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141. (1853) Histoire de la littérature dramatique. Tome II « Chapitre V. Comment finissent les comédiennes » pp. 216-393

Au reste, Lesage avouait, tout haut, ces piquantes esquisses, dans lesquelles il se retrouvait tout entier. […] Je veux le croire pieusement ; je t’avouerai toutefois qu’il ne me plaît point. […] Avouez que ces deux dames abusent étrangement de l’abnégation de madame Lucinde ! […] Toujours des robes de chambre, dit-il ; il faut avouer que ces dames nous aiment en déshabillé ! […] Voilà ce que ces dames s’avouaient tout bas, en avisant au moyen de châtier Don Juan puisque Don Quichotte était incorrigible.

142. (1824) Notice sur le Tartuffe pp. 91-146

L’auteur inconnu de cette diatribe met en scène Laurent, valet de Tartuffe, qui n’est nommé qu’une fois dans la pièce de Molière, mais qui n’y paraît point ; et dans un tête-à-tête avec Lise, suivante de la maison, il travestit grossièrement la fameuse scène où l’hypocrite ose avouer à Elmire sa criminelle passion. […] « Certes il faut avouer que Molière est lui-même un tartufe achevé et un véritable hypocrite. […] S’il veut lui prouver que Il est avec le ciel des accommodements, et que rien ne se concilie mieux que les plaisirs des sens et les béatitudes célestes, ne doit-il pas s’exprimer en langage pieux, à peine d’être inconséquent et de s’avouer lui-même le plus vil de tous les hommes ?

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