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56. (1886) Molière : nouvelles controverses sur sa vie et sa famille pp. -131

Veut-on apprécier à sa juste valeur cette jolie scène du Bourgeois gentilhomme (la neuvième du troisième acte) où Cléante, après avoir stigmatisé les torts et les défauts de Lucile, prend tout à coup sa défense en entendant Covielle abonder dans son sens, croit-on qu’il soit indifférent de connaître la brouille qui existait alors entre Molière et sa femme et les discussions du poète avec son ami Chapelle, qui s’appliquait à envenimer la plaie, en dénigrant celle que le mari irrité, mais toujours épris, se. sentait malgré lui conduit à défendre ? […] Je fais ici allusion à la célèbre conversation dans le jardin d’Auteuil, entre Chapelle et son illustre ami, la page la plus étonnante du livre, la plus impossible à expliquer si l’on n’y veut voir qu’un simple artifice de narration, imaginé par l’auteur pour varier la forme du récit. […] Les commissaires délégués par la section de Molière et La Fontaine étaient un architecte nommé Moreau et le citoyen Fleury, chapelain et desservant de la chapelle Saint-Joseph, rue Montmartre. […] Le fils du tapissier Pocquelin y tenait beaucoup ; il le prend dans divers actes notariés, notamment dans son contrat de mariage et dans la déclaration d’origine de deniers que fit à son profit le mathématicien Rohault par acte du 31 août 1668 ; La Grange le lui donne toujours, et Chapelle aussi dans les adresses de ses lettres à son ami.

57. (1867) La morale de Molière « CHAPITRE PREMIER. Part de la Morale dans la Comédie de Molière. » pp. 1-20

Il était mieux apprécié par Goldoni, qui fait dire à Chapelle : « Nous avons suivi tous deux ensemble les leçons de Gassendi.

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