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170. (1840) Le foyer du Théâtre-Français : Molière, Dancourt, I pp. 3-112

Molière, dans son Don Garcie de Navarre, avait déjà tracé une peinture de la jalousie, mais de la jalousie sérieuse dont les emportements, malgré la cause insuffisante qui les fait naître, n’ont rien de comique ; il ne tarda pas à comprendre le côté ridicule de celte aveugle frénésie ; jaloux lui-même, il eut toujours quelque sympathie pour ce désordre de l’esprit, et, dans le rôle d’Arnolphe, personnage qui ne devait exciter que le rire, il trouva presque moyen d’attendrir. […] Montfleury, par exemple, chargé des grands rôles, semblait avoir le diable au corps; il se démenait si fort qu’il se rompit dit-on, une veine, en s’abandonnant avec trop de rage aux fureurs d’Oreste ; telle fut, à ce que l’on prétend, la cause de sa mort; ce qui fit dire à l’auteur du Parnasse Réformé, que Montfleury était mort d’Andromaque. […] On cause du théâtre ; on loue quelques comédies de l’hôtel de Bourgogne ; on critique l’Ecole des Femmes, et surtout le jeu de Molière. […] Ce qui a été cause, au reste, de la fortune de Beaumarchais, c’est que la création de Figaro était toute politique, si nous pouvons nous exprimer ainsi.

171. (1867) La morale de Molière « CHAPITRE III. L’Honnête Homme. » pp. 42-64

Il a raison de s’indigner contre la vénalité de la justice ; mais il a tort et il devient ridicule, quand il en vient à vouloir perdre sa cause pour la beauté du fait 137.

172. (1867) La morale de Molière « CHAPITRE X. Du Père, de la Famille, de l’Etat. » pp. 193-216

C’est ce principe qui perpétua pendant tant de siècles la race judaïque à travers des vicissitudes incroyables ; c’est ce principe qui fut une des plus remarquables causes de la grandeur de Rome.

173. (1867) La morale de Molière « CHAPITRE XII. Réflexions Générales. » pp. 241-265

Le Médecin volant, le Portrait du Peintre, la Satire des Satires, les Mots à la mode, de Boursault, les Scènes de la Fille savante, de la Cause des Femmes, etc., des Italiens, ne sont que de détestables et graveleux pastiches de Molière, qui d’ailleurs, ne pouvant pas jouer uniquement son répertoire, prêtait son talent d’acteur aux plus mauvaises pièces, en sorte qu’un contemporain non assidu au théâtre attribuait tout à Molière.

174.

Racine plaide sa cause, et, pour être son propre avocat, il ne se pique ni d’être moins subtil que les gens du métier, ni d’être plus sincère. […] Robinet passe la pièce sous silence et pour cause. […] Et je n’eus pas assez de force sur moi-même pour retenir cette indignation que j’avais de l’affront que je recevais de Gélasire tout ensemble et de ma parente37… « Je ne sais ce que je ne dis point pour ma cause, et contre la Comédie, mais comme je me trouvais seule dans la douleur, au milieu d’une foule qui était toute en joie, et ravie du succès de la Comédie, j’eus recours à la ruse, et ayant gardé le silence avec assez de mortification, je m’en allai trouver deux ou trois personnes de ma connaissance particulière, avec qui j’étais très souvent et très familièrement. […] Il dédia cet ouvrage au duc de Newcastle, et dans sa préface, où il prend la défense de Ben Jonson, et qui fut une des causes de sa querelle avec Dryden, il dit qu’il avait entendu parler des Fâcheux avant d’écrire sa pièce, mais qu’il n’a lu cette comédie qu’après avoir fini la plus grande partie de la sienne. […] Les mêmes causes expliquent sa présence à Toulouse le 10 mai suivant ; puis on la perd de vue pendant les États.

175. (1867) La morale de Molière « CHAPITRE VII. De l’Amour. » pp. 121-144

Si quelquefois des circonstances romanesques concourent à cette rencontre, elles sont l’occasion, non la cause de l’amour.

176. (1802) Études sur Molière pp. -355

On part, on cause, la conversation tombe sur les divers systèmes des philosophes ; Chapelle est pour Gassendi, Molière est pour Descartes ; et chacun d’eux, afin de ranger le moine de son parti s’écriait : n’est-il pas vrai, mon révérend père ? […] L’Avare, la tête pleine du larcin qu’on lui a fait, croit que Lyconide est le voleur de son trésor, et qu’il le prie de lui en faire un dom ; d’un autre côté, Lyconide pense que l’affront fait à Phédrie est la cause du désespoir de son père. […] L’exposition. — Bonne, puisque le héros nous apprend, dans un court monologue, et ses chagrins et leur cause. […] Perrault avait son frère médecin ; et Toinette lui répondra poliment : la bonne cause est bonne . […] La comparaison n’est pas juste : Térence défendait sa propre cause, en tâchant d’amortir les coups que lui portait son ennemi ; Molière, plus généreux, plus philosophe, a voulu servir l’humanité, en démasquant des charlatans auxquels il n’avait jamais recours.

177. (1725) Vie de l’auteur (Les Œuvres de Monsieur de Molière) [graphies originales] pp. 8-116

Quand Moliere eut achevé ses études, il fut obligé, à cause du grand âge de son pere, d’exercer sa Charge pendant quelque temps ; & même il fit le voyage de Narbonne à la suite de Louis XIII. […] Moliere qui eut quelque honte de se sentir si peu de constance pour un malheur si peu à la mode, resista autant qu’il put ; mais comme il étoit alors dans une de ces plenitudes de cœur si connues par les gens qui ont aimé, il ceda à l’envie de se soulager & avoua de bonne foi à son ami que la maniere dont il étoit forcé d’en user avec sa femme, étoit la cause de l’accablement où il se trouvoit. […] Pour moi, lui dit-il, je vous avouë que si j’étois assez malheureux pour me trouver en pareil état & que je fusse fortement persuadé que la personne que j’aimerois accordât ses faveurs à d’autres, j’aurois tant de mépris pour elle qu’il me gueriroit infailliblement de ma passion : encore avez-vous une satisfaction que vous n’auriez pas si c’étoit une maîtresse, & la vengeance qui prend ordinairement la place de l’amour dans un cœur outragé, vous peut payer tous les chagrins que vous cause votre épouse, puisque vous n’avez qu’à la faire enfermer ; ce sera même un moïen assuré de vous mettre l’esprit en repos. […] Au contraire dans les commencemens, même dans la Province, il paroissoit mauvais Comedien à bien des gens ; peut-être à cause d’un hoquet ou tic de gorge qu’il avoit, & qui rendoit d’abord son jeu desagreable ; à ceux qui ne le connoissoient pas.

178. (1772) De l’art de la comédie. Livre premier. De ses différentes parties (1re éd.) [graphies originales] « CHAPITRE VII. De l’Exposition. » pp. 139-164

Valere a pris la peine de leur dire que sa mere étoit malade ; il a même poussé la politesse plus loin, il leur a exposé la cause de sa maladie.

179. (1772) De l’art de la comédie. Livre quatrième. Des imitateurs modernes (1re éd.) [graphies originales] « CHAPITRE XII. M. COLLÉ. » pp. 354-380

Dupuis feint d’être surpris de la joie que montre Desronais pour une charge : Mariane dit que ce n’en est pas là le sujet, & dévoile la véritable cause de ses transports.

180. (1769) Éloge de Molière pp. 1-35

C’est que les femmes font cause commune ; c’est qu’elles sont liées par un esprit de corps, par une espèce de confédération tacite, qui, comme les ligues secrètes dans un État, prouve peut-être la faiblesse du parti qui se croit obligé d’y avoir recours.

181. (1863) Molière et la comédie italienne « Chapitre XIII. Retour de Molière à Paris » pp. 225-264

Fabio reproche à Zucca d’être, par son indiscrétion, la cause du malheur qui lui arrive.

182. (1705) La vie de M. de Molière pp. 1-314

Quand Molière eut achevé ses études, il fut obligé, à cause du grand âge de son père, d’exercer sa Charge pendant quelque temps ; et même il fit le voyage de Narbonne à la suite de Louis XIII. […] Au contraire dans les commencements, même dans la Province, il paraissait mauvais Comédien à bien des gens ; peut-être à cause d’un hoquet ou tic de gorge qu’il avait, et qui rendait d’abord son jeu désagréable, à ceux qui ne le connaissaient pas. […] J’ai assez fait connaître que Molière n’avait pas toujours vécu en intelligence avec sa femme ; il n’est pas même nécessaire que j’entre dans de plus grands détails, pour en faire voir la cause.

183. (1886) Molière : nouvelles controverses sur sa vie et sa famille pp. -131

Je l’approuve d’avoir dit, en fort bons termes, que le culte ne doit pas aller jusqu’à la superstition, ni l’admiration jusqu’à l’intolérance, et que c’est mal servir la cause d’un grand écrivain que de lui sacrifier tous ceux qui, l’ayant sincèrement admiré, ne l’ont pas admiré sans mesure, tous ceux qui ont été grands aussi, mais dans un autre genre et d’une autre manière. […] Presque tous ceux qui ont parlé de cette affaire ont cru qu’elle se terminait la, et que, en fin de cause, elle avait mis en évidence la culpabilité de Guichard et procuré le triomphe de ses adversaires et de leurs témoins. […] Jules Loiseleur me met en cause avec une parfaite courtoisie.

184. (1852) Légendes françaises : Molière pp. 6-180

Et vous qui êtes cause de leur folie, sottes billevesées, pernicieux amusements des esprits oisifs, romans, vers, chansons, sonnets et sonnettes, puissiez-vous être à tous les diables !  […] Ce fut peut-être là la cause de ce grand sérieux qu’on remarquait en lui. […] Molière fut tout ce temps incommodé : l’excès du travail et le départ de Baron en avaient été cause.

185. (1772) De l’art de la comédie. Livre troisième. De l’imitation (1re éd.) [graphies originales] « CHAPITRE XVI. » pp. 294-322

Arlequin, rassuré, fait venir la fausse Tiennette, qui reconnoît Célio : Célio la reconnoît aussi ; mais ils n’osent rien dire à cause d’Arlequin qui s’en va un instant après, & leur laisse le temps de faire leur reconnoissance.

186. (1772) De l’art de la comédie. Livre troisième. De l’imitation (1re éd.) [graphies originales] « CHAPITRE XXV. » pp. 500-533

Le commun des hommes jouit des sentiments que la musique fait naître dans son cœur sans en rechercher les causes ; & le plaisir que les amateurs prennent à comparer le rapport des modes avec les situations qu’ils peignent par le son, ne vient qu’après coup ; c’est un plaisir réfléchi qui ne se fait sentir qu’en second.

187. (1868) Une représentation de M. de Pourceaugnac à Chambord. Examen de deux fragments inédits paraissant appartenir à l’œuvre de Molière (Revue contemporaine) pp. 700-722

III La comédie de M. de Pourceaugnac est défectueuse à partir du 2‌ e acte, et il ne serait nullement étonnant que la hâte apportée par Molière à remanier sa pièce ne fût la cause de ces défaillances1.

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