Car comme la fausse dévotion tient en beaucoup de choses de la vraie ; comme la fausse et la vraie ont je ne sais combien d’actions qui leur sont communes ; comme les dehors de l’une et de l’autre sont presque tout semblables, il est non seulement aisé, mais d’une suite presque nécessaire, que la même raillerie qui attaque l’une intéresse l’autre, et que les traits dont on peint celle-ci défigurent celle-là, à moins qu’on n’y apporte toutes les précautions d’une charité prudente, exacte et bien intentionnée ; ce que le libertinage n’est pas en disposition de faire. […] Je reviens à La Bruyère, et je me demande ce qu’il aurait voulu : nécessairement une de ces deux choses, ou que Molière eût peint l’hypocrite des mêmes traits dont il l’a peint lui-même, ou qu’il eût renoncé à le mettre sur la scène.
On essaie le corps, il est à peindre ; le roi arrive.