/ 200
15. (1835) Mémoire pour servir à l’histoire de la société polie en France « Chapitre XXXVII et dernier » pp. 442-475

Elle va chez lui, dit-elle, tous les jours, et les conversations sont d’une longueur à faire rêver tout le monde ». […] » Toutefois elle est ravie de ce que tout le monde loue le roi, et voudrait qu’il en rapportât la gloire à Dieu seul. […] Enfin tout le monde dit qu’il est adorable. […] À l’exemple de cette société, elle fit de la conversation et des correspondances épistolaires, le moyen d’exercer, de perfectionner, de tenir en haleine, d’exciter par l’émulation, les facultés que la nature a départies aux Français pour rendre la vie sociale, douce, heureuse, et faire envie à tout le monde civilisé. […] Enfin elle avait encore tant de charmes que tout le monde pensa qu’il était impossible que le roi la vit si souvent et dans une telle intimité sans en être passionnément amoureux.

16. (1725) Vie de l’auteur (Les Œuvres de Monsieur de Molière) [graphies originales] pp. 8-116

On fit appercevoir Moliere que le grand soin qu’il avoit de plaire au public lui ôtoit celui d’examiner la conduite de sa femme & que pendant qu’il travailloit à divertir tout le monde, tout le monde cherchoit à la divertir. […] On va la voir en foule ; tout le monde l’admire ; tout le monde en est surpris ; & peu de personnes pouvoient deviner l’artifice de cet instrument. […] Moliere, disoit-il à tout le monde, me lit ce soir une Comedie : voulez vous en être ? […] Les Comediens firent aussi-tôt éteindre les lumieres, & rendre l’argent à tout le monde. […] Faut-il le prodiguer cet agrément indifferemment à tout le monde ?

/ 200