/ 199
112. (1835) Mémoire pour servir à l’histoire de la société polie en France « Chapitre XXVIII » pp. 305-318

Il est évident par le travail de cette comédie qu’elle n’a été ni inspirée par le spectacle de la société, ni avouée par l’art.

113. (1802) Études sur Molière pp. -355

Le faux Fédéric a déjà vingt ans, quand son père s’avise d’avoir des remords, qu’il n’écoute pas longtemps, grâce à son avarice et aux conseils de son valet Brighel ; ce Brighel est aussi le confident de Diane, elle lui avoue que, sous le nom de sa sœur Beatrix, elle a épousé secrètement Flaminio, amant de cette même sœur. […] La femme saisit vite l’occasion de se venger, indique son mari, avertit qu’il faut le battre pour le faire convenir de son savoir ; il nie, est rossé, avoue qu’il est un grand homme ; paraît devant la princesse, risque mille singeries, et les efforts que fait la malade pour rire la débarrassent de l’arête. […] j’ai beau chercher dans son ouvrage la moindre connaissance de l’art dramatique, je suis forcé de lui avouer que je ne le crois pas appelé au théâtre ; je tremble de l’affliger : point du tout ; mon jugement ne lui cause aucune émotion ; il me présente avec confiance plusieurs numéros d’un journal auquel il fournit les articles spectacles. […] Un fils de Pantalon vole un étui d’or sur la toilette de sa belle-mère, l’on accuse Arlequin, on le menace de le faire pendre, s’il n’avoue son larcin ; il se met à genoux, et déclare une infinité de vols dont on ne l’avait pas soupçonné. […] certes le détour est d’esprit, je l’avoue, Ce subtil faux-fuyant mérite qu’on le loue, Et dans tous les romans où j’ai jeté les yeux, Je n’ai rien rencontré de plus ingénieux.

/ 199