il, fut trouvée fort divertissante. » Loret, trop pauvre diable pour être de ces fêtes royales, ne figurait point parmi les invités ; c’est dommage : il nous eût certaine ment bien renseignés. […] Le roi préparait de grandes fêtes pour le carnaval de 1667, et il avait besoin de lui. […] Mais il était à bout d’efforts ; ces fêtes, où il avait tant payé de sa personne, venaient à peine de finir, qu’il se mit au lit et n’en sortit presque plus pendant près de cinq mois.
Avertissement du commentateur [Relation de la fête de Versailles] La comédie de George Dandin fit partie des divertissements dont se composa la fête magnifique donnée, à Versailles, par Louis XIV, le 18 juillet 1668, après la conquête de la Franche-Comté, et la paix d’Aix-la-Chapelle. […] Louis XIV, pour dédommager sa cour de la privation qu’elle avait éprouvée pendant son absence, et en même temps pour célébrer les succès que venaient d’obtenir ses armes et ses négociations, voulut qu’une fête magnifique fût donnée, le 18 juillet, dans les jardins de Versailles. […] Notice historique et littéraire sur Les Amants magnifiques Dans l’avant-propos qui précède la comédie des Amants magnifiques, on lit ces mots : « Sa Majesté a choisi pour sujet deux princes rivaux qui, dans le champêtre séjour de la vallée de Tempé, où l’on doit célébrer la fête des Jeux Pythiens, régalent à l’envie une jeune princesse et sa mère, de toutes les galanteries dont ils se peuvent aviser. » Ainsi, Louis XIV qui, jusque-là, s’était contenté de protéger, d’applaudir, de récompenser les ouvrages de Molière, cette fois s’associe au poète, et se met, pour ainsi dire, de moitié avec lui dans la composition d’une comédie.
Cette pièce des Fâcheux fut arrangée à la hâte pour la célèbre fête de Vaux, donnée par Fouquet, à la veille de sa disgrâce, au mois d’août 1661, deux mois après l’École des Maris. […] Vers la fin de 1666, Louis XIV voulant donner à sa cour le grand divertissement du Ballet des Muses (arrangé par Benserade), Molière fut chargé, pour cette fête, de faire une comédie ; il se mit aussitôt à Mélicerte. […] Au mois de juillet suivant, pour une fête que le roi donnait à son retour de ses victoires de Franche Comté, il écrivit Georges Dandin. […] N’est-ce pas l’histoire de Molière lui-même, obligé de danser malgré ses chagrins, d’organiser des ballets et des fêtes pour le roi ? […] Allons, allons des fêtes !
D’où vient cette fête ? […] » et à lui seul il tenait tout le spectacle avec un bruit, un enthousiasme, une fête ! […] Il était une des fêtes de la Comédie, il était au rang des comédiens qui font rire. […] Encore une fois, on ne désigne ici personne ; mais voyez-vous dans son improvisation armée, ce bel esprit qui est le charme et la fête de l’œuvre imprimée en courant ? […] Elle s’éveillait au matin, souriant à son bien-aimé du sourire des anges ; à midi, rien ne manquait à cette fête de son cœur !