Je regrette cependant une petite scene de Moliere, & je suis bien surpris que Corneille ne s’en soit pas emparé. […] Il me semble que cette scene, embellie des charmes de la versification comme toutes les autres, auroit pu figurer avec grace dans la piece de Corneille. […] Il est encore très singulier que Moliere, Corneille, la plus grande partie des Auteurs qui ont traité le sujet dont il est question, aient fait mettre le valet de Don Juan à table avec son maître, sans adoucir l’invraisemblance qu’il y a dans une pareille conduite.
Nous glisserons légèrement sur la tragédie-ballet de Psyché, destiné à embellir le carnaval de 1671, et que Molière composa en collaboration avec Quinault et le grand Corneille. […] Corneille avait soixante-cinq ans lorsqu’il écrivit ces tendres vers. […] La plupart des auteurs qui ne vivaient pas dans la familiarité de la cour étaient pauvres et fort mal vêtus 5 le génie même de Corneille ne sauva pas de la misère l’auteur de tant de chefs-d’œuvre. Ne sait-on pas qu’un chaussetier, assis devant sa boutique et voyant Corneille passer, lui dit un jour sans le connaître : Mon brave homme, vous avez un bas troué, voulez-vous que je vous le raccommode ? […] Nous ne leur contestons pas celte supériorité sur Corneille.