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127. (1885) Études sur la vie et les œuvres de Molière pp. -461

Si, parmi tant d’œuvres admirées, il en est quelques-unes, où le sentiment humain éclate encore mieux qu’ailleurs et sur lesquelles il semble qu’on entende retentir « ce rire amer », véritable accent de l’humaine comédie, dont parlait Boileau, après avoir écouté Molière dans certaines parties du Misanthrope, c’est que, pour ces œuvres supérieures aux autres, parce qu’il y laissa plus de lui-même, l’amour, avec ses dépits, ses douleurs et ses désespoirs, l’inspirait. […] — posa pour l’amoureux insatiable, l’enleveur du genre humain ; celui-là, pour l’athéisme ; cet autre enfin, pour les parties plus frivoles, l’art de ne pas payer ses dettes, par exemple, dont la scène de M. […] Après L’Avare, œuvre trop profondément humaine pour n’être pas triste aussi. […] L’École des Femmes est la première comédie vraiment humaine que Molière ait faite, la première qui lui soit vraiment sortie du cœur. […] Les types, notamment celui d’Arnolphe, y sont même d’une telle force d’observations condensées, que, sans sortir jamais des conditions de la vérité la mieux saisie, ils dépassent parfois les proportions du cadre humain.

128. (1697) Poquelin (Dictionnaire historique, 1re éd.) [graphies originales] pp. 870-873

Joignons à ces vers Latins cette épitaphe Françoisee : Cy git qui parut sur la Scene Le singe de la vie humaine, Qui n’aura jamais son égal, Qui voulant de la Mort, ainsi que de la Vie, Estre l’imitateur dans une Comedie, Pour trop bien reüssir, y reüssit fort mal ; Car la Mort en estant ravie, Trouva si belle la copie, Qu’elle en fit un original.

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