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129. (1725) Vie de l’auteur (Les Œuvres de Monsieur de Molière) [graphies originales] pp. 8-116

Il fut donc reçu aux études & aux conversations que Gassendi conduisoit avec les personnes que je viens de nommer. […] La Troupe passa en Languedoc, où Moliere fut reçu très favorablement de Monsieur le Prince de Conti alors Gouverneur de cette Province & Vice-Roi de Catalogne. […] Ce compliment dont on ne raporte ici que la substance fut favorablement reçu aussi bien que la petite Comedie du Docteur amoureux. […] Le petit homme, qui ne savoit auquel entendre pour recevoir les caresses qu’on lui faisoit, promit à cette Comedienne qu’il iroit chez elle. […] Toute la Cour trouva ces vers très-beaux, & tout d’une voix les donna à Benserade, qui ne fit point de façon d’en recevoir les complimens, sans neanmoins se livrer trop imprudemment.

130. (1900) Molière pp. -283

Il s’agit du Malade qu’on reçoit docteur, et à qui les assistants souhaitent une longue série de fléaux pour qu’il puisse gagner sa vie et prospérer. […] Eh bien, la Comédie elle-même, quelques libertés qu’elle eût de ce temps, — elle en avait d’immenses qu’elle a perdues depuis, — la Comédie n’a pas suffi à recevoir tout l’emportement de sa fièvre bouffonne. […] En effet, le bourgeois gentilhomme, qui se fait recevoir mamamouchi ; M. de Pourceaugnac poursuivi par des apothicaires, croyant toutes les bourdes qu’on lui vient conter, et fuyant tout effrayé cette ville de Paris comme un lieu de brigandage où l’on est exposé aux mensonges les plus assassins ; le malade imaginaire qui se fait recevoir docteur, tout cela a été défini « outré » ! […] NAPOLÉON Mes académies ne recevaient point dans leur sein des folliculaires. […] » Les jeunes filles reçoivent de lui des compliments épais.

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