Je ne vous aurois pas cru si-tôt de retour. […] Je crois le voir dans son cabinet suant sang & eau, & tiraillant cette pauvre scene par les cheveux. […] Lorsque nous avons cru nous aimer l’un & l’autre, Nous nous sommes trompés. . . . . . . […] — Je ne vous le cache pas, poursuivit le plaisant ; mais M. le Maréchal a de la peine à le croire. — Eh ! […] — Très sérieusement ; personne ne l’ignore. — Eh bien, Monsieur, me croirez-vous une autre fois ?
C’est Molière lui-même qui le dit, et il faut bien l’en croire ; mais une telle vitesse tient du prodige. […] Ces deux circonstances établissent une possession que j’ai cru devoir respecter. […] Comment croire que de Visé eût composé une longue apologie du Misanthrope, sans s’assurer qu’elle serait agréable à Molière ? […] Je suis sûr d’avoir prouvé qu’elle n’a aucun fondement : je suis également sûr qu’on ne discontinuera pas d’y croire et de la répéter. […] On a des raisons de croire que l’auteur de ce ballet, Benserade, voyait déjà Molière d’un œil jaloux et malveillant ; mais, plus fin courtisan qu’habile poète, il crut devoir flatter, dans le rival qui lui faisait ombrage, l’homme qui savait amuser son maître et punir ses ennemis.