Moi, répond-elle avec le dépit du bon sens, … Je ne vois rien de plus insupportable, Et je préférerais le plus simple entretien À tous les contes bleus de ces diseurs de rien. […] Le bon sens qui inspire celle-ci la guidera dans toute sa vie. […] Le refus d’Henriette marque son bon sens ordinaire ; elle sait que la gêne dans un ménage, même le mieux assorti, engendre tôt ou tard la mauvaise humeur.
Impossible d’exposer avec plus d’esprit les objections ; impossible d’y répondre avec plus de bon sens. […] Je n’ai pas l’intention d’analyser ce petit chef-d’œuvre, qui, dans ses vingt pages, nous en dit plus que les plus gros livres sur la société polie de ce temps, — comme aussi sur l’art du théâtre ; car Molière y a mis son esthétique, marquée au coin de son admirable bon sens. […] Mais elle a, par-dessus toutes choses, cette adorable qualité française, le bon sens ; et elle l’emploie, Clitandre vous le dira, à paraître ignorer les choses qu’elle sait plutôt que d’en faire pédantesquement parade. […] Il se fierait, pour que cela ne passât pas les bornes, à ce bon sens de race que je rappelais à l’occasion d’Henriette, à ce sens exquis de la mesure et du goût, qui est inné chez nos Françaises, et, aussi, à cette galanterie respectueuse, la galanterie du galant homme, qui ne se perd chez nous qu’à cause justement de la séparation des sexes, cette séparation contraignant l’homme à se gâcher l’esprit et le cœur dans la société des filles de plaisir. — J’ai pu, pour ma part, m’assurer plus d’une fois que cette forte éducation, cette liberté des jeunes filles anglo-saxonnes, savent en faire des créatures admirablement loyales, point du tout pédantes, nullement dénuées de charme féminin ; et je me suis pris à penser que nos jeunes filles françaises y puiseraient très probablement des qualités inattendues, propres à ranimer ces choses qui vont disparaissant : la conversation dans le salon, le conseil au foyer.